Quelques instants de lecture n°15

Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, proposé sur mon blog, qui se tient le 1er jour de chaque mois.

Son objectif est de partager nos photos de livres, de moments de lecture, du mois passé, mis en scène. Vous pouvez taguer les photos avec : #QQInstantsLecture.

Aujourd’hui, partageons nos photos du mois de :

MARSSSSSSSSSSSSSS . Un petit mois de lecture pour ma part.

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Le jour où j’ai décidé de lire un livre de développement personnel : Le miracle morning de Hal Elrod

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Auteur : Hal Elrod- Traduction : Christophe Billon – Lecture : Bernard Gabay – Editions Audiolib –  Parution : 17/01/2018 pour cette édition   – durée 5h42 – Prix : 20.90€– Genre : Développement personnel

Quatrième de couverture :

Quel est le point commun entre Richard Branson, patron de Virgin, Anna Wintour, directrice du Vogue US, Tim Cook (Apple), Marissa Mayer (Yahoo !) ? Le succès ? Certainement. Un emploi du temps de ministre ? Aussi. Mais surtout un secret jusqu’ici bien gardé, et lumineux une fois révélé. Toutes ces personnalités ont l’habitude de se lever avant l’aube, et de démarrer leur journée par une à deux heures rien qu’à eux. Deux heures pour faire du sport, méditer, se cultiver, mettre en route leur journée… Devenir meilleur, en somme !
Se lever tôt, d’accord, mais comment et pour quoi faire ?
Avant 8 heures impérativement, et d’un bond, sans se laisser la possibilité de tergiverser.
En sachant très clairement comment remplir cette heure ou ces deux heures que l’on s’offre, comme un « supplément de vie’.
En profitant de ce moment calme, sans téléphone ni mails, pendant que la maisonnée dort, pour méditer, faire du sport, écrire, lire mais surtout, préparer les objectifs de sa journée, à chaque fois comme une nouvelle petite aventure à entamer.Un livre motivant, inspirant, à la portée de tous.

 

Mon avis :

J’entends déjà ceux qui me connaissent pousser de grands cris d’orfraie : « Pourquoi, mais pourquoi ? ». La réponse la plus simple serait parce que. Plus concrètement, lors d’une masse critique de Babelio, je me suis dit : « Tiens demandons un audiobook, pour la voiture ça serait pas mal. Voyons voir ce qu’il y a ? Un livre sur l’organisation ça serait pas mal vu que je me plains de ne pas faire tout ce que je veux ». Me voilà donc avec Miracle morning, offrez-vous un supplément de vie.

J’avais déjà vu passer quelque tweets avec le hashtag Miracle morning, j’étais donc plutôt curieuse. Merci de retenir monsieur le juge que je ne connaissais rien aux livres de développement personnel et encore moins auxdits livres  américains. Me voici donc, pleine de bonnes intentions, avec l’audiobook, dans ma voiture. Play. Cela commence par les malheurs de l’auteur. J’apprends qu’il a failli mourir dans un accident de voiture (s’ensuit les étapes de sa rééducation) et deuxième malheur de sa vie, quasiment ruiné il a connu la dépression. Okay, c’est pas la joie, ça me déprime un peu le matin cette histoire….

Ahhhhh !!! mais c’est pour nous vendre sa méthode!!! (suis-je bête). Commence donc le magnifique blabla qui me donne l’impression d’être à la foire, mon livre lave plus blanc que blanc, mais en plus il vous fait devenir millionnaire! Bon d’accord, faut bien qu’il le vende et puis qu’il motive ceux qui vont se décider à se lever à 5h du matin. En tout cas toutes les bonnes techniques de vente vont être appliquées, avec des rappels réguliers de : cette méthode est géniale, vous allez devenir riche, acheter le livre à vos amis ect.

Vous l’aurez compris, la crise d’urticaire n’était pas loin. Passons ce grand moment de vente à : « j’ai trouvé la solution, tout le monde peut l’appliquer, vous n’avez aucune excuse à être dans le caca ». Là, non je dis non et je pense à la difficulté qu’on peut avoir à s’extirper des sentiments de culpabilité que la société nous inculque depuis notre enfance. Ça me donnerait presque envie de devenir vulgaire tellement ça m’a énervé.

Continuons par  son mantra comme quoi 95%  des gens avaient une vie médiocre, bonjour le jugement de valeur. Alors on fait quoi ? On se regarde le nombril et on considère les autres comme des cafards ? (mais non je ne suis pas énervée 😉 ). Apparemment 95% des gens regretteraient leur vie, à la fin de celle-ci (c’est de là qu’il tire cette idée), chiffre issu d’une étude menée par la caisse d’assurance maladie américaine. Mouiiii, ça m’a l’air bien fiable cette histoire…

J’aurai pu arrêter là bien sûr, personne ne m’a forcé à écouter la suite, mais je suis curieuse et je pense que l’on peut apprendre de tout. Je me suis également dit que je n’étais pas le public cible (étant satisfaite de mon existence), mais qu’il devait bien y avoir des trucs intéressants à un moment.

Bien, j’en arrive à sa méthode qui dans l’absolu comporte de bonnes idées : s’accorder un moment à soi, faire des choses productives, un peu de sport, se motiver si l’on veut atteindre des objectifs…

Le problème c’est la solution, on dort trop, tient on a qu’à se retirer une heure de sommeil. Il conseille de se lever plus tôt d’une heure, mais pas de se coucher plus tôt.  Car on dort trop, il suffit de se dire, je serai en forme demain et le tour est joué.

Je ne sais pas si vous en avez lu, mais il y a pas mal d’articles qui sortent sur les problèmes liés au manque de sommeil comme celui de Science et avenir  sur la maladie d’Alzheimer ou le hors série de la recherche qui parle (entre autre) des troubles liés à la diminution du temps de sommeil.

Allez j’arrête là mes récriminations. Pour synthétiser, quelques bonnes idées pour s’organiser une routine, se motiver pour atteindre un challenge, mais beaucoup de concepts qui me font tout bonnement halluciner et pas dans le bon sens du terme. Sur ce, je vais vous souhaiter de bonnes lectures non productives et aller faire dodo 😀

PS :  J’oubliais, rien à reprocher au lecteur par contre.

Le passeur de Lois Lowry

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Auteur : Lois Lowry – Traduction : Frédérique Pressmann – Editions L’école des loisirs (Médium)-  Parution : 11/10/11 pour cette édition   – 222 pages – Prix : 8€– Genre : Science Fiction, Dystopie, Young Adult

Quatrième de couverture :

Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d’individu n’existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont « élargis ». Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.

Mon avis :

Vous a-t-on déjà conseillé de lire Le passeur ? Moi oui, à de nombreuses reprises. Tant et si bien qu’une amie me l’a offert lors d’un swap. Depuis, j’attendais la bonne occasion de l’ouvrir, ayant un peu peur d’être déçue après avoir lu autant d’éloges.

Le début m’a scotchée. Pas d’émotion dans ce monde aseptisé. Pas de colère, pas de douleur. Il y a une procédure, un médicament pour tout. Si vous rêvez, il faudra raconter votre rêve à votre famille le lendemain. Famille construite par les dirigeants, suivant la raison. Pas d’amour non plus…

Ce monde si étrange, l’auteure nous le présente de façon clinique. Sans jugement, avec précision, elle nous permet de l’imaginer. Il dépasse largement les pires dystopies. Les humains sont transformés en robot.

A moins que… le sont-il tous ? Mais je n’ai pas envie de vous en dévoiler plus sur l’histoire, car elle est assez courte.

Je peux juste vous dire que si vous n’avez pas lu le passeur, il faut le lire, car autrement ce serait passer à côté de quelque chose. Imaginez, que serait un monde sans amour, sans couleur ? Lois Lowry nous le fait toucher du bout du doigt, bravo.

Même l’union des conjoints était étudiée tellement à fond qu’un adulte qui avait déposé une demande pour recevoir un conjoint pouvait attendre des mois ou parfois même des années avant qu’une union ne soit approuvée et annoncée. Tous les facteurs – caractère, niveau d’énergie, intelligence et centres d’intérêt – devaient se correspondre et s’équilibrer parfaitement.

D’autres avis chez : Lupa, Mypianocanta, Sia, Rose…

session 2   L

Station : La chute de Al Robertson

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Auteur : Al Robertson – Traduction : Florence Dolisi – Editions Denoël, collection Lunes d’encre –  Parution : 19/01/2018  – 480 pages – Prix : 23€ – Genre : Science Fiction, Cyberpunk, polar

Quatrième de couverture :

Après sept ans de Guerre Logicielle entre les intelligences artificielles rebelles de la Totalité et l’humanité – dirigée par les dieux du Panthéon, des consortiums qui se manifestent très rarement à leurs adorateurs –, la Terre n’est plus qu’un gigantesque champ de ruines. La plupart des humains ayant échappé au conflit vivent à bord de Station, un immense complexe spatial.
Jack Forster a combattu les IA de la Totalité pour le compte du Panthéon, secondé par Hugo Fist, une marionnette virtuelle, un logiciel de combat ultra-sophistiqué installé en lui. Considéré comme un traître parce qu’il s’est rendu à la Totalité, Jack revient des confins du système solaire pour laver son honneur et trouver sur Station les réponses aux questions qui le taraudent depuis sept ans.
Mais le temps presse : le contrat de licence de Fist arrive bientôt à échéance ; au-delà, c’est la marionnette qui prendra le contrôle, effaçant irrémédiablement l’esprit de Jack, le condamnant au néant.

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Daughter of the Burning City de Amanda Foody

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Auteur : Amanda Foody – Editions Harlequin Teen –  Parution : 25/07/2017  – 384 pages – Prix : 10.99$ – Genre : fantasy, young adult

Quatrième de couverture :

Sixteen-year-old Sorina has spent most of her life within the smoldering borders of the Gomorrah Festival. Yet even among the many unusual members of the traveling circus-city, Sorina stands apart as the only illusion-worker born in hundreds of years. This rare talent allows her to create illusions that others can see, feel and touch, with personalities all their own. Her creations are her family, and together they make up the cast of the Festival’s Freak Show.
But no matter how lifelike they may seem, her illusions are still just that—illusions, and not truly real. Or so she always believed…until one of them is murdered.
Desperate to protect her family, Sorina must track down the culprit and determine how they killed a person who doesn’t actually exist. Her search for answers leads her to the self-proclaimed gossip-worker Luca, and their investigation sends them through a haze of political turmoil and forbidden romance, and into the most sinister corners of the Festival. But as the killer continues murdering Sorina’s illusions one by one, she must unravel the horrifying truth before all of her loved ones disappear.

Traduction de la quatrième de couverture (approximative et très personnelle) :

Sorina, qui a 16 ans, a passé la plus grande partie de sa vie à l’intérieur des frontières fumantes, du Festival Gomorrah. Pourtant, même parmi les nombreux membres étranges de ce cirque-ville itinérant, Sorina se différencie, étant la seule créatrice d’illusion depuis plusieurs centaines d’années. Ce talent rare, lui permet de créer des illusions que les autres peuvent voir, sentir et toucher  et qui ont leur propre personnalité. Ses créations sont sa famille et ensemble ils forment les membres du Spectacle « Freak show » du Festival.

Mais, même si ses créations semblent vivantes, ses illusions ne sont, que, des illusions, pas vraiment réelles. C’était ce qu’elle pensait, jusqu’à ce que l’une d’elles se fasse assassiner.

Désespérée de ne pouvoir protéger sa famille, Sorina doit traquer les coupables et comprendre comment ils ont pu tuer une personne qui n’existe pas vraiment. Son besoin de réponse  la mènera vers l’auto-proclamé expert en potins, Luca. Leur enquête les fera traverser les brumes des crises politiques et d’amour interdit et les mènera dans les coins les plus sinistres du Festival. Mais comme le tueur continue d’assassiner ses créations une par une, elle doit éclaircir l’horrible vérité avant que tous ceux qu’elle aime ne disparaissent.

Mon avis

J’ai reçu ce livre dans la box Fairy loot de juillet. C’était donc une totale surprise et je n’avais jamais entendu parler de l’auteure.  J’ai trouvé la couverture très belle. La quatrième de couverture avec cette histoire d’illusion et de cirque un brin fantomatique était, de plus,  assez intrigante. J’ai donc décidé de me laisser tenter.

Le début nous permet de rentrer en douceur dans l’histoire en découvrant Sorina et la famille qu’elle s’est créée : des illusions faites réelles, ainsi que l’étonnant et immense festival itinérant : Gommorah. Si on baigne en pleine fantasy avec un monde qui  n’existe pas, des pouvoirs imaginaires, le genre du récit se rapproche plus du thriller. En effet, les membres de la famille de Sorina sont assassinés un par un. Elle va mener l’enquête, accompagné de Luca. Surprises et retournements de situation seront de la partie. Un peu de romance aussi, malheureusement moins bien intégrée dans l’histoire.

J’ai adoré l’ambiance de Gommorah, ce cirque géant, un peu fantomatique, toujours baigné de fumée. Freakshow et diseuses de bonne aventure en façade, coupe gorge et personnages aux mœurs légères dans ses bas-fonds. L’auteure a vraiment réussi à créer une ambiance très particulière. Le récit est plutôt bien mené, mais avec quelques lenteurs au milieu et un bémol sur l’histoire d’amour qui est de trop pour ma part.

J’ai apprécié le côté Freak show de Sorina, qui n’a pas d’yeux et de sa famille bizarroïde. Il y a Tree moitié homme, moitié arbre, Venera qui peut voler, Gill dont la tête doit rester dans l’eau pour pouvoir respirer….  tous plus bizarres les uns que les autre. Luca apparaît beaucoup plus lisse, mais son talent est de ne jamais mourir. Il gagne sa vie en proposant aux visiteurs de le tuer. Ce qui rattrape son côté beau gosse.

Pour conclure, j’ai passé un agréable moment de lecture. Les quelques longueurs et l’amourette maladroite de l’héroïne ont été rattrapés par l’ambiance et la galerie de personnages étranges.

 

D’autres avis chez : Karakin, Tanuki…

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