jeunesse – Les lectures de Mariejuliet

Inscription (et suivi) challenge Jeunesse et Young adult #5

Chers lecteurs, vous l’avez sans doute remarqué, je suis « un peu » en retard.

Voici donc, enfin, mon billet d’inscription au challenge Jeunesse et Young adult #5 organisé par Mutinelle.

 

Un petit rappel du comment ça marche

Le but est de lire un nombre d’ouvrages Jeunesse ou Young adult se rapportant aux catégories suivante : (une catégorie = un nombre de livres) allant de 10 livres à 100, de quoi satisfaire les petits et les gros lecteurs du genre.

Personnellement j’ai choisi :  Catégorie 1 : Aux frontières du rêve => Au moins 10 ouvrages

Il se déroule du 1er octobre 2015 et jusqu’au 30 septembre 2016.

Les inscriptions sont encore possibles, mais il faut se dépécher! Jusqu’au 31 décembre 2015, demain quoi!!!!!!!!!!!!!!!!! Et c’est ici !

Tous les livres jeunesses sont acceptés, ça va donc de la bibliothèque rose au collections apparues récemment. Par contre seuls les livres comptent et non les albums ni les mangas, ni les BD (et comme je suis douée pour le moment j’ai chroniqué…. un album…. pffff 🙂 ).

 

Nouveauté 

Cette année la boite de Pandore propose de faire gagner un participant par catégorie. Pour participer c’est très simple, il suffit d’indiquer dans votre post d’inscription que vous participez et poster sur votre blog le logo de la box de Pandore. Un gagnant par catégorie parmi les participants sera tiré au sort à la fin du challenge et aura la chance de gagner une box de pandore.
Vous aurez d’information sur le contenu de la box en cliquant sur le nom du site : Box de pandore

JE PARTICIPE!!!!!!!!

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Mes lectures

 

 

Et Gretel de Marien Tillet et Pole Ka

 

ID :

Auteur : Marien Tillet (texte), Pole Ka (illustrations) – Editions : Collectif des métiers de l’édition, Collection Dans le ventre de la baleine – Parution : 15/05/2015 – 40 pages – prix : 13 € – genre : conte, jeunesse, beau livre

 

Présentation de la maison d’édition :

Gretel a faim. Très.
Son frère est appuyé contre le mur en pain d’épices
de la maison qu’ils ont trouvée dans la forêt.
Il a le ventre gonflé. Mais il semble bien.

 

Mon avis :

J’aime bien l’opération La voie des Indés sur Libfly, elle me permet de découvrir des maisons d’éditions que je ne connaissais pas du tout. Cette fois-ci, je me suis laissée tenter par le Collectif des métiers de l’édition et son mystérieux « Et Gretel ».

La couverture est magnifique. Très sombre, on devine en retrait le visage de la méchante sorcière de Hansel et Gretel. L’histoire s’annonce bien noire et effrayante, à nous les frissons !

Ce livre illustré est présenté comme une interprétation du conte. La connaissance du conte me semble être un pré-requis, car le texte et les images suggèrent l’histoire plus qu’ils ne la détaillent. Le conte est narré avec peu de mots, qui retrouvent leur écho dans les illustrations. Le « peu » est percutant, les mots sont choisis avec soins et sont appuyés par les dessins. Par exemple, la faim est exprimée par un représentation d’estomac. On se prend à lire à voix haute ces mots si rares, mais percutants.

Les dessins sont organiques, épithélium, coupe de crâne, adipocytes, donnent corps au texte et rendent celui-ci encore plus monstrueux.

Quand j’y réfléchis, bien-sûr le conte initial en lui-même est déjà angoissant : des parents qui abandonnent leurs enfants dans la forêt… qui risquent d’être mangés par une sorcière… Mais là, je trouve qu’avec la narration et les dessins, le tout est vraiment effrayant!

Pour conclure,  Marien Tillet et Pole Ka ont réalisé un très beau petit livre, qui nous présente une nouvelle version du conte Hansel et Gretel. Même les plus grands frémiront à sa lecture. La façon de conter de Marien Tillet fait monter l’inquiétude, renforcée par les illustrations de Pole Ka. Une association réussie.

n°39

Quelques minutes après minuit de Patrick Ness et Siobhan Dowd

ID :

Auteur : Patrick Ness sur une idée de Siobhan Dowd – Illustration : Jim Kay  – Edition : Gallimard Jeunesse – Traduit par  Bruno Krebs  – Parution : /04/2012  – 215 pages – prix : 18 € – genre : jeunesse, drame, conte fantastique

 

Quatrième de couverture:

Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l’apparence d’un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour: sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.

 

 Mon avis :

Ce n’est pas facile de sortir de sa zone de confort. Celle-ci se situe pour moi, au niveau lecture, dans les genres de la Fantasy, du Fantastique, ou encore de la Science Fiction ou des polars/thrillers. Mais les avis enthousiastes de Lelf et de Sia m’ont convaincue de tenter la lecture de ce drame, teinté de Fantastique et destiné au jeune public, ce que je ne regrette pas.

Au début de la lecture nous découvrons la routine de Conor, qui doit se préparer seul tous les matins, sa mère étant malade. On devine très rapidement qu’elle est très gravement malade, le mot cancer sera prononcé plus tard. Conor fait un cauchemar récurrent, ce qui n’est pas surprenant, dont il ne dit rien. Un être mythique va s’inviter dans sa réalité, pour lui raconter des histoires qui l’aideront à affronter la vie. Le marché étant qu’à la fin, Connor lui raconte son histoire. Jusqu’à la fin on peut avoir un doute sur  le côté fantastique de l’histoire, est-ce que Connor ne rêverait pas ? Mais après tout, cela n’a pas vraiment d’importance.

Le recours à ce monstre va permettre à Connor d’affronter ce qui arrive à sa mère et par conséquent à lui. Il permet à l’auteur d’aborder avec des mots très justes et compréhensibles par tous, la maladie, et par conséquence l’absence, la douleur de Connor. Ceci sans tomber dans un pathos dégoulinant.

Le lecteur assiste impuissant à ce drame bouleversant. Comme Connor, on se prend à rêver de pouvoir changer le destin de sa mère. Mais comme dans la « vraie vie », ce n’est pas possible. Les émotions des différents personnages sont mises en scène de façon si réalistes, que le lecteur à l’impression de participer aux différentes scènes. Connor passera par la colère, l’incompréhension, l’abattement… Sa grand-mère tente de garder le vaisseau à flot, mais même pour un adulte, il est difficile de faire face.

Les illustrations ajoutent de  la puissance au récit. Le monstre en est encore plus effrayant, le désespoir de Connor encore plus palpable. Jim Kay a  retranscrit parfaitement l’ambiance générale et donne du corps aux émotions.

Pour conclure, Quelques minutes après minuit ne vous laissera pas indifférent. Sa lecture m’a ébranlée. L’histoire est dure, mais très bien abordée. Elle peut permettre aux plus jeunes d’appréhender un sujet très difficile, tout en parlant aux plus grands. Le tout est porté par des illustrations sombres, qui collent avec perfections à l’histoire. A lire !

 

« – Je ne comprends pas. Qui est le gentil, dans l’histoire ?
– Il n’y a pas toujours un gentil. Et pas toujours un méchant non plus. La plupart des gens sont entre les deux. »

« – Comment lutter ? demanda Conor d’une voix éraillée. Comment lutter contre tous ces trucs différents à l’intérieur de soi ?
– En disant la vérité. Comme tu viens de le faire. »

 

D’autres avis chez : Lelf, Sia

n°9  « Après »

  n°9 n°33

Métro Z de Fabien Clavel

ID :

Auteur : Fabien Clavel –  Editions : Rageot Thriller  – Parution : 04/06/14  – 215 pages – prix : 9,90  € – genre : zombie, jeunesse, SF.

 

Quatrième de couverture:

Emma est excédée quand son métro reste bloqué à la station Châtelet. Déjà qu’elle doit s’occuper de Natan, son petit frère autiste… Quand une explosion retentit dans le wagon voisin, elle se rue, paniquée, dans les couloirs envahis par une épaisse fumée jaunâtre. Emma réalise que tous les accès sont condamnés et que Natan n’est plus avec elle ! Partant à sa recherche, elle observe le comportement étrange et terrifiant des autres passagers : indolents, marmonnant, les yeux dans le vague…

 

Mon avis :

Ce qui est bien quand on participe à un challenge sur le blog La prophétie des ânes, c’est que Cornwall se décarcasse pour nous proposer plein de concours. Il n’y a pas que ça de bien, je précise. Pour le zombie challenge, elle fait même des bilans romancés!!! L’hallu. Bref,  Métro Z a atterri chez moi dans le cadre du zombie challenge.

J’ai trouvé le début du livre vraiment bien fait. Il se place du point de vue d’Emma, une adolescente qui a bien du mal a accepter la vie avec son frère autiste. On la découvre faisant un trajet en métro, en ayant la responsabilité de ramener son petit frère. J’ai trouvé les mots de l’auteur très justes pour faire passer les sentiments d’Emma.  C’est bien l’une des grandes richesses de ce livre, la description des rapports humains, quand ceux-ci ne sont pas forcément évident. Comme le titre et la couverture le laisse présager (et la quatrième de couverture), il va aussi y avoir des zombies ! Là encore les choses sont très bien introduites, petit à petit le lecteur comprend ce qui s’est passé et quelles en sont les conséquences, du genre votre voisin dans le métro qui se met à mâchouiller une autre personne. C’est assez effrayant d’imaginer la situation en reconnaissant les lieux cités, qui, en plus, n’a pas déjà eu peur en imaginant un attentat dans le métro parisien ? Les évènements s’enchaînent ensuite rapidement, les couloirs se remplissent de cadavres et de sang… difficile alors de s’arrêter dans sa lecture ! Un seul regret avec une fin un peu expéditive, qui laisse le lecteur dans l’expectative.

Fablien Clavel maîtrise très bien son histoire et la sert parfaitement par son écriture. Tout est bien rythmé, le suspens est angoissant, les courses dans les couloirs et les galeries du métro parfaitement décrites. On en frissonne.

La couverture, d’ailleurs, met tout de suite dans l’ambiance, on se voit bien se retrouver face à une silhouette comme ça, au détour d’un tunnel de métro (dans l’hypothèse où l’on fuirait face à des zombies, bien sûr).

Les héros sont des personnages que l’on pourrait croiser. Ils n’ont pas de pouvoirs surhumains, mais des réactions bien humaines. Emma aimerait plus d’attention de la part de ses parents et trouve que son frère lui fait beaucoup d’ombre. Quand tout explose, elle pense en premier lieu à sa survie, mais elle va vite retourner vers son frère. Cette aventure va lui permettre de grandir. C-Byl qui apparaît plus tard dans le récit, apporte un autre point de vue sur la vie, avec certes une enfance sans frère autiste, mais des parents absents, des problèmes d’argent…

Pour conclure, ce roman jeunesse plein d’action, rempli de zombies, va permettre d’aborder des sujets plus graves comme l’autisme, les différences de milieux sociaux, la manipulation de la presse… ce qui m’a très agréablement surprise. Fabien Clavel offre à ses lecteurs un très bon divertissement, tout en les faisant réfléchir. Ce récit plaira aux jeunes, mais aussi aux plus vieux! Le petit bonus pour les néophytes du genre, un dossier spécial zombie.

 

« Il ne faut pas sortir de cette espèce de transe zombie, ces herrants hypnotisés par leur propre mouvement.
Peu à peu, elle éprouve l’envie d’être comme eux. De ne plus rien éprouver. Ils semblent si calmes, apaisés. Ils ont construit des murs autour d’eux, infranchissables. Même en nombre, ils sont seuls, isolés.
Une étonnante paix se dégage de leur discipline de fourmis. Emma pourrait oublier tous ses problèmes si elle les imitait. Ne plus s’attacher. Ne plus souffrir. Faire que cette minute se dilate, encore et encore. A jamais »

 

D’autres avis chez : AcroBlackwolfCornwall, ElessarLelfMutinelle,… CITRIQ

 

n°8 n°30  n°3 n°6

Marjane, tome 1 : La Crypte de Marie Pavlenko (photos inside)

ID :

Auteur : Marie Pavlenko  –  Editions Pocket jeunesse  – Parution : 05/03/15 – 380 pages – prix :  17,90 € – genre : fantastique, jeunesse

 

Quatrième de couverture:

En plein coeur de Paris, les ninns, que les hommes surnomment « vampires », ont bâti une incroyable Résidence secrète dont les humains ne soupçonnent rien. C’est là qu’a grandi Marjane, qui, jusqu’à ses 17 ans, croyait faire partie du clan. L’assassinat de son père va bouleverser son existence. Accusée de trahison, elle est obligée de s’enfuir.

Avec l’aide de son amie Ashley et du mystérieux Mats, Marjane découvre alors un monde hostile, peuplé de créatures fantastiques qui hantent la ville. Elle y apprend la vérité sur son père, mais sa quête la conduira bien plus loin, sur la piste de terribles secrets…

 

Mon avis :

Quand Marie Pavlenko  a annoncé son nouveau livre, j’ai fait des petits sauts de joies (si si, promis), car j’avais adoré la trilogie Saskia (tome 1, tome 3), ainsi que La fille sortilège. Je l’ai donc attendu avec impatience et aussitôt acheté aussitôt lu.

Ce tome 1 est très prenant et happe le lecteur immédiatement. En effet, on rentre très rapidement au cœur de l’action avec le meurtre du père de Marjane. Le rythme va d’ailleurs rester effréné jusqu’à la fin.  Même s’il est tentant de faire des comparaisons avec Sakia,  l’histoire est complètement différente, de même que le rythme. Dans Saskia, les choses étaient un peu moins évidentes et l’on prenait le temps de découvrir les personnages. Ici les grandes lignes de l’histoire sont plus visibles et classiques : une jeune fille qui se retrouve orpheline, traquée, embarquée dans une immense machination, avec une meilleure amie un peu moins téméraire  ect. Peut-être que j’ai lu beaucoup plus de littérature jeunesse et young adult depuis et que les schémas du genre me sautent aux yeux. Je vous rassure tout de suite, l’histoire m’a tout de même tenue en haleine jusqu’à la fin et j’ai hâte de lire la suite !

Il faut dire que Marie Pavlenko a su créer un univers à part entière en plein Paris, avec un bestiaire phénoménale (lithomorphe, sirène, ninn, corkan, génie des eaux…). Elle propose également une nouvelle vision des vampires assez intéressante. Son écriture est toujours très agréable à lire. Elle décrit avec précision les aventures de Marjane et on a l’impression de visiter la capitale avec elle.

Marjane est une héroïne typique de roman young adult, forte et téméraire et l’on se prend vite d’affection pour elle. Les personnages qui l’entourent valent le coups, entre Jack le corkan qui fait exploser les scores de mignonitude (une sorte de chat avec des ailes de chauve-souris et une queue en os), Kereb le Litomorphe à l’allure de chérubin qui adore la décoration cul cul (rigolade garantie)…

Pour conclure, Marjane de Marie Pavlenko s’inscrit dans les trames classiques de littérature young adult, je n’ai donc pas été surprise au niveau du scénario. La richesse de ce livre se trouve dans le bestiaire développé par l’auteur et dans la qualité de son écriture. Le rythme est soutenu et le livre se lit d’une traite, à tel point que l’on reste sur sa faim en attendant la suite.

 

En grande fan de Marie Pavlenko, j’étais à la librairie Pages après pages pour la dédicace organisée à la sortie du livre, le 7 mars 2015 :

 

D’autres avis chez : Ptitetrolle, Mycoton

n°36 n°10