Les seigneurs de Bohen de Estelle Faye

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Auteur : Estelle Faye – Couverture : Marc Simonetti – Editions Critic – Parution : 02/03/2017 – 612 pages – Prix : 25  € – Genre : Fantasy

 

Quatrième de couverture :

Je vais vous raconter comment l’Empire est mort.

L’Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d’étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d’existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel.
J’évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers… Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte.
Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra.

Mon avis :

Ahhhh, la plume d’Estelle Faye….comment vous en parler ? Un éclat de givre fût un réel coup de cœur, je ne pouvais juste pas louper son nouveau roman pour adulte, Les seigneurs de Bohen, proposé dans le cadre du « mois de ». Et dès les premiers mots, je me suis retrouvée embarquée dans un grand voyage.

Le lecteur peut être un peu perdu au départ, mais c’est pour mieux se délecter des  différents récits, qui vont se rejoindre pour créer un tout cohérent. Chevalier errant, monstres variés, bonne sœur, mercenaires, métamorphes, sorcières…. on a droit à tout et j’adore ça ! Quel plaisir de rencontrer autant de bestioles en plus des humains et associés. Je n’ai pas envie de vous en dire plus car déjà l’histoire est très riche, il y a des rebondissements, des secrets. Je préfère que vous gardiez la surprise sur cette histoire qui vous tiendra en haleine jusqu’à la fin (avec peut-être un petit coup de mou vers les deux-tiers, mais vraiment tout petit). On ne sait jamais où l’auteur va nous emmener, d’ailleurs elle a gardé une fin assez ouverte, laissant place à la spéculation et à la réflexion. Sur le coups cette fin m’a d’ailleurs parue assez abrupte, après la richesse du récit.

On reconnaît la plume d’Estelle Faye par sa poésie, sa richesse. Mais aussi par les personnages qu’elle dépeint, un peu cassé, un peu fêlé et toujours passionnant à suivre.
Cette galerie de personnage est sans doute la plus grande richesse de cette histoire. L’auteur partage tout avec nous : leurs amours, leurs pensées, leurs états d’âme, leurs espérances… bien entendu, pour que ce soit passionnant, ces personnages n’ont rien d’anodin. Mon cœur balance entre Saint-Etoile, chevalier errant affublé d’une étrange compagnie, qui fût prédicateur dans l’une de ses nombreuses expérience passée et Maëve la morguenne, avide d’océan. Mon seul regret, ne pas savoir ce qu’ils vont devenir.

Pour conclure, je me suis régalée lors de cette lecture. La richesse du bestiaire, des histoires, des lieux, des personnages, liés d’une main de maître et avec délicatesse m’ont charmée et transportée sur d’autres rivages.  J’ai été triste de quitter cet univers, seul reproche que je ferai à l’auteur.

 

D’autres avis chez : Licorne, Blackwolf, Phooka, Dup, Celindanaé

 

Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent Del Socorro

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Auteur : Jean-Laurent Del Socorro –  Editions ActuSF – Parution : 06/03/15 – 288 pages – Prix : 18€ – Genre : fantasy, historique

 

Quatrième de couverture :

1596. Deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV, l’ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi. À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme. Les pions sont en place. Le mistral se lève. La pièce peut commencer.

 

Mon avis :

Des fois, on entend tellement de bien d’un livre qu’on est un peu inquiet en le commençant, trop d’attente peut tuer un livre. Ici il n’en fût rien, mes attentes ont été largement récompensées !

Pour une fois, je commencerai par parler de l’écriture de l’auteur. J’ai beaucoup aimé la narration au présent, qui dynamise le récit. Les chapitres sont courts et s’enchaînent avec un rythme enlevé. Cela changeait vraiment de mes dernières lectures, et avait comment un petit goût de fraîcheur très agréable.

Le cadre m’a également sorti de mes habitudes. L’histoire prend place pendant la république de Marseille et j’avoue que cette période historique m’était inconnue. J’ai vraiment apprécié ce cadre « réel » augmenté par un peu d’artefact de fantasy, avec les artbonniers et leur magie.  Le tout se mêle très bien et donne un fond passionnant pour une histoire pleine de combats, d’intrigues, de meurtres, de politiques, d’amour. L’auteur alterne entre les souvenirs et le présent, ce qui permet de découvrir individuellement l’histoire de chaque personnage, tout en gardant le suspense sur ce qui se passe à Marseille en 1596. Il arrive à nous tenir en haleine jusqu’à la fin, qui arrive bien trop rapidement.

Ces personnages plein de gouaille et de caractère sont également l’une des grandes richesses de ce roman. On va suivre leur histoire personnelle, puis, le lecteur va les voir s’entremêler afin de former une histoire riche en rencontres. Une mention spéciale pour Axelle, qui change de beaucoup d’héroïnes rencontrées lors de mes lectures. Cette mercenaire tente comme elle peut d’être une mère et une aubergiste, alors qu’elle n’aspire qu’à retourner au combat. J’aurai aimé en apprendre plus sur elle, comme pour la majorité des personnages. Je suis d’ailleurs ravie que l’auteur nous ai gratifiés d’une nouvelle sur Gabin. Elle est très touchante, juste parfaite.

Pour conclure, j’ai tardé à lire ce livre, alors ne faites pas comme moi, lisez-le dès à présent. Vous passerez un très bon moment, tout en apprenant plein de choses. En plus, c’est un one-shot, donc pas de suite à attendre ou de série interminable, quoi que … j’en redemande, moi !

 

« Le passé. On voudrait l’oublier mais lui ne nous oublie pas. On sait qu’on ne peut pas le changer, qu’il est trop tard et pourtant on espère qu’il s’effacera un jour. On comprend finalement que la seule façon de le supporter c’est de vivre avec lui. »

« C’est d’un ridicule ! C’est comme si je disais que notre bon pape était en réalité le chef d’une secte de riches commerçants et de familles de nobliaux qui s’élisent cardinaux entre eux pour manipuler les Rois d’Europe depuis le Vatican. « 

D’autres avis chez : Blackwolf, Sia, Xapur, Rose, LicorneLorkan, PtitetrolleLune, Dionysos, Bouddica, Lhisbei, Shaya, Julien

Fantasy n°2 thème 1  D

Le Chaos en marche, tome 1 : La voix du couteau de Patrick Ness

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Auteur :  Patrick Ness –  Traduction : Bruno Krebs  –  Editions Folio (SF) – Parution : 16/10/14 – 544 pages – Prix : 8.70 € – Genre : Science-fiction

 

Quatrième de couverture :

C’est l’année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d’hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants ont disparu. A Nouveau Monde, chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent en un brouhaha incessant, le Bruit. Nul ne peut échapper au Bruit, nulle part, jamais…

 

Mon avis :

Je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant ce livre. Certes, il m’avait été chaudement recommandé et j’avais déjà lu un livre de l’auteur (Quelques minutes après minuit), mais pas du tout dans le même registre. La quatrième de couverture est lapidaire, ce qui est aussi bien. Donc une grande surprise et une très bonne.

L’histoire commence assez banalement avec la journée de travail du jeune Todd Hewitt, dans une colonie établie il y a un peu plus de 20 ans sur une autre planète, Nouveau Monde. Les hommes sont passés des vaisseaux spatiaux à une agriculture de subsistance, jusqu’ici c’est plutôt classique. S’il n’y avait le bruit. Ce bruit perpétuel, issu des pensées des hommes, mais aussi des animaux. Todd vit dans un village sans femme, car on lui a dit que le virus du bruit les avait tuées. Une chose assénée avec tant d’autres. Mais Todd, malgré lui, va découvrir la vérité. Je n’ai pas envie de vous en dire plus, car la surprise est un facteur de plaisir pour moi lors de la lecture. Une histoire de survie va débuter, d’amitié, d’apprentissage de la vie. Devenir adulte n’a ni rien de simple ni d’amusant à Nouveau Monde.

Difficile d’appréhender ce bruit au départ, mais l’auteur trouve vraiment les mots justes et la typographie, qui permettent au lecteur de l’imaginer. La façon de parler des personnages permet également de se plonger dans l’ambiance de ce nouveau monde. Cette écriture particulière peut peut-être gêner le lecteur au départ, ce ne fût pas le cas pour moi. Elle m’a vraiment plongée dans la vie de Todd.

Todd est attachant comme personnage. Il se retrouve au milieu d’une histoire qui le dépasse, mais reste un « bon gars ». Il y a d’autres personnages très intéressants dont je vous laisse la surprise. Des vrais méchants, des fous de dieux qui font peur. Toute une panoplie bien utilisée, bien amenée.

Pour conclure, cette lecture s’est avérée surprenante et très prenante. Je suis ravie d’avoir débuté cette trilogie et j’ai hâte de découvrir les tomes suivants. L’histoire est originale, bien racontée, bien menée. En bref, je vous en conseille la lecture.

« Le Bruit, c’est du bruit. Ça craque et ça crépite et ça finit généralement par une grande purée de sons et de pensées et d’images, et la moitié du temps, impossible d’y comprendre quelque chose. L’esprit des hommes est rien qu’un fouillis et le Bruit, c’est comme la version active, respirante de ce fouillis. C’est ce qui est vrai et ce qui est cru et ce qui est imaginé et ce qui est rêvé, et ça dit une chose et son contraire total en même temps, et même si la vérité s’y trouve forcément, comment faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas quand vous captez tout, absolument tout ? Le Bruit, c’est un homme non filtré, et sans filtre, un homme, c’est rien qu’un chaos sur pattes. »

D’autres avis chez : Sia, Zina, Ptitetrolle, Blackwolf, Nanet, La tête dans les livres...

Thème 2 : un titre qui fait peur N

Afterparty de Daryl Gregory

 

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Auteur :  Daryl Gregory –  Traduction : Laurent PHILIBERT-CAILLAT –  Couverture : Aurélien Police – Editions Le Bélial – Parution : 22/09/16 – 416 pages – Prix : 22 € – Genre : Science-fiction

 

Quatrième de couverture :

Vous en voulez ? Vous en aurez ! Plus dingues les unes que les autres ! Car la smart drug révolution est en marche… Muni d’une imprimante chemjet et d’une connexion internet, n’importe quel petit malin en première année de chimie peut désormais synthétiser sa propre drogue et la produire à l’infini. Le résultat ne se fait guère attendre : il pleut des buvards chargés sur le monde ! Jusqu’à ce qu’apparaisse le Numineux, molécule qui décuple le sentiment du divin, enracine une foi inébranlable chez son consommateur tout en provoquant crises mystiques et hallucinations extrêmes — un produit aux mains d’une nouvelle église qui en fait son sacrement, répand sa bombe neurochimique à travers tout Toronto et pourrait bien lâcher sur le monde des légions de fanatiques… à moins que Lyda Rose, qui a contribué à l’élaboration du Numineux au sein de sa propre start-up, ne réagisse et ne se mette en quête des secrets de L’Église du Dieu Hologrammatique… Rien moins qu’un chemin de croix, en somme, dont la première des stations consistera à s’échapper de l’asile psychiatrique dans lequel elle est enfermée…

 

Mon avis :

J’avais déjà testé l’écriture de Daryl Gregory en lisant L’éducation de Stony Mayhall que j’avais adoré. Babelio m’a donné l’occasion de lire son dernier opus grâce à sa masse critique et je dois avouer que j’en suis plus que ravie. Je crois que je suis en train de devenir une grande fan de l’auteur !

Alors comment vous expliquer ça ? Déjà le sujet, enfin une partie : une drogue qui rend la présence de dieu tangible pour ceux qui la prenne ; sacrément bien trouvé ! Mais celle-ci ne serait rien sans une intrigue bien construite. L’héroïne Lyda, part à la recherche des personnes qui mettent cette drogue sur le marché. Cette même drogue qui l’a bousillée et lui a offert un ange gardien visible (pour elle) en continue. Pour cela, elle doit sortir de l’hôpital psychiatrique où elle est internée, trouver de l’aide (forcément elle n’a plus un sous, merci l’alcool et les produits).  Se mêlent enquête, road movie, amitiés déglinguées, pour notre plus grand plaisir de lecture.

Pour l’aider elle va faire appel à des amis aussi barrés qu’elle, entre Ollie ex-agent des services secrets paranoïaque sans ses médicaments, légume avec. Bobby qui pense que son âme est dans un petit coffre en plastique, qu’il trimballe autour de son cou….  Fous, mais qu’on a envie d’aimer, des personnages riches en émotion, en caractère.  Un mini freak show détonant. Et il y en a bien d’autres ! 

Daryl Gregory arrive à mêler tout ce petit monde et son sujet, qui peut prêter à polémique, avec une enquête palpitante. Tout est bien dosé, l’écriture est très agréable à lire, l’humour est bien présent. Un joyeux mélange qui fonctionne bien.

Pour conclure, Daryl Gregory nous livre une intrigue très bien menée, un sujet détonnant, des personnages fracassés, de l’humour, un pur moment de plaisir livresque ! Coups de cœur, à lire !

 

« C’était ça, le miracle de la révolution des smart-drugs bricolées. Tout lycéen doté d’une imprimante chemjet couplée à une connexion internet pouvait télécharger des recettes et imprimer de petites quantités de drogue. Les individus créatifs aimaient modifier les ingrédients pour les faire essayer à leurs amis. Tous les jours, des gens avalaient des buvards sans savoir ce qu’ils mâchaient. La moitié des patients du NAT n’étaient pas des accros mais des bêta-testeurs.« 

« On est entrés dans Toronto par la 401 en suivant le point brillant qu’était Gloria, l’étoile qui nous guidait. Bobby ne la voyait pas, naturellement. Le docteur était mon hallucination permanente personnelle, une onde stationnaire projetée par mon lobe temporal et entretenue par divers membres de mon parlement mental. »

 

 D’autres avis : Blackwolf

CITRIQ

Journal d’un marchand de rêves d’Anthelme Hauchecorne

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Auteur : Anthelme Hauchecorne  –  Edition : L’Atelier Mosesu  – Parution : 13/10/2016  – 600 pages – Prix :19  €- Genre :  fantastique

 

Quatrième de couverture :

J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais. Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m’éliminer, mais avec élégance. M’entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m’empêchent de tourner la page… La première est une fille. La seconde, une soif de vengeance. Je m’appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament…

 

Mon avis :

J’ai lu presque tous les romans d’Anthelme Hauchecorne (il me manque juste le premier), je ne pouvais donc pas rater ce tout nouveau livre ! Je découvre par la même occasion la maison d ‘édition L’atelier Mosesu et sa collection Pepper dirigée par Sophie Jomain.

Le premier contact avec le livre nous plonge carrément dans l’ambiance, la couverture est magnifique, sombre, mystérieuse. Les engrenages laissent présager un peu de mécanique, de rouages. Il y en aura en fait beaucoup. Deuxième pas dans cette histoire mystérieuse, les premières pages où l’on rencontre notre narrateur et héros Walter Krowley, qui prépare une éloge funèbre, pour une amie et peut-être finalement pour lui… Sacré introduction.

« Par où commencer ?

Peut-être par mon premier séjour en hôpital psychiatrique ?

Ce jour fatidique où j’ai compris que ma vie empruntait la mauvaise pente… »

Il va donc nous narrer ses mémoires…

Et là je dirai bien : je sèche.

En effet, il m’est bien difficile de parler de ce livre tant son atmosphère et son histoire sont spéciales ! Walter Krowley nous fait pénétrer à sa suite dans un monde qu’il ne peut visiter que quand il dort, Brumaire. Un monde étrange, un peu glauque, mais dont le champ des possibles est illimité. Un monde complexe aussi, on a du mal à appréhender ses lois, son fonctionnement. Mais un monde envoûtant, passionnant. Notre héros va y vivre des aventures étonnantes, rencontrer des personnages étranges. Mais ses journées ne seront pas vides et le récit de ses aventures diurnes s’ajoutent aux nocturnes pour nous donner une histoire certes alambiquée, mais passionnante.

Difficile, donc, de vous parler en quelques mots de Brumaire, de ses marais, de ses sables, de sa brume, de ses automates, de ses habitants… Difficile également de vous donner des indices sur l’histoire, il y sera question de survie, d’enquêtes, de drogues, d’inspiration, d’amour…

Il ne vous reste donc qu’une solution : le lire. 

Je pourrai bien entendu vous parler aussi de la plume d’Anthelme Hauchecorne, toujours poétique, précise et dans ce récit facile à lire.

Je pourrai vous parler des personnages, des Outlaws déglingués, des héroïnes fortes en mécanique, en cambriole et en bagarre, de Walter Krowley et de son passé qui le hante…

Mais j’ai juste envie de vous dire : faites-vous votre propre idée, laissez-vous envoûter, vous aussi, par Brumaire.