[TAG] Les incontournables (récents) en SFFF

Vert a eu la très bonne idée de créer ce TAG cet été, après s’être fait les réflexions suivantes:

« Lorsque les médias généralistes consacrent des articles aux littératures de l’imaginaire, c’est toujours une joie qui tourne rapidement à l’aigre lorsqu’on regarde les ouvrages cités. En effet, les titres proposés sont assez systématiquement les mêmes et ont généralement comme point commun d’avoir tous été écrits entre les années 1950 et les années 1970, le plus souvent par des hommes blancs.

Loin de moi toute idée de remettre en question le statut culte ou la valeur de ces œuvres. Mais tous ces classiques du genre sont-ils vraiment aujourd’hui la meilleure porte d’entrée pour découvrir les littératures de l’imaginaire, et surtout, n’y-a-t-il aucun livre sorti plus récemment qui pourrait intégrer ce club ultra-select ? »

Voilà pourquoi je vous propose un petit tag pour ouvrir de nouvelles perspectives sur le sujet : Les incontournables (récents) en SFFF. »
 

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Mers mortes de Aurélie Wellenstein

ID :

Auteur : Aurélie Wellenstein –  Couverture : Aurélien Police -Edition Scrinéo –   Parution :  14/03/2019  – 368 pages – Prix : 17.90€– Genre :  SF-Fantastique, Post-Apo

Quatrième de couverture :

Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts. Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes. Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités. L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme. Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains…

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Déracinée de Naomi Novik

ID :

Auteur : Naomi Novik-  Traduction : Benjamin Kuntzer- Edition J’ai lu –   Parution :  26/09/2018  – 512 pages – Prix : 8.50€– Genre : Fantasy, conte

Quatrième de couverture :

Depuis toujours, le village de Dvernik est protégé des assauts du Bois – une forêt maléfique douée d’une volonté propre – par le « Dragon », un puissant magicien. Celui-ci, en échange de ses services, prélève un lourd tribut : à chaque génération, la plus jolie jeune femme de la communauté disparaît dans sa tour. Cette année, c’est Kasia qui sera choisie. Forcément, c’est la plus belle, la plus populaire.
Personne n’en doute, et encore moins Agnieszka, qui n’a jamais voulu de cet honneur. Mais les choses ne vont pourtant pas se passer comme prévu, et Agnieszka va découvrir un monde au-delà de l’entendement…

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Visite à Oxford sur le thème de la littérature 2/3

Reprenons le cours de ce voyage fort sympathique à Oxford (vous pouvez retrouver les deux premiers jours ici), en vous présentant le lieu où j’ai dormi (rien que ça). Il s’agit du Keble College, qui comme la plupart des College, propose des logements dans les chambres d’étudiants pendant les vacances scolaires. Une façon d’être encore plus au cœur d’Oxford. Et en plus c’est moins cher que l’hôtel.

J’avoue, il y a plus moche 😀 . Et pour le petit déjeuner, j’avais l’impression d’être dans un film!

Keble College Hall

Samedi

Pour le samedi matin je m’étais inscrite à la visite guidée de la Blodleian Library. Visite que je vous recommande chaudement, car elle permet de visiter des endroits fermés autrement, comme la Duke Humfrey’s Library qui date de 1487. J’ai fait la visite d’une heure, celle d’une heure trente incluent la Radcliff Camera étant pleine. Pensez à anticiper vos réservations. Je n’en avais pas faite alors je suis allée faire la queue le jour même pour accéder aux quelques places qui étaient gardées pour la vente sur place.

Bodleian Library

Bodleian library

Divinity school est après  Duke Humfrey’s Library , la salle la plus belle. Pour les fans d’Harry Potter, vous reconnaîtrez l’infirmerie.

Divinity school

Il y avait certes des visites prévues, mais aussi les surprises. Je me suis promenée au gré des rues. 

Ce qui m’a amenée à  faire des visites des plus étonnantes. J’ai passé le pas du musée de l’histoire, caché dans une ruelle. Il propose des scénographies de livre, voir des pièces destinées à la lecture de contes, comme cette chambre avec un lit géant. Complètement surprenant et décalé.

Story museum

En plus c’était le « Alice’s day », journée organisée autour d’Alice au Pays des merveilles et de nombreuses animations étaient prévues. Il y avait également une exposition sur le thème, carrément sympa.

Exhibition at the Story Museum

A l’occasion de cette folle journée, un rallye était organisé dans les magasins de la ville. L’occasion de visiter Oxford sous un nouvel angle. J’ai même rencontré la reine de cœur! Dans l’antre des souvenirs autour d’Alice au Pays des Merveilles, Alice’s shop.

Alice’s shop

L’occasion de visiter le Covered Market, qui regorge de magasins adorables (mais aussi de quelques boutiques plus que classiques).

Covered Market

Du régal pour les yeux, pour l’estomac je ne sais pas, peut-être un peu trop de pâtes  à sucre.

The cake shop

Encore une magnifique surprise de cette journée un peu folle, la visite de la bibliothèque de Christ Church et la présentation de manuscrits de Lewis Caroll! Nous ne devions voir que la bibliothèque, mais le guide qui nous a accueilli, nous a fait faire un petit tour des lieux et nous avons notamment pu voir la porte dont s’est inspiré l’auteur. Je n’en reviens toujours pas de la chance que j’ai eu.

The door from Alice in wonderland

Un style un peu chargé pour la bibliothèque, voir un peu kitsch, mais elle nous propulse hors du temps.

Le bibliothécaire nous a même fait visiter le bureau de Lewis Caroll.

Vue du bureau de Lewis Caroll sur le jardin où jouait Alice

Il y avait des originaux d’Alice au pays des merveilles, des illustrations de l’auteur, des premières éditions… tout ne pouvait pas être photographié, comme un des fameux albums photos de Lewis Caroll.

Originaux d’Alice au pays des merveilles

Pour me remettre de toutes ces émotions, il me fallait bien un afternoon tea! Que j’ai pris à The Grand Café, premier café d’Angleterre, créé en 1650 (sous un autre nom).

Scone, sandwich, confiture et crème.

Mes batteries rechargées, j’ai profité d’être à proximité du Jardin botanique (le plus ancien d’Angleterre), pour aller faire le plein de verdure.

The Merton Borders

Je n’ai pas pu voir l’arbre de Tolkien, abattu il y a quelques années.

Du coups, pour surmonter la déception, un petit tour au pub! La Turf Tavern est cachée au milieu d’un pâté de maison, on y accède par des petites rues, c’est comme une chasse au trésor d’y aller.

Turf tavern

Dimanche, dernier jour.

Valise bouclée. Pas de temps à perdre, direction le Muséum d’histoire naturelle, pour l’ouverture.

Quelques dinosaures

Des squelettes, des fossiles en veux tu en voilà, des cailloux… tout ce que j’aime (en plus des livres). J’étais bien contente d’y être aller tôt car il y avait beaucoup de monde quand je suis partie.

Un squelette de Dodo

Collé au Muséum d’histoire naturel, se cache le Pitt Rivers Muséum. Une pépite, un cabinet de curiosité géant ou s’amoncellent des collections de toutes sortes. Il faudrait y passer la journée pour toutes les regarder.

The Pitt Rivers Museum

Mais j’ai dû abandonner cette caverne d’Ali Baba pour terminer mon programme avec la visite de New College. Ici c’est son arbre qui va rappeler des souvenirs aux fans d’Harry Potter, ainsi que son cloître (Harry Potter et la coupe de feu).

On peut facilement oublier que des gens vivent dans ces lieux, qui sont pour nous des décors de film. Mais là, il y avait des reliefs de fête dans le cloître, le décalage était assez amusant.

L’avion n’attend pas, il était déjà temps de repartir.

Mais je suis déjà prête à y retourner!

PS: Pour ceux qui se posent la question du voyage, j’ai pris l’avion jusque Gatwick puis le bus. La Oxford Bus Company a une application qui permet de valider son billet quand on monte dans le bus., ce qui est assez pratique en cas de retard d’avion.

La Route de Cormac McCarthy

ID :

Auteur :  Cormac McCarthy  –  Traduction : François Hirsch -Editions  Points –  Parution :   07/05/2009 – 251 pages – Prix : 6.80€– Genre : Science Fiction, post apocalyptique

Quatrième de couverture :

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Dans la pluie, la neige et le froid,  ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

Mon avis :

On (amis, blogueurs, famille…) m’a souvent dit qu’il fallait le lire. Ou à propos d’autres livres (comme Les faucheurs sont les anges) qu’ils faisaient quand même beaucoup penser à La route. Je me suis enfin fait mon avis.

Comment vous parler de ce livre si vous ne l’avez pas lu? Ce n’est pas simple, car il est très spécial.

Ce qui frappe en premier c’est l’écriture. Et là je dirai que ça passe ou ça casse. Nous sommes bien loin des textes habituels pour ce genre d’univers. Ici l’écriture est poétique. Les phrases sont très courtes, faisant penser parfois à des haïkus. Et cette écriture si spéciale, sert à décrire un monde détruit, des horreurs, la peur. Provoquant comme un choc. Pas de fioriture, le monde tel que nous le connaissons n’existe plus. Il faut trouver un nouveau rythme pour survivre. Et ce rythme transparaît dans l’écriture.

Ils fouillaient les ruines carbonisées de maisons où ils ne seraient pas entrés avant. Un cadavre flottant dans l’eau noire d’une cave  entre les détritus et les canalisations rouillées. Il était dans une salle de séjour en partie incendiée et à ciel ouvert.

Pas à pas, nous allons suivre ce père qui tente de rejoindre des côtes plus hospitalières, accompagné de son fils. Qu’est-ce qui s’est passé? nous ne le savons pas. Qu’est-ce qu’il reste ? pas grand chose, un monde en ruine, recouvert de cendres et de neige. Nous sommes bien loin des univers post-apocalyptique classique. Ici presque plus d’animaux, les plantes sont mortes. Comment survivre? et on en vient à se poser la question de « pourquoi survivre », « pourquoi continuer à avancer ».

L’auteur nous propose une piste pour répondre à ces questions : l’amour. L’amour de ce père pour son fils le fait continuer envers et contre tout. Est-ce que cela suffira? Là je vous laisse lire le livre et ne vous en dirais pas plus.

Pour conclure, je vous recommande cet étrange roman post-apocalyptique. J’ai été séduite par l’écriture si spéciale de ce récit et par son rythme, en mode survie.

 

Il sortit dans la lumière grise et s’arrêta et il vit l’espace d’un bref instant l’absolue vérité du monde. Le froid tournoyant sans répit autour de la terre instestat. L’implacable obscurité. Les chiens aveugles du soleil dans leur course. L’accablant vide noir de l’univers. Et quelque part deux animaux traqués tremblant comme des renards dans leur refuge. Du temps en sursis et un monde en sursis et des yeux en sursis pour le pleurer.

D’autres avis chez: Blackwolf, La chèvre grise, Rose, Un chocolat dans mon roman, Nathalie