Le Dernier Magicien, tome 1 : L’ars Arcana de Lisa Maxwell

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Auteur : Lisa Maxwell –  Traduction : Corinne Daniellot- Edition Casterman-  Parution :  19/09/2018  – 644 pages – Prix : 19.90€– Genre : Fantastique, jeunesse

Quatrième de couverture :

Arrêter le magicien.
Voler le Livre.
Sauver le futur.
De nos jours à New York, les magiciens vivent terrés dans Manhattan, piégés par le Brink, une barrière d’énergie sombre inventée par l’Ordre. S’ils la traversent, ils perdent leur pouvoir, et souvent leur vie.
C’est compter sans Esta, une magicienne ultra-douée qui récupère des artéfacts de l’Ordre en voyageant dans le temps. En effet, la jeune fille a le don de circuler à travers les époques. Et l’heure de sa grande mission est venue : elle doit se rendre en 1902 et empêcher un Magicien de se jeter du haut du pont de Brooklyn avec le Livre ancien contenant les secrets de l’Ordre. Esta saura-t-elle trahir le passé et ceux qu’elle aime pour sauver l’avenir ?

Mon avis

Des histoires de magiciens, de voyage dans le temps, New-York au début du XXème siècle, tout cela m’a convaincue quand Babelio m’a proposé de recevoir ce livre dans le cadre d’une opération masse critique.

On est plongé tout de suite dans l’univers de la magie en suivant Esta, l’héroïne, lors d’une de ses missions : récupérer un objet magique dans le passé. Cela va nous permettre de découvrir rapidement l’univers du récit, aussi bien sa géographie : on ne bougera pas de New York, juste dans les époques, que son intrigue principale : retrouver des artefacts magiques. Bien entendu l’intrigue va s’enrichir un peu, notamment pas les interactions entre les personnages, mais elle restera assez simple.

L’auteur donne du dynamisme au récit en jouant entre les temporalités, pendant le premier tiers de l’histoire. Il nous fait faire pas mal d’aller-retour entre présent et passé. Le dynamise est ensuite créé par l’histoire avec des rebondissements. Parfois ils se font un peu attendre et l’histoire traîne malheureusement. Je n’arrive pas à me l’expliquer, mais quand j’étais plongée dans la lecture, le récit avançait bien, mais dès que je m’arrêtais , j’ai eu à chaque fois du mal à me replonger dans l’histoire.

Les personnages apportent de l’exotisme, entre la tueuse aux couteaux, l’asiatique qui joue avec la lumière, le magicien…. et notre héroïne Esta qui joue avec le temps. Je n’ai pas adhéré à 100% à son personnage. J’ai eu du mal à voir comment elle pouvait être vraiment crédible dans ses voyages dans le passé, même si elle avait eu des entraînements. De plus ses problèmes se sont  à chaque fois réglé très facilement, sans beaucoup de détail, du genre : hop je suis sortie de prison sans problème. Comment ? Je suis une voleuse, voilà ça explique tout.

Pour conclure, j’ai trouvé cette lecture sympathique, mais avec un manque de profondeur et de complexité. Pourtant le concept d’une barrière magique empêchant les mages de sortir de New-York était intéressant. Je pense, cependant, que ce livre plaira sans problème à un public un peu plus jeune.

Oui, les voyages dans le temps comportaient des risques mais le professeur Lachlan lui avait appris que le temps était un peu comme un livre : on pouvait arracher une page, barrer un mot çà et là, le récit resterait le même, en dépit de quelques trous. Il avait toujours dit qu’il faudrait quelque chose de monumental pour modifier la fin.

Comme révéler ses pouvoirs à des membres de l’Ordre, apparemment.

D’autres avis chez : Le chat du Cheshire, Mylène, Licorne

Rouge toxic de Morgane Caussarieu

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Auteur :  Morgane Caussarieu –  Editions   ActuSF collection Naos-  Parution :  15/02/2018  – 352 pages – Prix : 14.90€– Genre : Fantastique

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Faruk, et pour subsister, il me faut boire votre sang.

Je vivais tranquillement ma non-vie dans les bas-fonds de San Francisco, quand ce type a débarqué pour me confier une mission difficile à refuser.

Me voilà sur les bancs de Mission High School, à suivre comme une ombre Barbie, une orpheline aussi intrigante que réfractaire à mes charmes. Et croyez?moi, survivre dans la jungle du lycée, ce n’est pas de tout repos, même pour un vampire. Surtout pour un vampire…

Mais d’elle ou de moi, qui sera le plus toxique ?

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Le passeur de Lois Lowry

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Auteur : Lois Lowry – Traduction : Frédérique Pressmann – Editions L’école des loisirs (Médium)-  Parution : 11/10/11 pour cette édition   – 222 pages – Prix : 8€– Genre : Science Fiction, Dystopie, Young Adult

Quatrième de couverture :

Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d’individu n’existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont « élargis ». Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.

Mon avis :

Vous a-t-on déjà conseillé de lire Le passeur ? Moi oui, à de nombreuses reprises. Tant et si bien qu’une amie me l’a offert lors d’un swap. Depuis, j’attendais la bonne occasion de l’ouvrir, ayant un peu peur d’être déçue après avoir lu autant d’éloges.

Le début m’a scotchée. Pas d’émotion dans ce monde aseptisé. Pas de colère, pas de douleur. Il y a une procédure, un médicament pour tout. Si vous rêvez, il faudra raconter votre rêve à votre famille le lendemain. Famille construite par les dirigeants, suivant la raison. Pas d’amour non plus…

Ce monde si étrange, l’auteure nous le présente de façon clinique. Sans jugement, avec précision, elle nous permet de l’imaginer. Il dépasse largement les pires dystopies. Les humains sont transformés en robot.

A moins que… le sont-il tous ? Mais je n’ai pas envie de vous en dévoiler plus sur l’histoire, car elle est assez courte.

Je peux juste vous dire que si vous n’avez pas lu le passeur, il faut le lire, car autrement ce serait passer à côté de quelque chose. Imaginez, que serait un monde sans amour, sans couleur ? Lois Lowry nous le fait toucher du bout du doigt, bravo.

Même l’union des conjoints était étudiée tellement à fond qu’un adulte qui avait déposé une demande pour recevoir un conjoint pouvait attendre des mois ou parfois même des années avant qu’une union ne soit approuvée et annoncée. Tous les facteurs – caractère, niveau d’énergie, intelligence et centres d’intérêt – devaient se correspondre et s’équilibrer parfaitement.

D’autres avis chez : Lupa, Mypianocanta, Sia, Rose…

session 2   L

Un palais d’épines et de roses, tome 1 de Sarah J. Maas

 

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Auteur : Sarah J. Maas  –  Editions La Martinière jeunesse – Parution : 09/02/2017 – 522 pages – Prix : 18.90 € – Genre : young adult, fantasy, romance

 

Quatrième de couverture :

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.

Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ?
A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

 

Mon avis :

Je connais l’auteure à travers sa série Keleana, dont j’ai lu les trois premiers tomes (seuls publiés en Français, malheureusement).  J’ai adoré cette série, où l’héroïne n’est pas une potiche et est une formidable combattante. La lecture du premier tome m’avait d’ailleurs très agréablement surprise. Quand Babelio a proposé Un palais d’épines et de roses dans le cadre d’une opération masse critique, je ne pouvais que me précipiter ! Et j’ai eu la chance d’être sélectionnée.

Une fois ouvert, ce premier tome fût rapidement dévoré , en une journée pour tout vous dire. L’histoire (qui n’est pas sans rappeler La belle et la bête) est entraînante. Notre héroïne Feyre se retrouve emportée de l’autre côté du mur, qui sépare humains et Fae. Elle découvre ce peuple qui la terrifiait et apprend à l’aimer (mon résumé est assez caricatural, mais représente bien le fond de l’histoire). Mais voilà, il y a forcément une autre histoire cachée derrière son enlèvement et tout n’est pas si beau en faërie. TADAAAAM, surpriseeee. Comme pas mal de roman young adult (et d’autres en fantasy d’ailleurs), on tombe dans une trame assez classique. En fait celle-ci ne m’a pas vraiment gênée, je tique un peu dessus car elle est assez voyante, mais surtout parce qu’elle est enrobée de guimauve sentimentale.

Le style de l’auteur est toujours aussi efficace, autrement je n’aurai pas lu ce livre en une journée. Elle gère bien les phases d’action et celles plus calmes. Mais cette fois-ci, les ficelles de l’intrigue était un peu grosse et il y avait trop de romance pour moi. Ce roman a sans doute souffert de la comparaison inévitable, que j’ai faite avec Keleana.

Ici notre héroïne est débrouillarde, mais apparaît un peu plus godiche que Keleana. C’est sans doute lié la différente entre le fait de grandir dans une masure à la campagne ou bien élevée par des assassins… Je devrais être un peu plus gentille avec Feyre 😉 . Elle est douée pour la chasse, une vraie survivante. Malheureusement, elle devient complètement mièvre concernant Tamlin. Donc, en gros, je ne lui pardonne pas son amour fou, j’aurai préféré qu’elle reste un peu plus sauvage (mais là je réécris le livre).

Pour conclure, j’ai passé un moment agréable avec cette lecture, qui se dévore facilement. Mais mon plaisir à un peu été gâché par des ficelles trop grosses au niveau de l’intrigue narrative et pas une présence trop importante de la romance.

 

 

« – J’ai eu bien des amantes, avoua-t-il soudain. Dames de la noblesse, guerrières, princesses…
Je fus saisie de rage, une rage viscérale, à l’idée de ces femmes… de leur rang, de leur beauté indéniable, de leur intimité avec lui.
– Mais elles n’ont jamais compris ce que cela signifie pour moi de veiller sur mon peuple et sur mes terres, poursuivit-il. Toutes les cicatrices que cela laisse et toutes les épreuves que l’on doit surmonter.
Ma jalousie furieuse se dissipa comme la rosée au soleil tandis qu’il souriait devant mon tableau.
– Ceci me le rappelle, dit-il.
– Quoi donc ?
Il abaissa le tableau et me regarda droit dans les yeux, comme pour me sonder jusqu’au fond de l’âme.
– Que je ne suis pas seul à ressentir tout cela, répondit-il.
Cette nuit-là, je ne verrouillai pas la porte de ma chambre. « 

D’autres avis chez : GilwenLea, Phooka

L’aura noire de Ruberto Sanquer

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Auteur : Ruberto Sanquer  – Couverture : Danièle Gaspari – Editions Scrinéo- Parution : 26/01/2017 – 467 pages – Prix :   17.90 € – Genre : Fantasy, Young Adult

 

Quatrième de couverture :

Comment affronter le destin quand on est une ado comme les autres ?
Que l’on travaille d’arrache-pied pour devenir une sorcière-guérisseuse ?
Que l’on est amoureuse alors que c’est interdit ?
Qu’une terrible malédiction tue précisément tous ceux que vous aimez ?

Un démon majeur, tiré d’un sommeil séculaire, assoiffé de vengeance et de conquête, refait surface trois mille ans après l’Apocalypse qui a anéanti la Terre Arcane.
Dans ce nouvel univers, les arbres ont acquis une conscience, et les humains des pouvoirs singuliers. Ainsi en est-il de treize apprenties sorcières qui ignorent encore que le poids du monde repose sur leurs épaules. Et parmi elles, Louyse… choisie par la destinée pour barrer la route de cette force démoniaque.

 

Mon avis :

Toujours avide de découverte et ayant eu de nombreuses bonnes surprises chez Scrineo, je me suis laissée tenter par la lecture de L’aura noire. La couverture était également très attirante.

Le début de l’histoire démarre bien avec des histoires de sorcières, de démons… qui accrochent la lectrice que je suis. J’ai apprécié l’organisation des sorcières, leur système d’école et les différents rites initiatiques basés sur le sabbat. On retrouve une trame assez classique dans le genre young adult, avec une héroïne orpheline qui doit faire ses preuves. 
L’histoire m’a globalement plu, mais je l’ai trouvée parfois un peu irrégulière au niveau du rythme et de la qualité de l’intrigue. Les rebondissements sont parfois un peu téléphonés et maladroits.
L’héroïne, Louyse,me semblait bien sympathique au départ, motivée, combattante, courageuse. Mais vers la moitié du livre, elle est devenue bien trop mièvre pour moi. Un peu de romance est souvent la bienvenue dans du young adult, mais là c’était un peu trop niais. Notre héroïne se retrouve transformée en godiche enamourée.
Pour conclure, ce fût une lecture en demi-teinte avec de très bon moments de lecture très agréables, une histoire avec du potentiel et d’autres moments un peu pénibles qui trainaient en longueur.

D’autres avis chez : Mycoton, Le comptoir de l’écureuil, Phooka