Aeternia, tome 2 : L’envers du monde de Gabriel Katz

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Auteur : Gabriel Katz- Edition Pocket –   Parution :  10/11/2016  – 448 pages – Prix : 8.60€– Genre : Fantasy, dark fantasy

Quatrième de couverture :

C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ?

Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…

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Déracinée de Naomi Novik

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Auteur : Naomi Novik-  Traduction : Benjamin Kuntzer- Edition J’ai lu –   Parution :  26/09/2018  – 512 pages – Prix : 8.50€– Genre : Fantasy, conte

Quatrième de couverture :

Depuis toujours, le village de Dvernik est protégé des assauts du Bois – une forêt maléfique douée d’une volonté propre – par le « Dragon », un puissant magicien. Celui-ci, en échange de ses services, prélève un lourd tribut : à chaque génération, la plus jolie jeune femme de la communauté disparaît dans sa tour. Cette année, c’est Kasia qui sera choisie. Forcément, c’est la plus belle, la plus populaire.
Personne n’en doute, et encore moins Agnieszka, qui n’a jamais voulu de cet honneur. Mais les choses ne vont pourtant pas se passer comme prévu, et Agnieszka va découvrir un monde au-delà de l’entendement…

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Le cycle de Syffe, tome 1 : L’enfant de poussière de Patrick K. Dewdney

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Auteur :  Patrick K. Dewdney –  Illustrations : Fanny Etienne-Artur- Editions  Au diable Vauvert-  Parution :  17/05/2018  – 624 pages – Prix : 23€– Genre : Fantasy

Quatrième de couverture :

La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

Mon avis :

Dévoré en mai, je ne m’étais pas encore posée pour mettre au clair mes idées. Car voyez-vous, je l’ai adoré ce livre. Mais pourquoi ? Grande question.

Pour l’histoire ? On retrouve une quête initiatique assez classique en fantasy. Un orphelin qui va devoir se débrouiller pour survire au milieu des intrigues et des guerres.  Mais cet univers est assez original et très riche, on y rencontre un médecin arabe, des esprits de la forêt, des peuplades nomades, des guerriers qui font penser aux chevaliers germains, des intrigues politiques, un brin de magie….  le tout construit avec minutie. L’auteur prend vraiment le temps de construire cet univers et de placer pas à pas les pions sur son échiquier.

Pour l’écriture ? Plus de 600 pages, dévorées en  quelques jours, sans s’en rendre compte. Le texte coule tout seul, il se lit sans difficulté, même si le récit est très riche et avec beaucoup de plaisir.

Pour les personnages ? Nous suivons les aventures de Syffe, un orphelin qui va passer de la boue au palais, pour finir traqué dans la forêt et apprenti guerrier. Ça fait beaucoup en peu de temps pour un seul enfant, rien ne lui sera épargné, mais cela reste toujours crédible et les sentiments de Syffe sont toujours justes.  Mais il n’est pas seul, de nombreux personnages intrigants et intéressants croisent sa route comme le première-lame Hesse, ses compères d’enfance, les membres des clans…

Parce que c’est le premier tome de sept? Et quel bonheur de pouvoir lire sept tomes de cette qualité! Le deuxième tome est d’ailleurs sur le point de sortir.

Parce que la couverture est magnifique et qu’il y a des illustrations à l’intérieur ?

Tout simplement pour tout ça. Je me suis régalée et j’ai hâte de lire la suite des aventures de Syffe.

Il n’est pas déshonorant qu’un homme reste à la yourte pour s’occuper des enfants et des tâches ménagères pendant que sa femme part sur la piste du gibier. Dans les Hautes-Terres, le pragmatisme est un art de vivre et, si une jeune fille tire mieux que son frère ou porte mieux l’épée, il est naturel que ce soit elle qui hérite des armes de la famille.

 

Comme tous les petits enfants, je rêvais stupidement d’aventures et de gloire et je m’imaginais que ce que le Var grisonnant me proposait c’était l’incarnation tangible de ces mêmes rêves stupides. je me voyais déjà grand et altier, vêtu d’une armure sur un destrier scintillant. La réalité était tout autre, bien sûr, et durant les heures qui suivirent, Uldrick tenta de me faire comprendre ce qu’était la guerre, la terreur, la boucherie et les hurlements. Si ces récits morbides tempérèrent quelque peu mon enthousiasme initial, je m’accrochai malgré tout à mon idée.

D’autres avis chez : Au pays des caves Troll, Blackwolf, Lorhkan, Joyeux Drille...

Daughter of the Burning City de Amanda Foody

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Auteur : Amanda Foody – Editions Harlequin Teen –  Parution : 25/07/2017  – 384 pages – Prix : 10.99$ – Genre : fantasy, young adult

Quatrième de couverture :

Sixteen-year-old Sorina has spent most of her life within the smoldering borders of the Gomorrah Festival. Yet even among the many unusual members of the traveling circus-city, Sorina stands apart as the only illusion-worker born in hundreds of years. This rare talent allows her to create illusions that others can see, feel and touch, with personalities all their own. Her creations are her family, and together they make up the cast of the Festival’s Freak Show.
But no matter how lifelike they may seem, her illusions are still just that—illusions, and not truly real. Or so she always believed…until one of them is murdered.
Desperate to protect her family, Sorina must track down the culprit and determine how they killed a person who doesn’t actually exist. Her search for answers leads her to the self-proclaimed gossip-worker Luca, and their investigation sends them through a haze of political turmoil and forbidden romance, and into the most sinister corners of the Festival. But as the killer continues murdering Sorina’s illusions one by one, she must unravel the horrifying truth before all of her loved ones disappear.

Traduction de la quatrième de couverture (approximative et très personnelle) :

Sorina, qui a 16 ans, a passé la plus grande partie de sa vie à l’intérieur des frontières fumantes, du Festival Gomorrah. Pourtant, même parmi les nombreux membres étranges de ce cirque-ville itinérant, Sorina se différencie, étant la seule créatrice d’illusion depuis plusieurs centaines d’années. Ce talent rare, lui permet de créer des illusions que les autres peuvent voir, sentir et toucher  et qui ont leur propre personnalité. Ses créations sont sa famille et ensemble ils forment les membres du Spectacle « Freak show » du Festival.

Mais, même si ses créations semblent vivantes, ses illusions ne sont, que, des illusions, pas vraiment réelles. C’était ce qu’elle pensait, jusqu’à ce que l’une d’elles se fasse assassiner.

Désespérée de ne pouvoir protéger sa famille, Sorina doit traquer les coupables et comprendre comment ils ont pu tuer une personne qui n’existe pas vraiment. Son besoin de réponse  la mènera vers l’auto-proclamé expert en potins, Luca. Leur enquête les fera traverser les brumes des crises politiques et d’amour interdit et les mènera dans les coins les plus sinistres du Festival. Mais comme le tueur continue d’assassiner ses créations une par une, elle doit éclaircir l’horrible vérité avant que tous ceux qu’elle aime ne disparaissent.

Mon avis

J’ai reçu ce livre dans la box Fairy loot de juillet. C’était donc une totale surprise et je n’avais jamais entendu parler de l’auteure.  J’ai trouvé la couverture très belle. La quatrième de couverture avec cette histoire d’illusion et de cirque un brin fantomatique était, de plus,  assez intrigante. J’ai donc décidé de me laisser tenter.

Le début nous permet de rentrer en douceur dans l’histoire en découvrant Sorina et la famille qu’elle s’est créée : des illusions faites réelles, ainsi que l’étonnant et immense festival itinérant : Gommorah. Si on baigne en pleine fantasy avec un monde qui  n’existe pas, des pouvoirs imaginaires, le genre du récit se rapproche plus du thriller. En effet, les membres de la famille de Sorina sont assassinés un par un. Elle va mener l’enquête, accompagné de Luca. Surprises et retournements de situation seront de la partie. Un peu de romance aussi, malheureusement moins bien intégrée dans l’histoire.

J’ai adoré l’ambiance de Gommorah, ce cirque géant, un peu fantomatique, toujours baigné de fumée. Freakshow et diseuses de bonne aventure en façade, coupe gorge et personnages aux mœurs légères dans ses bas-fonds. L’auteure a vraiment réussi à créer une ambiance très particulière. Le récit est plutôt bien mené, mais avec quelques lenteurs au milieu et un bémol sur l’histoire d’amour qui est de trop pour ma part.

J’ai apprécié le côté Freak show de Sorina, qui n’a pas d’yeux et de sa famille bizarroïde. Il y a Tree moitié homme, moitié arbre, Venera qui peut voler, Gill dont la tête doit rester dans l’eau pour pouvoir respirer….  tous plus bizarres les uns que les autre. Luca apparaît beaucoup plus lisse, mais son talent est de ne jamais mourir. Il gagne sa vie en proposant aux visiteurs de le tuer. Ce qui rattrape son côté beau gosse.

Pour conclure, j’ai passé un agréable moment de lecture. Les quelques longueurs et l’amourette maladroite de l’héroïne ont été rattrapés par l’ambiance et la galerie de personnages étranges.

 

D’autres avis chez : Karakin, Tanuki…

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Les griffes et les crocs de Jo Walton

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Auteur :Jo Walton  – Traducteur : Florence Dolisi – Edition : Denoël, collection Lunes d’encre – Parution : 21/09/2017 –   400 pages – Prix : 21.90 € – Genre : fantasy

 

Quatrième de couverture :

Bon Agornin repose sur son lit de mort, à proximité de son trésor. Il vit ses derniers instants et toute sa famille est là : son fils Penn, qui est prêtre ; sa fille Berend, qui a fait un beau mariage ; Avan, qui suit son petit bonhomme de chemin à Irieth ; Haner et Selendra, les cadettes. Bon Agornin tient absolument à se confesser à son fils aîné. Il veut partir absous de ses péchés, d’autant que ceux-ci sont immenses : afin de pouvoir devenir un dragon de soixante-dix pieds de long, capable de voler et de cracher du feu, Bon a dévoré son frère et sa soeur. C’était une autre époque , se justifie-t-il, avant de mourir. Avant d’être dévoré à son tour par ses héritiers, comme le veut la coutume chez les dragons

Mon avis :

J’ai commencé à lire les livres de Jo Walton dès les premiers traduits et depuis je n’arrête plus. J’avoue que la présentation de Les griffes et les crocs m’a beaucoup intriguée, car il semblait radicalement différent de ses autres livres. Finalement, on retrouve pas mal de point commun.

« Radicalement différent » car ici, il est question de dragons. Attention, pas le dragon qui interagit avec les humains, non, des dragons qui ont des histoires entre dragons, qui portent des robes, travaillent, se marient… Il faut donc s’habituer dans un premier temps à cette ambiance un peu particulière. Passé cela, j’ai découvert une histoire à la Jane Austen (oui vous avez bien lu, Jane Austen chez les dragons).  Les problématiques rencontrées par les dragonnelles sont les même que les jeunes anglaises de l’époque victorienne : avoir une bonne réputation, une belle dote afin de faire un mariage convenable. Ici le risque est plus flagrant, les dragonnelles pouvant finir dévorées… L’auteur a retranscrit les codes de l’époque dans le monde des dragons et les appétits humains, en appétits plus visibles : les plus faibles se font manger par les plus forts.

Je ne rentrerai très en détail dans l’histoire à proprement parlé. Bon Agornin vient à mourir, ce père de famille qui s’est élevé dans la société par le travail, a 5 enfants : un fils prêtes, un fils qui travaille dans les affaires, une fille déjà mariée (dont la dote a bien puisé dans le trésor familiale) et deux autres jeunes filles encore à marier. Que va-t-il se passer à sa mort, que vont devenir les différents protagonistes ? Là je vous laisserai lire le livre.

J’évoquais des points commun avec les précédents romans de Jo Walton (précédent dans l’ordre de parution en France). On retrouve la même ambiance, un peu insouciante, avec des personnages féminins souvent naïfs et démunis. Les mêmes thèmes sont abordés comme la place de la femme dans la société, ou encore l’éducation et les conditions de vie/droit des personnages en fonction de leur naissance. L’auteur dénonce encore plus ces différents points en utilisant les dragons.

Pour conclure, j’ai apprécié cette lecture, même si parfois j’ai été gênée par l’ambiance un peu naïve du roman. L’utilisation de cette société de dragon à la sauce victorienne est vraiment surprenante, d’autant plus qu’elle véhicule de nombreux messages.

« Vous avez pris ce détail pour argent comptant, car vous êtes d’aimables lecteurs.
Vous ne faites pas partie de ceux, cruels et voraces, qui se rendent parfois au siège des éditeurs pour déchiqueter et dévorer les auteurs qui les auraient contrariés.  » 

D’autres avis chez : Nanet, Bouch‘, Dup, Albédo