Auteur peu médiatisé – Les lectures de Mariejuliet

Cocaïne Girl de Angie Romain (OCDC 2014)

ID :

Auteur : Angie Romain – Edition Baudelaire – Parution : – 100 pages – Prix : 13,50€ – Genre : contemporain

Quatrième de couverture :

Que faire quand la vie nous impose une épreuve insurmontable? Ambre, elle, a choisi de se venger sur l’humanité tout entière et d’exploiter la matière humaine au grè de ses envies. Manipulatrice, détestable à souhait, jamais elle n’aurait pu imaginer que sa rencontre avec Renaud, jeune homme blond au minois d’ange, avait le pouvoir de briser le masque qu’elle porte depuis longtemps…

12/16  4/5

Mon ressenti :

Ce récit très court, est narré par Ambre. Ambre qui a perdu son frère Augustin il y a deux ans et qui tente de continuer à vivre. Elle présente sa vie, sa survie plutôt. Dans un processus d’autodestruction, elle rejette tout rapport trop proche avec les humains. L’intimité est réduite à sa plus « crue » expression, le sexe jetable. Drogue, alcool… son entourage va bien tenter quelques rapprochement, mais sans succès. La fin est sans appel, un terrible gâchis.

Aucun reproche à faire sur la plume de l’auteur. Elle trouve les mots justes et décrit très bien les situations. Par contre, je me suis interrogée sur le choix du sujet et de sa fin. Que cherche-t-elle à nous démontrer? Y-a-t’il un message cachée? Ou alors est-ce juste le récit d’une histoire sordide et triste à souhait?

Renaud est étonnant dans son acharnement à vouloir connaître et découvrir Ambre, un comportement entier qui rappelle ceux de l’adolescence. Ambre … on voudrait juste qu’elle accepte les mains tendues, ou que l’auteur propose une autre alternative.

Au final, un texte qui se lit très vite, très bien écrit, mais dont le sujet m’a donné envie de passer rapidement à autre chose. J’aimerais aussi pouvoir dire à des personnes dans l’état d’Ambre qu’on peut survivre et de ne pas choisir une fin aussi définitive.

Les chroniques du chat noir : Le lien de Ghislain Meurlay (OCDC 2014)

 

ID :

Auteur : Ghislain Meurlay  – Les Editions du Panthéon – Parution : 16/09/13– 128 pages – Prix : 12,80€ – Genre : policier

Quatrième de couverture :

Que feriez-vous si vous étiez un redoutable tueur en série ? Un tueur impitoyable, dont le seul nom fait froid dans le dos… Le Chat Noir. Que feriez-vous si votre dernière victime était le plus grand baron de la pègre ? Si nul n’était en mesure de vous dire où il est, ni qui il est ? Si c’était un « Fantôme » ? Et si la seule personne capable de l’identifier était un type bien, sans histoire ?

 Que feriez-vous, si vous étiez le plus grand baron de la pègre ? Un baron impitoyable, dont le seul nom fait froid dans le dos… Le Fantôme. Que feriez-vous si du jour au lendemain, vos hommes de mains se faisaient éliminer les uns après les autres, par un tueur en série ? Si vous étiez le plus grand baron de la pègre, insoupçonné et insoupçonnable ? Et si la seule personne capable de vous identifier était un con, un emmerdeur ?

Que feriez-vous si vous étiez ce con, cet emmerdeur… mais qu’au fond vous êtes ce type bien, sans trop d’histoires ? Si vous vous retrouviez dans une guerre qui vous dépasse largement ? Si dans cette guerre vos proches étaient traqués, éliminés ? Et si la seule chance qu’ils aient de rester en vie, impliquait inévitablement votre mort ?

 

 n°3

Mon ressenti :

La quatrième de couverture était assez intrigante. Mais je n’ai pas vraiment retrouvé les personnages présentés dans le livre. L’histoire commence avec le chat noir en pleine action, qui tue un dealer. Changement de scène, nous voilà avec le personnage soit disant banal, Ugo, à son travail. Les scènes vont ensuite rapidement s’enchaîner, mais de façon pas très réaliste. J’ai trouvé les enchaînements trop rapides, peu crédible. La fin expliquerait tout en ayant recourt au fantastique… mais qu’est-ce que cela apporte de plus?

L’auteur l’annonçait dans son avant propos, il avait souhaité écrire un récit rapide, qui se lise comme l’on regarde une série télé. Certes le livre se lit rapidement, mais il manque de cohérence et le lecteur peut avoir l’impression de lire le résumé d’un livre.

Les personnages présentés en quatrième de couverture présentaient un sacré caractère. Mais même si le méchant s’appelle bien le fantôme, le récit ne le rend pas effrayant. Quant au chat noir, il ne semble pas avoir le moindre problème à trouver le fantôme. Et ce « gars bien », il réagit de façon plutôt surprenante à toute cette histoire.

Au final, une écriture plutôt agréable, mais une histoire qui manque de cohérence.

De fil en aiguille de Lydie Lemaire Williams

ID :

Auteur : Lydie Lemaire Williams – Edition : Atout lignes – Parution : septembre 2013 – 192 pages – Prix : 15 € – Genre : policier

Quatrième de couverture :

Le don d’empathie ! Bénédiction ou malédiction ?
Que feriez-vous si vous étiez en mesure de percevoir les émotions des gens autour de vous ? L’euphorie, l’amour et le bien-être ne sont malheureusement pas les seuls sentiments éprouvés par l’être humain. Le stress, la peur, la douleur et la haine en font également partie. Seriez-vous capable de supporter un tel flot de sensations, parfois au même moment ?

Morgane Liemare, psychologue pour enfants et consultante à la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres parvenait à canaliser son empathie. Le capitaine Franck Benafi fit de nouveau appel à elle pour l’aider à résoudre un crime commis au bois de Boulogne. Cette fois, Morgane n’allait pas seulement démasquer le meurtrier, mais également changer le cours de la vie de Rémi…

 

 n°2

 

L’histoire commence par un bref résumé de la vie de l’héroïne Morgane. En fait, il s’agit du résumé du tome 1, ce livre étant la suite des histoires de Morgane. Le texte attaque ensuite en présentant les protagonistes de la police, une présentation qui s’éparpille et qui présente des détails peu pertinents pour l’histoire. Cela est assez représentatif du reste du livre. Il y a de bonnes idées, mais qui ne sont pas développées et des morceaux du texte qui s’apparentent plus à du remplissage. C’est le cas de la scène de sexe entre Morgane et son mari, qui n’apporte strictement rien au récit, ou encore quand on apprend que le bureau des infirmières a changé de place. Ce livre est un polar, mais il n’y a pas de suspens, le lecteur voit immédiatement qui est le coupable et sa découverte se fait très facilement.
Le livre est assez court, mais la lecture est ralentie par des maladresses et des lourdeurs dans le texte. Le vocabulaire n’est pas cohérent. Il est moderne en général, mais ponctué de termes qui semblent inapproprié, par exemple l’auteur utilise plusieurs le verbe bafouer plusieurs fois pour parler du viol de l’héroïne, pourquoi ne pas utiliser violer ?
Les personnages ne sont pas convaincants. L’héroïne est une psychologue, empathe et clairvoyante. Cette capacité là ‘n’est pas du tout utilisée dans le récit, à quoi bon la présenter. Concernant le travail de psychologue, celui-ci tient presque de la magie. Pae exemple, en trois phrases elle arrive à ce qu’un adolescent abusé sexuellement se confie à elle et « pouf » la dépression de celui-ci s’envole. Ce n’est vraiment pas crédible. Concernant son fils, Rémi, je ne vois pas ce qu’il apporte au récit. Des détails sont donnés sur d’autres personnages et pas du tout exploité, comme pour le médecin légiste ancien toxicomane, qu’est-ce que cela apporte au récit? Rien.
Au final, une lecture décevante mais très rapide.

Mal dans la peau de Ghislaine Bizot (OCDC 2014)

ID :

Auteur : Ghislaine Bizot – Edition : Calepin  – Parution :29 mai 2013 – 210 p – Prix : 6,50 € – Genre : Contemporain

Quatrième de couverture :

Marie et Carole, deux amies d’enfance originaires de Lille, se trouvent séparées quand Carole part vivre avec son mari Fabrice dans un petit village retiré de l’arrière-pays niçois. Elles décident alors de s’écrire, mais au cours de ces échanges, la Carole que Marie connaissait si bien semble peu à peu s’effacer… Que lui arrive-t-il et quel secret cherche-t-elle à cacher derrière ces mots si minutieusement pesés ?

 

 Lecture n°2

 

Mon ressenti :

A travers les échanges de lettres de Marie et de Carole, nous allons découvrir peu à peu la vie de ces deux femmes. Ces meilleures amies se retrouvent séparées par la distance, car Carole a déménagé dans le sud pour suivre son mari. Faute de téléphone fixe, d’accès à Internet ou de téléphone portable qui passe, elles reviennent à l’utilisation des bonnes vieilles lettres. Si pour Marie tout se passe pour le mieux les lettres de Carole laissent entrevoir des difficultés conjugales. Au rythme de ses lettres, comme Marie, le lecteur s’interroge sur ce qui se passe vraiment pour Carole. Raconte-t-elle tout ? Que se passe-t-il exactement avec Fabrice ?

J’ai trouvé le choix d’un roman épistolaire très judicieux. La lecture des lettres nous plonge dans l’intimité de la vie de Carole, mais uniquement dans ce qu’elle veut bien révéler. Comme un miroir de ce qui peut se passer en société, où chacun peut être en représentation et ne laisser filtrer que ce qu’il veut bien. Ce choix de lettres nous permet de voir également les interrogations de Carole. Là encore j’ai trouvé que les mots étaient très bien trouvés et que les bonnes questions étaient posées : comment réagir quand on soupçonne une amie d’être batture ? Que faire ? Comment aborder le sujet avec elle sans la braquer? Le texte ne tombe jamais dans le sensationnel ou dans un pathos dégoulinant.

Le livre va parler principalement de Carole. Femme indépendante au départ, elle se retrouve enfermée dans une situation qui l’étouffe. Le lecteur va suivre sa descente en enfer progressive. Le deuxième personnage principal est Marie, qui va essayer de comprendre ce qui se passe entre les non dit et les mensonges. Elle va essayer de soutenir son amie, comme elle peut.

Au final ce livre aborde avec justesse un sujet très difficile à traiter : les femmes battues. Je trouve que ce livre permet de comprendre comment une femme peut se retrouver enfermée dans une spirale infernale. Il présente également les difficultés qu’ont les proches à se rendre compte de ce qui se passe et à agir. Quelques réflexions auraient pu être plus développées (comme le fait de ne pas juger le mari violent), mais l’ensemble se tient bien. Enfin la couverture est particulièrement bien choisie.

Bonus : il est possible de recevoir une lettre de Carole, qui explique ce qui lui est arrivée depuis la fin du livre. Pour cela rendez-vous sur le site de l’éditeur.

Vestiges, tome 1 : La Reine Oubliée de Rose Royl (OCDC 2014)

Quatrième de couverture :

Cassie Prédier, 16 ans, sent que son monde a changé. Imperceptiblement. Inscrite depuis peu à l’Institut Privé du Sacre, Cassie découvre vite qu’elle évolue au sein des privilégiés et que parmi eux, se trouve une classe élitiste, l’inaccessible Classe A.

Alors pourquoi certains des élèves de cette classe – tels Salomé et le beau Evon – s’intéressent-ils à elle ? Qui est cette magnifique jeune femme que seule Cassie peut voir et avec qui elle se sent inextricablement liée ? Cassie sent que son monde va changer. Définitivement.

Et si vos désirs étaient des ordres ? Dans ce cas, prenez garde à vos souhaits…

 

 1ère lecture

Mon ressenti :

J’aime bien les surprises, quand elles sont agréables. La quatrième de couverture de ce livre ne m’avait pas convaincue, j’avais peur d’une énième redite de thèmes déjà abordés. Quel bonheur de commencer ce livre et de me rendre compte qu’il n’y avait pour moi rien de connu, des idées nouvelles, une intrigue prenante! Bref cette lecture m’a rapidement conquise et m’a tenue en haleine jusqu’à la fin du livre. Ce fût donc une très bonne surprise ! Les protagonistes étant des adolescents, j’aurais juste classé ce livre en Young adult, car il en a toutes les caractéristiques.

Le style de l’auteur est très fluide et facile à lire. Le texte est bien équilibré entre descriptions et actions, un mélange savamment dosé.

Je me suis rapidement prise d’affection pour l’héroïne Cassie, pas parce qu’elle se retrouve orpheline (ce n’est pas un spoil, c’est expliqué au tout début du livre), mais par son caractère. Ses réactions sont très humaines et crédibles. Ce premier tome  présente plusieurs personnages secondaires, les amis de Cassie, mais ils m’ont moins conquis. Je me demande comment ils vont évoluer.

Il n’y a pas de moments qui m’ait particulièrement plu ou déplu, plutôt un des éléments de l’histoire qui ne me plaît pas, à savoir l’origine des pouvoirs des adolescents. Je trouve ça un peu incongru comme choix. Mais je ne peux pas développer aux risques de vous en raconter trop. Si vous voulez le savoir, envoyer moi un message et je vous répondrais.

Au final, cette lecture s’est avérée très plaisante, du fantastique young adult. Un des ressorts narratifs ne m’a pas convaincue, mais j’ai quand même très envie de connaître la suite.

 n°5