nouvelles – Les lectures de Mariejuliet

Anthologie des Utopiales 2016

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Auteur : Paolo BACIGALUPI, Ugo BELLAGAMBA, Karim BERROUKA, Simon BRÉAN, Catherine DUFOUR, Estelle FAYE, Raphaël GRANIER DE CASSAGNAC, Lev GROSSMAN, Olivier PAQUET, Ménéas MARPHIL, Ann LECKIE, Gérard KLEIN, Jean PETTIGREW  –  Editions ActuSF – Parution : 03/11/2016 – 349 pages – Prix :  15  € – Genre : nouvelles, Science-fiction

 

Quatrième de couverture :

En 2016, les treize nouvelles de l’anthologie officielle des Utopiales s’interrogent sur la thématique de la machine.

Pèle-mêle, on y croise ainsi une vieille dame artificielle pas décidée à mourir, un diable lumineux gardant un terrible secret, un homme dont plus de 50 % du corps a été remplacé par des prothèses, une femme robot aux charmes ambigus…
… mais aussi un concert virtuel plus vrai que nature, des tofus permettant de voyager dans l’espace, une course-poursuite de magiciens, un étrange artefact martien, un gentleman aux manières trop parfaites, un jeu vidéo meurtrier, une montre à l’origine de curieux décalages temporels, des truites psalmodiant en choeur «Innsmouth» et même André Brahic et une licorne.

Treize textes pour s’émerveiller, s’interroger et se marrer franchement, portés par treize plumes incontournables de l’imaginaire actuel, francophone comme étranger.

Mon avis :

Et c’est l’heure du retour de la vengeance, de la traditionnelle lecture commune, de l’anthologie des Utopiales avec Blackwolf! Le format anthologie va très bien avec la lecture commune et cette dernière facilite une lecture (plus ou moins) rapide de l’anthologie. Une lecture en mars cette année, oui la chronique a un peu tardé.

  • « De l’outil à la machine, et au-delà » de Gérard Klein (Préface)

Une introduction très intéressante au thème de la machine, bien construite. On a l’impression de recevoir un cour magistrale, parfois un peu complexe.

 

  • « La vieille dame » de Simon Bréan – INÉDIT

Cette première nouvelle nous fait rentrer pleinement dans le sujet et de façon très sympathique. J’ai beaucoup apprécié ce texte léger, qui présente les Intelligences Artificielles de façon très étonnante. On retrouve le thème du combat de l’homme contre la machine, abordé avec doigté. Une nouvelle qui m’a donné envie de découvrir d’autres textes de l’auteur.

 

  • « Pour Hesperia et pour la gloire » d’Ann Leckie (traduction : Erwan Devos et Hermine Hémon) – INÉDIT

A l’époque de cette lecture, je n’avais pas encore lu de texte de Ann Leckie. Heureusement que mon camarade de lecture m’a indiqué que ses livres étaient meilleurs que la nouvelle, car je suis complètement passée à côté. Le texte ne répond pas vraiment au thème, une histoire de voyage à travers une porte et de vie sur Mars. Mais ce qui m’a surtout gênée c’est un manque de cohérence. Je me suis creusée la tête pour enrichir ma lecture (en imaginant des cas tordus), mais non, rien à faire. Suivante !

  • « Deep Space Mine » de Catherine Dufour

J’ai beaucoup accroché au départ, des ados élevés par des robots grand frère qui remplacent des parents démissionnaires, ça nous faisait un bon terreau d’histoire. Malheureusement au fur et à mesure l’histoire part dans tous les sens. Et malgré de très bonnes idées, comme celle d’un jeu qui évoluerait en fonction de la personnalité des joueurs, je n’ai pas adhéré à la fin de l’histoire.

 

  • « La machine de l’année » de Raphaël Granier de Cassagnac – INÉDIT

Cette nouvelle se passe dans l’univers de Thinking eternity. Elle met en lumière l’un de ses personnages. J’ai apprécié ce micro spin-off. Une nouvelle agréable à lire.

 

  • « Fin de partie » de Lev Grossman. (Traduction : Jean-Daniel Brèque) – INÉDIT

Je ne connaissais pas l’univers des Magiciens de Lev Grossman. Je l’ai découvert avec plaisir dans ce texte tout en action et très rythmé (et un peu hors sujet…). Une nouvelle pop-corn qui se dévore facilement.

 

  • « Le Diable » d’Estelle Faye – INÉDIT

On retrouve bien la patte de l’auteur ici, avec des personnalités troubles et beaucoup de réflexion sous-jacente. L’obscurantisme religieux et le diable sont les thèmes principaux de la nouvelle. Mais qui est le diable ? La nouvelle est un peu courte pour aborder toutes les idées évoquées. Elle prend son temps au départ et la fin se révèle abrupte, j’en aurai voulu plus. Une de mes nouvelles préférées de l’anthologie.

 

  • « La montre » de Ménéas Marphil – INÉDIT

Nous ne sommes pas vraiment libres, nos choix sont prédictibles. Voici en quelques mots un résumé de cette nouvelle qui enfonce des portes ouvertes et est assez caricaturale.

 

  • « Purple Brain » d’Ugo Bellagamba – INÉDIT

Une nouvelle hommage à André Brahic, astrophysicien décédé en 2015. Difficile à apprécier à sa juste valeur quand on n’a pas connu le personnage.

 

  • « Tokyodôme » d’Olivier Paquet – INÉDIT

Olivier PAQUET nous propose un futur pour les groupes de musique, en réalité virtuelle, où les fans pourraient avoir les morceaux, les concerts qu’ils attendent (j’aimerais bien que ça existe histoire de voir un concert des Beatles 🙂 ). Une nouvelle bien construite, bien écrite, où les émotions sont parfaitement dosées. Une très bonne lecture.

 

  • « Modèle Mika » de Paolo Bacigalupi – INÉDIT

Sans doute la meilleure nouvelle de l’anthologie. Une tête coupée dans un sac à main, déjà ça met en place une bonne ambiance (uh uh uh). Quand un bot tue son propriétaire, qui est responsable ? Juste un regret sur la taille du texte qui est un peu court.

 

  • « Un gentleman » de Gérard Klein

Un peu de recyclage avec cette nouvelle de 1968. Une nouvelle clin d’œil, dans l’esprit de l’époque. Si vous la lisez j’attends votre avis sur l’emplacement du bouton marche-arrêt du robot-sexuel.

 

  • « La caverne aux tofus » de Jean Pettigrew – INÉDIT

 Un peu trop de tofu pour moi, à en friser l’indigestion. Quand les tofus permettent de voyager dans l’espace, moi je déconnecte.

 

  • « Le truc qui ressemble à une machine » de Karim Berrouka – INÉDIT

Un bon gros délire WTF qui m’a fait rigoler comme une tordue (ça détend après les tofus). Karim Berrouka nous propose une étrange machine qui recèle de nombreuses possibilités.

 

  • « Maman, Papa, la machine et moi » de J.-A Debats (Postface)

J.-A Debats a réussi l’exploit de lier toutes ces nouvelles, ce qui ne me semblait vraiment pas gagné. Elle nous offre un petit cours sur les machines, en faisant le tour des différents thèmes sur les machines, que l’on aurait pu s’attendre à voir traiter dans l’anthologie.

Pour conclure, déception cette année avec cette anthologie, avec seulement 4 nouvelles qui m’ont vraiment plu et trois autres agréables à lire. J’espère accrocher plus à celle de 2017. Heureusement je l’ai lu en lecture commune avec Blackwolf (avis ici), ce qui m’a motivé à la terminer.

D’autres avis chez : Xapur, Au pays des cave trolls

Antiqu’idées

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Anthologie dirigée par : Association Imajn’ère –  Edition Imajn’ère – Parution : mai 2016 – 288 pages – Prix : 19 € – Genre : nouvelles, imaginaire

Auteurs : Estelle Faye, Eva Simonin, Fabien Clavel, Olivier Boile, Justin Hurle, Brice Tarvel, Myrtille Bastard, Isa3elle Arnoult, Jean-Hugues Villacampa, Arnaud Cuidet, Pierre-Marie Soncarrieu, Patrice Verry, Romuald Herbreteau, Jérôme Verschueren, Lionel Davoust

 

Quatrième de couverture :

Que pouvons-nous trouver comme idées neuves en refouillant l’Antiquité ? Revisiter un passé déjà connu, imaginer un futur plus rose ou tout simplement plonger dans l’Histoire antique pour le plaisir desyeux et des sens, voilà le programme d’Antiqu’idées. Quinze auteurs ont imaginé des histoires originales mettant en scène des éléments ou des personnages antiques, pour bousculer nos connaissances etrappeler que l’Histoire peut être vue autrement, voire même revécue. De la Guerre de Troie à la Cimmérie, en passant par l’Égypte, Carthage et les confins bien connus de notre héritage gréco-latin, ces quinze nouvelles s’attachent à nous conter gaiement notre besoin decombat épique, de voyage au lointain et de quête de nos racines.

 

Mon avis :

Quand on m’a proposé de découvrir l’anthologie 2016 du festival ImaJn’ère,  Salon de la science-fiction et du policier d’Angers, j’ai été ravie. En effet plusieurs auteurs que j’apprécie sont au sommaire et les anthologies sont toujours de bonnes occasions pour en découvrir d’autres.

  • Préface

La préface est pleine d’humour (attention aux jeux de mots, parfois capilotractés). Elle explique bien le choix du thème et la richesse qu’il peut proposer. Une bonne entrée en matière.

  • La Maison des Vignes d’Estelle Faye

J’adore les textes d’Estelle Faye, j’étais donc ravie de commencer l’anthologie par le sien. Des recherches étranges sur Dyonisos amène un auteur à disparaître. Folie, réalité ? Le doute est possible. Une nouvelle très bien construite de bout en bout, mais un peu lisse par rapport à ses précédents textes.

  • Rivages d’Eva Simonin

Une découverte avec cette auteure qui est l’un des trois gagnants de l’appel à texte. On rencontre Callia, une inspectrice de simulations virtuelles, en pleine inspection de la guerre de Troie. Une très bonne surprise avec un récit mêlant science fiction et antiquité. Je me suis bien laissée prendre au jeu de la découverte et j’ai été agréablement surprise par la fin, à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Le texte est bien écrit.

  • Deux fois vainqueur traverser l’Achéron de Fabien Clavel

Quel texte ! C’est un poème surprenant que nous propose l’auteur. Il y revisite l’histoire d’Orphée et d’Eurydice (et de bien d’autres textes classiques) avec une touche de zombie, ce qui ne pouvait que me plaire. Un bel exercice, réussi.

  • Le rêve du pont Milvius d’Olivier Boile

L’auteur est un autre lauréat du concours Imaj’nère. Cette fois-ci le plaisir n’était pas au rendez-vous. J’ai eu du mal avec cette nouvelle, où l’auteur tente de faire passer de nombreux retournements de situations, qui s’avèrent lourds. L’idée d’une uchronie ou la religion d’état serait l’Islam est intéressante, mais l’emboitement d’un livre uchronique dans une uchronie avec une réflexion de type « et si » n’est pas très fluide.

  • Ponce, Pilate, ponce! de Justin Hurle

Une première lecture de cet auteur, qui est un des membres de l’association Imajn’ère. Ramsès se bat avec les plaies d’Egypte et les colosses en fuite… Ah, le dur exercice de l’humour en littérature de l’imaginaire…  Je suis assez difficile à ce niveau-là. Ici, l’auteur a déployé un trésor de jeux de mots, de gags, de références historiques, de scènes humoristiques, mais j’y suis restée hermétique. 

  • Le tombeau de Calypso de Brice Tarvel

Autre lecture d’un membre de l’association, qui nous propose une nouvelle vision de l’épopée d’Ulysse, à la sauce moderne. L’idée de départ m’a intéressée, mais je n’ai pas compris ensuite, où voulait en venir l’auteur.

  • Chez Lucius, Dieux, Lares et Génies de Myrtille Bastard

Un nouveau texte d’une des lauréats de l’appel à texte. Nous faisons connaissances avec un journaliste qui teste les différents magasins de Rome. Il va nous conter en « direct » son expérience avec un magasin de vente de divinité. J’ai trouvé l’idée très originale. Le texte est bien mené et l’on se prend au jeu, s’est-il fait arnaqué à l’achat de sa déesse ou pas ? La fin est par contre un peu gentille et convenue.

  • Aheli ou la mémoire enfouie d’Isa3elle Arnault

Une auteure que je ne connaissais pas, membre de l’association Imajn’ère. Une très bonne lecture avec une histoire de civilisation imbriquée entre plusieurs époques, voire plusieurs espaces. J’ai été totalement surprise par le récit, qui est bien écrit, bien rythmée. Un nouvelle presque trop courte, car je l’ai vraiment aimé et j’en aurai bien lu encore un peu. Mais la taille convient très bien et l’histoire est parfaitement menée.

  • Quid Novi Medice ? de Jean-Hugues Villacampa

Également membre de l’association, l’auteur propose une réécriture de la défaite de Vercingétorix, où les romains se retrouvent épaulés par des super-héros germaniques. Je suis complètement passée à côté de cette nouvelle, n’ayant pas réussie à accrocher au ton humoristique et aux prénoms licencieux des personnages.

  • Carthage ! d’Arnaud Cuidet

Décidément cette anthologie sera celle de la découverte des auteurs, cette fois-ci avec Arnaud Cuidet. Cette nouvelle est une réécriture de la bataille de Carthage, avec un mélange des peuples de l’antiquité et d’armes futuristes. Comme un petit air de chevalier du zodiac, un texte divertissant.

  • Boadicée de Pierre-Marie Soncarrieu

Autre texte d’un membre de l’association. Dans cette nouvelle, Boadicée découvre grâce à une sorte de druide, ce que pourrait être son avenir, plein de bataille et de douleur. J’avoue n’avoir pas très bien compris la chute. Le texte est bien écrit, on se laisse emporter par le récit, mais quand il s’arrête, on se demande qu’elle était la mission de ce druide, ce qu’il voulait. Beaucoup de questions restent en suspens.

  • Discorde de Patrice Verry

C’est le dernier texte d’un membre de l’association Imaj’nère, il nous propose une nouvelle version de la pomme de la discorde, où pour une fois les humains ne sont pas les dindons de la farce. J’ai beaucoup apprécié le ton de cette nouvelle et encore plus la chute. Un agréable moment de lecture.

  •  Une histoire Tauride de Romuald Herbreteau

Nouvelle découverte d’un auteur, avec un texte qui m’a intriguée. Imaginez, Tchernobyl a pour conséquence l’apparition d’atefacts liés à Conan le Barbare un peu partout dans le monde ? Une idée qui peut sembler farfelue, mais que j’ai trouvé très séduisante. Par contre, face à la multitude d’idées de l’auteur, il aurait fallu un format un peu plus long. En effet, la fin est un peu précipitée avec des informations qui partent dans tous les sens.

  • L’Immortel et l’Assassin de  Jérôme Verschueren

Encore un auteur que je n’ai jamais lu. Cette fois-ci, le choix du type d’antiquité est asiatique, assaisonné à la sauce starwars. Le récit ressemble aux contes chinois et son dénouement ne m’a donc pas vraiment surpris. De l’humour bien dosé, une lecture sympathique.

  • Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse de Lionel Davoust

Pour terminer l’anthologie, je retrouve un auteur que je connais bien, avec une nouvelle que j’ai adorée. Protocole scientifique à l’appui, il va se poser la question de l’intérêt de la transformation de l’homme en cochon, comme nouvelle source d’alimentation. Son exemple date un peu puisqu’il prend celui de l’équipage d’Ulysse, transformé par Circée. Vous l’aurez compris, beaucoup de second degré et un ton scientifique. Je me suis régalée.

Pour conclure, je trouve cette anthologie intéressante concernant sa composition. Elle mêle auteurs reconnus, membres de l’association qui organise le festival et lauréat d’un concours de nouvelles. Cela permet de découvrir de nouveaux auteurs et de donner leur chance à des inconnus. Concernant la qualité des nouvelles, elle est très variable comme dans beaucoup d’anthologie. Quelques rares mauvaises lectures, certaines nouvelles m’ont beaucoup plus et plusieurs m’ont intéressées. Un ressenti globalement positif.

D’autres avis chez : Blackwolf, Lorhkan

Fées & Automates : l’anthologie des Imaginales 2016

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Anthologie dirigée par : Jean-Claude Vantroyen – Illustration : Hélène Larbaigt – Edition Mnémos – Parution : 01/06/16 – 288 pages – Prix :  € – Genre : nouvelles

Auteurs : Paul Beorn, Pierre Bordage, Charlotte Bousquet, Fabien Cerutti, Lionel Davoust, Jean-Claude Dunyach et Mike Resnick, Estelle Faye, Pierre Gaulon, Gabriel Katz, Nabil Ouali, Benoît Renneson, Adrien Tomas, Cindy Van Wilder

 

Quatrième de couverture :

Le thème de l’anthologie des Imaginales 2016 ose le face à face entre deux personnages archétypaux provenant de mondes différents. La fée, figure principale de la rêverie médiévale, du fantastique, de la fantasy, et l’automate, un produit de la culture quasi industrielle, de la pensée scientifique, de la science-fiction. Deux univers qui s’opposent sans doute, mais dont la rencontre est propice à l’imagination et fait jaillir des étincelles. Cette anthologie va vous étonner et vous passionner.

 

Mon avis :

Voici venu le temps de la traditionnelle lecture commune autour de l’anthologie des Imaginales et cette année notre petit groupe compte cinq personnes. Cela demande un peu d’organisation, mais quel bonheur de discuter le soir même de nos lectures de la journée! (entre autres).

Un mot sur la couverture, que je trouve magnifique (normal c’est une œuvre de Hélène Larbaigt). Cette année elle est en plus en lien avec l’affiche des Imaginales et c’est une très bonne idée.

  • Préface de Jean-Claude Vantroyen

Nous découvrons un nouvel anthologiste cette année. La préface est surtout l’occasion de faire un peu connaissance avec lui. Il nous glisse au passage deux trois mots sur les automates et les fées.

  • Smoke and mirrors d’Estelle Faye

Une ambiance mystérieuse, des références au cinéma, des héros amochés… on retrouve bien la plume d’Estelle Faye pour une nouvelle étrange. On voit la société évoluer et les fées se faire déposséder de leur pouvoir de bénédiction/malédiction de manière surprenante. Le merveilleux fait peu à peu place au pragmatisme pour le meilleur et pour le pire.

  • Le rouet noir de Charlotte Bousquet

Une écriture magnifique pour une histoire qui malheureusement ne m’a pas portée.  Le début et l’univers m’ont beaucoup plu, puis j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs et que la fin était assez abrupte. Elle est décevante par rapport à tout ce qui est développé. 

  • Le crépuscule et l’aube de Fabien Cerutti

Le récit est très bien maîtrisé et l’histoire entraînante. La nouvelle se déroule dans l’univers des livres de Fabien Cerutti. Je ne les ai pas lus, mais cela ne m’a pas du tout gêné. L’auteur arrive à développer un univers complet très rapidement. J’ai beaucoup apprécié la relation surprenante entre l’automate et les fées. Les personnages sont percutants. Un texte qui m’a vraiment donné envie de découvrir les romans de Fabien Cerutti.

  • Le comte et l’horloger de Benoît Renneson

Un texte assez classique, sans grande surprise. Les personnages, l’histoire sous forme de conte, sont plutôt simplistes.

  • L’énergie du désespoir de Adrien Tomas

Un très bon moment de lecture avec cette histoire très bien menée. En peu de pages, l’auteur développe un univers complet. Le rythme est enlevé, les personnages ont du caractère (notamment la chasseuse, qui m’a beaucoup plu). Les réflexions de l’automate sont également savoureuses. Enfin le lien entre les fées et les automates est très intéressant.

  • L’étalon de Paul Beorn

Une très bonne idée de départ (je n’en dit pas plus pour ne pas vous spoiler), une écriture agréable et un point de vue qui change pour une fois sur l’évolution des hommes par rapport aux fées. Un texte sympathique, mais avec un ou deux raccourcis.

  •  Magie de Noël de Gabriel Katz

Ambiance… un Paris plutôt dark, un peu post-apocalyptique, des quartiers fermés, des produits interdits… Tout pour me plaire, mais quelques points auraient pu être un peu plus développés. Ce qui a donné lieu à de longs débats sur la durée de vies des automates, l’arrivée de la police etc.

  • Al’Ankabüt de Nabil Ouali 

J’ai retrouvé avec plaisir l’écriture très poétique de Nabil Ouali. Le choix du contexte est très intéressant : un pays en pleine guerre qui n’est pas sans faire penser à la Palestine, la Syrie…  avec un message sur la beauté et l’art en temps de guerre, qui fait réfléchir. Par contre j’ai trouvé quelques incohérences concernant le personnage principale. Cette enfant se comporte comme une enfant très jeune, parfois comme un adulte, c’est assez déstabilisant. Le lien avec le thème n’est pas des plus évident.

  • Le tour de Vanderville de Pierre Gaulon 

Un début de nouvelle très prenant et intéressant, avec une ambiance un peu freak show. Malheureusement cela ne dure qu’au début et l’auteur retombe très vite dans un récit très classique avec une fin trop gentille.

  •  AuTOMate de Pierre Bordage

Une nouvelle qui m’a laissée perplexe, avec un début de texte qui m’a mis très mal à l’aise. L’idée de comparer des hommes à des automates est intéressante, mais le texte est bourré de clichés et les ficelles bien trop grosses. 

  • Son dernier coup d’échecs de Jean-Claude Dunyach et Mike Resnick  

Une histoire très riche, un récit bien construit, une fin intelligente… une bonne nouvelle pour synthétiser ! Pour vous donner envie de la lire, imaginez un conflit interstellaire qui se termine par une partie d’échec avec des limaces extraterrestres ! Si vous souhaitez plus de profondeur, il y a aussi toute la construction du robot joueur d’échec, mais chut ! Je n’en dis pas plus.

  •  Tsimoka de Cindy Van Wilder

Une nouvelle qui colle parfaitement au thème, sans lourdeur. Elle se déroule dans l’univers des Outrepasseurs, mais si vous n’avez pas lu les livres cela ne gêne absolument pas la compréhension. Le texte est très bien construit et l’on retrouve la patte de l’auteur. L’histoire entre les deux héroïnes est très bien menée. Une lecture très agréable.

  • Le plateau des chimères de Lionel Davoust

J’ai mis un peu de temps pour rentrer dans la nouvelle, mais dès l’échange du « combattant » avec « l’entité » j’ai été intéressée par la joute verbal. Peu habituée à l’univers d’Evanégyre, je n’ai pas du tout vu venir la chute contrairement à certains. Un texte très bien construit.

 

Pour conclure : Une lecture comme un grand huit avec quelques très bons hauts, mais aussi des bas. Un bilan mitigé pour cette septième anthologie des Imaginales. L’art de la nouvelle est décidément bien difficile. Je retiens les très bons textes de : Estelle Faye, Fabien Cerutti, Jean-Claude Dunyach & Mike Resnick, Adrien Tomas, Cindy Van wilder et Lionel Davoust.

 

Les avis de mes camarades de lecture commune : Blackwolf, RoseSnow et Ptitetrolle.

 

D’autres avis chez : Boudicca

 

Les années précédentes : Trolls & LicornesBardes et SirènesElfes et Assassins.

 

CITRIQ

Infinités de Vandana Singh

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Auteur : Vandana SINGH – Traducteur :  Jean-Daniel Brèque – Couverture : Aurélien Police – Editions : Denoël, collection Lunes d’encre – Parution : 19/05/2016 – 277 pages – Prix : 20,90 € – Genre : Science-fiction, nouvelle

 

Quatrième de couverture :

Née en Inde, à New Delhi, fille de deux professeurs de littérature anglaise, Vandana Singh a grandi à l’ombre de Shakespeare et Keats. Devenue professeur de physique aux États-Unis, elle s’est tournée vers l’écriture, notamment la science-fiction et la fantasy, à cause de la richesse de ces genres et des possibilités qu’offrent leurs thématiques propres. Depuis 2002, elle a publié deux romans pour la jeunesse, une vingtaine de nouvelles et un court roman de science-fiction, Distances
Dans ce recueil de dix nouvelles et un essai se déploie la sensibilité à part d’une auteure de science-fiction spéculative qui n’a de cesse de remettre l’Homme au centre du récit. On y observe un professeur de mathématiques qui aimerait comprendre les tensions interreligieuses qui déchirent son pays, un étrange tétraèdre subitement apparu dans les rues de New Delhi, une femme convaincue d’être une planète. 
Avec ces textes poétiques, humanistes et parfois mélancoliques, Vandana Singh s’impose comme la digne héritière de Ray Bradbury et Theodore Sturgeon.

 

Mon avis :

Premier livre de l’auteur publié en France, après la publication de deux nouvelles dans Angle mort et dans Fiction. Ayant entendu beaucoup de bien de cet ouvrage, j’étais très curieuse de le découvrir. Il faut dire que rien que la couverture donne envie de le posséder. Pour cette lecture, j’ai été accompagnée par Blackwolf de Blog-O-Livre, avec qui je lis déjà les anthologies des Utopiales et des Imaginales.

  • Faim :

Première nouvelle, où l’on découvre la plume de l’auteur. Juste, belle, envoûtante. Pas vraiment d’imaginaire mais une description du fonctionnement de la société en Inde, vu de l’intérieur : la place des femmes, les carrières des hommes…. L’auteur fait également transparaître son amour de la science-Fiction.

  • Delhi : 

Encore un texte très surprenant, difficile d’en parler sans trop en dévoiler. Difficile à définir d’ailleurs : SF, fantastique, mainstream avec un personnage principal qui hallucine ? Inclassable. Et toujours des mots justes. Après un premier texte qui nous plonge dans la société indienne, le second continue notre immersion. Le héros évoque notamment les gens qu’il a détourné du suicide.

  • La femme qui se croyait planète :

J’ai adoré le début du texte où l’épouse parfaite pète un câble et décide qu’elle est une planète. C’est juste énorme et très bien écrit. L’occasion une fois de plus, pour l’auteur de dépeindre la société indienne avec ses codes très strictes et une place de la femme qui ne donne pas du tout envie d’y vivre. Mon enthousiasme est retombé quand le rêve/délire prend consistance.

  •  Infinités : 

Un texte complexe au premier abord, car il laisse une grande part à la discussion sur des mathématiques de haut niveau. La découverte de la société indienne est toujours bien présente, avec cette fois-ci les guerres de religion. Avec un peu de recul, je me suis dégagée de la recherche d’une compréhension totale des problèmes mathématiques et j’ai pu apprécié cette nouvelle et le magnifique « Sens of wonder » de l’auteur (merci Blackwolf pour le terme, il correspond parfaitement).

  •    Soif :

Attention : claque ! Difficile de retranscrire par écrit le plaisir que j’ai eu à lire ce texte. Vandana Singh nous offre un conte fantastique magnifiquement écrit autour de l’eau, des serpents et des femmes d’une même famille. Tout arrive à point nommé, les scènes se succèdent sans accroc. La place de la femme est une fois de plus le sujet central, mais cette fois-ci elle est très puissante tout en devant rentrer dans le carcan de la société indienne. Le texte est poétique, avec des pointes de réalisme. J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce texte fascinant.

  • Les lois de la conservation :

Atterrissage difficile après le texte précédent. Celui-ci n’a rien à voir et donnerait presque l’impression d’avoir été écrit par quelqu’un d’autre s’il n’y avait pas ce rappel perpétuel à la civilisation indienne. Nous voilà en plein space opera, ça change. Un début de nouvelle assez classique puis après une rencontre avec un extra-terrestre ça part un peu en vrille. Et j’ai décroché. Il n’y avait plus ce lien entre les évènements, si évident dans les autres textes.

  •  Trois contes de la rivière du ciel : 

Trois textes qui respectent vraiment les caractéristiques des contes. Un premier où j’ai retrouvé cette touche si particulière de l’auteur, tout en poésie. Un second, qui ne m’a pas convaincu, ni au niveau de l’histoire, ni au niveau de la construction. Et un troisième un peu caricatural dans sa présentation de l’homme « mauvais » et d’un état naturel de départ « bon ». J’y ai quand même apprécié le passé des arbres et des pierres qui se déplaçaient allégrement et copulaient dans les sous-bois…

  • Le Tétraèdre :

Décidément cette lecture me fera vivre un grand huit avec un nouveau texte qui cette fois-ci m’a conquise. L’auteur arrive à mêler : des idées de trou de ver et de quatrième dimension, toujours des instantanés de la vie en Inde avec le problème des castes et la place de la femme (je ne l’ai pas précisé avant, une place vraiment pas terrible), un tétraèdre qui arrive dans le ciel de nulle part genre vaisseau extraterrestre, des observateurs à la Xfiles… le tout se mêlant superbement bien.

  • L’épouse : 

L’auteur aborde un nouveau sujet, les indiens expatriés aux États-Unis. Avec délicatesse elle parle du déracinement d’une indienne, épouse abandonnée, qui erre dans sa maison suite à son divorce. On retrouve sa plume si agréable, avec un texte étrange.

  • La chambre sur le toit :

Un texte un peu court, car les idées abordées auraient mérité d’être bien plus développées. On retrouve la problématique des femmes en Inde, avec un mari qui vole le travail artistique de sa femme. L’écriture est toujours aussi belle. Ce qui est surprenant c’est que cette histoire, qui semble principale, se retrouve au second plan, pour parler de la relation entre une artiste et deux enfants. Un peu de tendresse dans ce monde de brutes ( 😉 ).

  • Un manifeste spéculatif :

 Ce texte est très court sur les bienfait des littératures de l’imaginaire et si j’ai tendance à adhérer à la majeure partie des propos, l’auteur m’a quand même choquée en indiquant que 70% de la production de SF et de Fantasy était à jeter à la poubelle. Heureusement Blackwolf m’a fait remarquer qu’elle parlait de la production disponible aux USA, bien différente de ce que nous avons en France.

 

Pour conclure : J’ai été ravie de découvrir l’écriture de Vandana Singh. Si quelques nouvelles m’ont laissé indifférentes, j’ai retiré de ma lecture beaucoup de plaisir, notamment grâce aux nouvelles Soif, Le Tétraèdre et Faim. La plume de l’auteur est poétique. Elle dénonce à travers ses textes qui flirtent plus ou moins avec l’imaginaire, les systèmes de caste en Inde et la situation désastreuse dans laquelle se trouve les femmes, tout en partageant avec nous des détails de la vie quotidienne. Un dépaysement bienvenu dans le monde de la littérature de l’imaginaire et une écriture fascinante.

 

« En attendant, elle continua de lire ses romans de science-fiction, car, plus que jamais, ils lui semblaient refléter sa prise de conscience de l’étrangeté fondamentale du monde. Peu à peu, elle finit par comprendre que ces contes tentaient de lui communiquer d’une façon alambiquée une vérité fondamentale, qu’ils étaient tous rédigés dans une sorte de code, conçu pour tromper les snobs littéraires et égarer les lecteurs distraits. »

 

 L’avis de Blackwolf.

D’autres avis chez : LuneNebal, Vert

CITRIQ

n°5

Futurs insolites anthologie dirigée par Jean-François Thomas et Elena Avdija

ID :

Anthologistes : Jean-François Thomas et Elena Avdija  – Edition : Hélice Hélas  – Parution : 10/02/16  –  386 pages – Prix : 24 € – Genre : Science-Fiction, nouvelles

Auteurs : Emanuelle Maia, Nicolas Alucq, Vincent Gerber, Adrien Bürki, Jean-Marc Ligny, François Rouillier, Anthony Vallat, Denis Roditi, André Ourednik, Florence Cochet, Julien Chatillon-Fauchez, Bruno Pochesci, Gulzar Joby, Olivier Sillig.

 

Quatrième de couverture :

Dans un futur plus ou moins lointain, qui peut dire ce qu’il restera de la Confédération helvétique ?

Qu’adviendra-t-il de ce fier pays abritant un peuple hétéroclite, scindé en autant de cultures que de cantons divers et variés, mi-ville mi-campagne, à la fois poli et polyglotte, à la bureaucratie aiguisée et impeccable, à la technologie et au tourisme rentables et même florissants, à l’armée de milice indispensable et indéfectible, aux multinationales si bien implantées, à la neutralité à toute épreuve, au secret bancaire si bien conservé, aux paysages et à la prospérité subjuguant touristes, migrants et expatriés de tous horizons… ?

En partant de la Suisse qu’ils côtoient tous les jours (pour les résident·es hélvétiques) ou qu’ils observent de loin (pour les français·es et suisses expartié·es), 14 auteur-es détournent la Suisse dans l’Imaginaire. Chacun-e, avec son style, son genre, met à jour et extrapole dans cette anthologie certains traits perçus « typiquement » helvétiques ; nos façons de vivre, de mourir, de considérer le monde, de l’organiser etc. Sous couvert d’anticipation, à l’aide de ce laboratoire, c’est une plongée dans l’auto-réflexion nationale que propose cet ouvrage.

 

Mon avis :

Cette lecture m’a été proposée lors des Utopiales. Mon emploi du temps ayant été bousculé entre la fin d’année et le début de la nouvelle, je ne l’ai attaquée qu’en avril. Et me voilà trois mois plus tard sur la rédaction de ma chronique. Je n’ai pas été séduite à la fin de ma lecture , j’ai donc laissé le temps à mes idées de se poser. Les auteurs étant différents, ainsi que mes ressentis, je vais traiter les nouvelles une part une.

 

  • Préface de Elena Avdija et Jean-François Thomas :

Les anthologistes présentent clairement le pourquoi du comment de cette anthologie, de même que sa contrainte : « Il s’agira d’un livre interrogeant la société helvétique, et il sera ouvert à toutes et à tous ». Ne soyez donc pas surpris de trouver Jean-Marc Ligny au sommaire (seul auteur de l’anthologie que je connaissais d’ailleurs). La Suisse est entrevue comme un laboratoire d’imagination et de pensée futuriste.

  • Helvé… ciao d’Emmanuelle Maia

Le contexte de la nouvelle n’est pas sans rappeler la problématique de gestion des politiques migratoires actuelle. Ici pas de bête fermeture des frontières mais carrément une puce qui permet l’accès, ou pas, à la suisse ! La première moitié de la nouvelle m’a beaucoup plu et surpris, la seconde est plus classique et attendue. Une bonne lecture avec une écriture très agréable.

  • Alleingang de Nicolas Alucq

 Cette nouvelle m’a laissée sur le bas-côté de ses batailles intergalactiques. Deux sociétés s’affrontent, des egos également.

  • SuissID de Vincent Gerber

Un sujet glauque mais très bien traité et avec de l’humour, j’adore ! Nous suivons les actions de la SuisseID qui propose du suicide accompagné. Attention pas de retour possible… Le suicide présenté comme un service comme les autres, décapant.

  •  Rhodanish Elektrik AG d’Adrien Bürki

Une bonne idée de départ, avec un barrage immense, démentiel, qui fait tout le Valois. Mais deux histoires différentes vont se télescoper sans que la seconde apporte plus que ça au texte. La première : le barrage qui vieilli et qui va s’autodétruire, la seconde : des factions rebelles pas très futées…

  •  Mission divine de Jean-Marc Ligny

Ce texte est un spin off de Exodes et on peut dire qu’il m’a sacrément donné envie de lire le livre !  La nouvelle est très noire et ne nous rassure pas quant à l’espèce humaine.

  •  La Mémoire de Lo de François Rouiller

 Hum… fouille archéologique, mémoire de l’eau, soirée orgiaque… et on mélange le tout, pour une lecture qui m’a laissée dubitative.

  •  Là où croît le pays d’Anthony Vallat

Une idée assez intéressante, une Suisse reconstituée, utilisée comme parc d’attraction typique pour des populations intergalactique. Mais pourquoi plaît-elle autant ? Parce qu’elle fait pays.

  • Exit de Denis Roditi

On retrouve dans ce texte, la thématique du suicide assisté. L’idée de proposer une téléréalité avec des suicidaires prend alors tout son sens. Cette suisse du futur n’est pas rassurante. Pour profiter de la vie, une drogue a été inventée afin de la ralentir et de profiter de chaque instant. Une nouvelle moins jubilatoire que celle de Vincent Gerber, mais qui présente une vision du futur très intéressante.

  • Audemars, le ver d’André Ourednik

On rebondit sur la vision du temps avec ici une société basée sur l’instant présent et l’oubli. Mais la fin vient casser ce concept si bien déroulé dans la nouvelle. Pourquoi ne pas être allé jusqu’au bout?

  • Issue de secours de Florence Cochet

Suicide, à nouveau. Le texte est très court et bien écrit. Le suicide assisté est ici proposé dans l’espace. (A force je me suis renseignée sur ce qui est proposé en Suisse, où en effet le suicide assisté est légal).

  • Vreneli de Julien Chatillon-Fauchez

Ce récit de guerre galactique est très bien écrit et passionnant ! La Suisse se retrouve prise en sandwich entre deux nations, du fait d’un hasard de développement commercial. La solution de fin de conflit proposée est très amusante et fait un gros clin d’œil à la suisse actuelle.

  • Sketches helvétiques de Bruno Pochesci

Le train fou de cette nouvelle ne m’aura pas emmenée en voyage, je dirai même que je suis restée sur le quai.

  • La vallée perdue de Gulzar Joby

 Une nouvelle gentillette, avec des géants. L’histoire est parfois maladroite.

  • Baptistin de Olivier Sillig

 Un spationaute  qui échange sa place avec un pauvre hère du moyen âge. Tout est dit.

  • Post face

Texte assez complexe, un peu trop conceptuel pour moi.

 

Pour conclure, la lecture s’est avérée inégale avec certains textes qui m’ont carrément ennuyée, d’où le ressenti global négatif. Heureusement, certains sortent positivement du lot comme SuissID de Vincent Gerber, Mission divine de Jean-Marc Ligny et Vreneli de Julien Chatillon-Fauchez, ou encore Exit de Denis Roditi.

 

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