Tous les oiseaux du ciel de Charlie Jane Anders

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Auteur :  Charlie Jane Anders –  Traduction : Laurent Queyssi- Editions  J’ai lu, collection Nouveaux millénaires-  Parution :  16/05/2018  –  382 pages – Prix : 21€– Genre : difficile de le classer dans une catégorie : SF-fantastique

Quatrième de couverture :

Patricia Detfine, sorcière philanthrope qui parle le langage des animaux, et Laurence Armstead, génie de l’informatique qui déteste qu’on l’appelle Larry, étaient faits pour se rencontrer. Tous deux sont des parias, incompris de leurs familles et méprisés par la société, mais l’un comme l’autre sont appelés à connaître un destin exceptionnel. Alors que la fin du monde approche, ils vont devenir à leur corps défendant les champions d’un conflit qui les dépasse et dont dépend le sort de l’humanité. À moins que le lien indéfectible qui les unit ne porte en lui les clés d’une troisième voie…

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Le cœur perdu des automates de Daniel H. Wilson

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Auteur : Daniel H. Wilson –  Traduction : Patrick Imbert- Edition Fleuve, collection Outrefleuve-  Parution :  13/09/2018  – 416 pages – Prix : 21.90€– Genre : Science-Fiction, Steampunk

Quatrième de couverture :

Moscou, 1709. Un automate reprend vie dans un atelier, aux côtés d’une poupée à la mécanique tout aussi précise et complexe que la sienne, sa soeur. Doués de parole et d’une âme, ils ont pourtant tout oublié de leur passé. Et de la guerre qui déchire leurs semblables.
De nos jours. Fascinée par les automates, June parcourt le monde à leur recherche, brûlant de percer leur mystère. Elle possède un étrange legs de son grand-père : une sorte de coeur finement ouvragé, réceptacle, elle le sent, d’un secret intemporel et d’une histoire épique. En effet, si les automates existent depuis la nuit des temps, dissimulés parmi les hommes, le compte à rebours pour leur survie a débuté. Et c’est June qui en détient la clef.

Mon avis:

J’avais vu passer un précédent livre de l’auteur : Robopocalypse, mais sans franchir le pas de la lecture. J’avoue que cette fois-ci j’ai complètement craqué pour la couverture.

Nous allons suivre deux temporalités dans cette histoire, scindant le récit en deux parties quasiment égales. Une qui débute en 1709 et qui va progresser rapidement en sautant des années, présentant la vie de deux automates Pierre et Helena ; une autre qui commence de nos jours et qui va suivre le cours normal du temps, présentant les aventures de June, une humaine. Elles s’alternent rapidement dans le récit. Je pense que cette alternance était un peu rapide pour moi et j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Il m’a bien fallu la moitié du livre pour commencer à m’immerger complètement dans le récit et attendre avec impatience le dénouement de l’histoire.

Pourtant l’univers avait tout pour me plaire, une partie du récit se passe au temps de la grande Russie, puis de l’Angleterre pré-victorienne, il y a des automates, des combats, des technologies futuristes… Mais j’ai mis du temps à accrocher, pénalisant mon ressenti global.

Pourtant, j’ai apprécié cette histoire d’automates qui se font passer pour des humains et dont la technologie dépasse largement celles des humains. June se retrouve au milieu d’une guerre entre deux factions aux pouvoirs hors normes. On peut d’ailleurs se demander à quoi servent les humains dans cette histoire ? A ancrer l’histoire dans le présent peut-être. A permettre à l’histoire d’exister sans doute. Si June n’était pas détentrice de cette pièce d’automate, le cœur du récit n’existerait pas.

Pour conclure, j’ai apprécié ma lecture sur la fin, ayant envie de connaître le dénouement de cette histoire. Mais il m’a bien fallu la moitié du livre pour rentrer dans le récit, ce qui est bien dommage. Une bonne moitié de livre qui m’a plu, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Je découvre les limites de mon propre corps ; dans la résistance de ma chair, dans la puissance de ma poigne. Je fouille dans mon esprit, en quête d’une réponse à fournir à Favo. Là, je découvre un autre principe, irréfutable, encore plus fort que la présence tangible de mon existence. C’est ma raison d’être – un but singulier, taillé dans le marbre de mon esprit.

Il existe un mot qui forme l’ossature même de mon être.

Je reporte mon attention sur le vieil homme, le cuir de mes lèvres se craquelle quand je prononce la Parole pour la première fois.

— Pravda, dis-je. Je suis l’union de la vérité et de la justice.

Back to the past, ma bibliothèque mai 2018 (aïe aïe aïe)

Je vous avais promis un mois de mai plus chargé, c’est chose faite! 11 entrées, merci les Imaginales 😀

Hum… le retour des Imaginales

Le roi des fauves de Aurélie Wellenstein : J’en ai souvent entendu parler, mais jamais tenté. Le double effet Imaginales, un blogopotes m’a fait craquer. Dark fantasy.

Chéloïdes : Chronique punk de Morgane Caussarieu : Je n’avais pas encore acquis ce livre de Morgane Caussarieu, il était temps que je répare cela. Pour le type de récit, eh bien je ne sais pas. Nous verrons à la lecture 😉

Le livre malazéen des glorieux défunts / Le livre des martyrs, tome 1 : Les jardins de la lune de Steven Erikson : La nouvelle publication et nouvelle traduction de cette série de Fantasy a fait beaucoup de bruit. L’auteur étant présent, c’était l’occasion de se laisser tenter.

Crépuscule des arcanes, tome 2 : La Voyante des Trois-Rivières de Sébastien Chartrand : J’avais bien aimé le tome 1 de ce récit fantastique qui se passe au Québec. J’ai aussi profité de la venue de l’auteur pour avoir le second exemplaire dédicacé.

Célestopol de Emmanuel Chastellière : Déjà lu (et chroniqué) mais je n’avais pas encore mon propre exemplaire. C’est chose faite !

Kabu Kabu de Nnedi Okorafor : J’ai adoré Qui a peur de la mort, j’ai donc voulu découvrir ce recueil de nouvelles tout juste publié.

Anthologie 2018 des Imaginales : Créatures : L’achat traditionnel des Imaginales.

 

Autres livres

Tous les oiseaux du ciel de Charlie Jane Anders : Le pitch m’a séduit, entre sorcellerie et geek culture. Un combo étrange qui a reçu le prix Nebula.

Le cycle de Syffe, tome 1 : L’enfant de poussière de Patrick K. Dewdney : Une couverture magnifique, une quatrième de couverture intéressante, de la fantasy française. Laissons-nous tenter!

 

BD

Vous avez peut-être vu passer les billets de blog d’Emma. Celui sur la charge mentale a pas mal fait le tour des réseaux sociaux. J’ai décidé de me pencher sur ce qu’elle écrivait, du coup j’ai commandé ses deux publications.

Un autre regard, tome 1 de Emma et Un autre regard, tome 2 de Emma

 

Audiobook

A l’ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust : J’ai lu Du côté de chez Swann il y a quelque temps. Je me suis dit que l’audiobook devait être une bonne solution pour continuer à découvrir Proust, en profitant des embouteillages.

La Route de Cormac McCarthy

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Auteur :  Cormac McCarthy  –  Traduction : François Hirsch -Editions  Points –  Parution :   07/05/2009 – 251 pages – Prix : 6.80€– Genre : Science Fiction, post apocalyptique

Quatrième de couverture :

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Dans la pluie, la neige et le froid,  ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

Mon avis :

On (amis, blogueurs, famille…) m’a souvent dit qu’il fallait le lire. Ou à propos d’autres livres (comme Les faucheurs sont les anges) qu’ils faisaient quand même beaucoup penser à La route. Je me suis enfin fait mon avis.

Comment vous parler de ce livre si vous ne l’avez pas lu? Ce n’est pas simple, car il est très spécial.

Ce qui frappe en premier c’est l’écriture. Et là je dirai que ça passe ou ça casse. Nous sommes bien loin des textes habituels pour ce genre d’univers. Ici l’écriture est poétique. Les phrases sont très courtes, faisant penser parfois à des haïkus. Et cette écriture si spéciale, sert à décrire un monde détruit, des horreurs, la peur. Provoquant comme un choc. Pas de fioriture, le monde tel que nous le connaissons n’existe plus. Il faut trouver un nouveau rythme pour survivre. Et ce rythme transparaît dans l’écriture.

Ils fouillaient les ruines carbonisées de maisons où ils ne seraient pas entrés avant. Un cadavre flottant dans l’eau noire d’une cave  entre les détritus et les canalisations rouillées. Il était dans une salle de séjour en partie incendiée et à ciel ouvert.

Pas à pas, nous allons suivre ce père qui tente de rejoindre des côtes plus hospitalières, accompagné de son fils. Qu’est-ce qui s’est passé? nous ne le savons pas. Qu’est-ce qu’il reste ? pas grand chose, un monde en ruine, recouvert de cendres et de neige. Nous sommes bien loin des univers post-apocalyptique classique. Ici presque plus d’animaux, les plantes sont mortes. Comment survivre? et on en vient à se poser la question de « pourquoi survivre », « pourquoi continuer à avancer ».

L’auteur nous propose une piste pour répondre à ces questions : l’amour. L’amour de ce père pour son fils le fait continuer envers et contre tout. Est-ce que cela suffira? Là je vous laisse lire le livre et ne vous en dirais pas plus.

Pour conclure, je vous recommande cet étrange roman post-apocalyptique. J’ai été séduite par l’écriture si spéciale de ce récit et par son rythme, en mode survie.

 

Il sortit dans la lumière grise et s’arrêta et il vit l’espace d’un bref instant l’absolue vérité du monde. Le froid tournoyant sans répit autour de la terre instestat. L’implacable obscurité. Les chiens aveugles du soleil dans leur course. L’accablant vide noir de l’univers. Et quelque part deux animaux traqués tremblant comme des renards dans leur refuge. Du temps en sursis et un monde en sursis et des yeux en sursis pour le pleurer.

D’autres avis chez: Blackwolf, La chèvre grise, Rose, Un chocolat dans mon roman, Nathalie

Mes lectures de mai 2018

« En mai, fait ce qu’il te plaît ». Eh bien, un peu de lecture me semble une bonne idée !

Monts et merveilles, tome 1 : Opération Sabines de Nicolas Texier : Je n’ai pas trop accroché à cette histoire. La faute à l’histoire ou au style, je ne sais pas trop. En tout cas, les aventures de Julius Khool, légionnaire et de Carroll Mac Maël Muad, étudiant magicien, m’auront laissé de marbre. Pourtant il leur en arrive des aventures. Fantastique. 15

Le Crépuscule des arcanes, tome 1 : L’Ensorceleuse de Pointe-Lévy de Sébastien Chartrand 17

Le cycle de Syffe, tome 1 : L’enfant de poussière de Patrick K. Dewdney   18

Les vampires de Chicago, tome 08 : On ne mord que deux fois de Chloe Neill : J’ai laissé pas mal de temps entre ma lecture du tome 7 et celle du tome 8. Le tome 6 m’avait déçu avec comme un air de Buffy contre les vampires quand Willow devient une grande méchante sorcière et qu’elle veut détruire le monde et le tome 7 ne m’avait pas laissé un grand souvenir. Dans ce tome-ci, on est revenu à une histoire 100% originale. J’ai retrouvé le divertissement tant attendu. Merit garde son caractère bien trempé. Des rebondissements sont à prévoir avec l’implication de sa famille, ce qui amène un peu de piquant. Un bon moment de détente. Urban fantasy. 17