Chroniques des Cinq Trônes, tome 1 : Moitiés d’âme de Anthelme Hauchecorne

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Auteur : Anthelme Hauchecorne –  Illustration : Tiphaine Rautureau – Editions Gulf Stream-   Parution :  10 Octobre 2019 – 524  pages – Prix : 20€ – Genre :  Fantasy, Young Adult

Quatrième de couverture :

La mägerie n’obéit qu’à un seul principe : elle ne peut s’exercer qu’à deux. Liutgarde le sait. Elle a pourtant fui Ortaire, l’époux qui lui avait été imposé, renonçant ainsi à son pouvoir. Exilée au nord des terres, elle serait morte sans l’aide des caravaniers et de Rollon, un mäge à l’esprit torturé. Epris l’un de l’autre, Liutgarde et Rollon se déplacent en roulottes avec leur communauté dans l’hostile forêt de la Sylverëe, ancien royaume des Faëes de l’Hiver. Mais l’équilibre de cette vie en cavale va complètement basculer, les obligeant à régler les dettes de leurs vies antérieurs. Car dans ce monde tout se sait et tout se paie un jour. Leur pouvoir et leur amour suffiront-ils à les protéger ?

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(back to the past) Mes lectures de mars 2019

Un mois de mars qui était bien rempli, en terme de lecture mais aussi de vie personnelle. Cette lecture me semblent très ressente et d’autre presque oubliées. Disons qu’au mois d’octobre de janvier (oups) tout cela me semble bien lointain.

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Quelques instants de lecture n°37

Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, proposé sur mon blog, qui se tient le 1er jour de chaque mois.

Son objectif est de partager nos photos de livres, de moments de lecture, du mois passé, mis en scène (ou pas). Vous pouvez taguer les photos avec : #QQInstantsLecture.

Yessss, on est le premier!!! just in time 🙂

En janvier j’ai privilégié la lecture et j’ai dévoré de nombreuses pages. Tant pis pour le cours en ligne que je voulais suivre, j’ai besoin de loisir!

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Kushiel, tome 1 : La marque de Jacqueline Carey

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Auteur : Jacqueline Carey–  Editions Milady-   Parution :  24/01/14 – 959  pages – Prix : 12.90€ – Genre :  Fantasy,

Quatrième de couverture :

Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout…
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

Mon avis:

Arrivé il y a 5 ans dans ma bibliothèque, ce bon gros tome de plus de 900 pages attendait son heure. Déjà par sa taille (on ne se dit pas, « tiens je vais me lire près de 1000 pages » tous les jours) et parce qu’on m’en avait dit beaucoup de bien. Eh oui, trop d’éloge, parfois ça refroidit. Heureusement le challenge Livra’deux pour pal addict est passé par là et Mypianocanta m’a proposé de le lire. Il était écrit que je le lirai, car c’est le seul des livres choisis que j’ai retrouvé dans mes cartons, il y a deux semaines. Bref, trêve de blabla, alors cette lecture?

Les 50 première pages plantent le décors. Elles expliquent le contexte de ces surprenantes maisons de plaisir, où celles que nous appellerions prostituées dans notre société, sont ici des personnes de renoms qui ont de réelles carrières et peuvent gagner beaucoup d’argent. Il existe même une divinité pour ce travail et des variantes en fonction des aptitudes de chacun.

Passé cette petite mise en place, nous allons en apprendre rapidement plus sur notre héroïne, Phèdre, qui a grandi dans une de ces maisons. Elle a reçu la marque de Kushiel, en gros son truc c’est le masochisme. Ah oui, ça fait un peu bizarre , surtout les premières description de ses activités (mouiii en voilà un beau fouet). Là je dirais, ça passe ou ça casse. Et j’ai compris que certains en soit rester là dans leur lecture. Personnellement, j’ai été prise par l’intrigue (oui je vous rassure il y a autre chose que des scènes dans des pièces de plaisir).

Car si Phèdre est une courtisane, elle n’en est pas moins éduquée pour être une véritable espionne, qui parle plusieurs langues et qui a une grande culture. Elle va se retrouver mêlée à des intrigues politiques complexes et passionnantes (j’avoue été parfois un peu perdue au départ).

A cela s’ajoute le côté épique de l’histoire, avec batailles,  traversée de mer digne d’Homère, rencontre de peuples étranges…. On voyage beaucoup, les paysages, les personnages sont  détaillés et créent un univers très riche et bien structuré.

L’écriture est très fluide. L’auteur rythme son histoire à la perfection et en deux temps trois mouvements (une semaine), on s’aperçoit qu’on a tout lu.

La palette des personnages est très riche. Il y a bien entendu Phèdre, forte malgré son attrait pour la douleur, mais aussi Delauney qui l’a acheté pour la former et en faire son instrument. Un homme intriguant, dont on découvre de nombreux aspects de sa personnalité uniquement ver la fin de l’histoire. Les amis de Phèdre sont nombreux et étonnants: l’attachant Hyacinthe, un gitan à la mode de Terre d’Ange, va côtoyer un frère Cassilin (sorte d’ordre religieux guerrier) un brin psychorigide, au détour d’un couloir nous rencontrerons une poétesse et d’anciennes courtisanes…. Ils sont tellement nombreux que je ne les citerais pas tous.

Pour conclure, j’ai beaucoup apprécié cette lecture que j’ai dévorée. L’univers est complexe, les personnages sont passionnants, les intrigues sont compliquées à souhait et la narration porte tout cela à merveille. Seule ombre au tableau, je m’interroge toujours sur ce que je pense des activités des servantes de Kushiel, aurait-on pu faire sans, est-ce que cela apporte vraiment un plus à l’histoire?

 

Nous sommes dans l’erreur, nous qui nous querellons, nous qui avons fragmenté le désir de Naamah en treize morceaux – treize morceaux.
Les pans de la vérité sont nombreux, c’est sûr, mais tous peuvent être assemblés pour former un tout unique, comme un manteau de Mendacant.
Le réconfort et l’expiation, le chagrin et la gaieté – unis dans un même élan sur une verte colline d’Alba. La mort engendre une immense soif de vie; voilà autre chose que les poètes ne chantent pas. Moi qui savais comment recevoir la douleur, je pris celle de Hyacinthe. La douleur et le plaisir – je pris les deux chez lui, et je les lui rendis; jusqu’à ce que chacun d’entre nous comprît combien ils sont inextricablement mêlés, comment l’un ne peut venir sans l’autre.

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