Utopiales 2018 en ligne de mire

Les Utopiales commencent mercredi!

Depuis 2012 j’ai le grand plaisir d’y aller tous les ans. Cette année j’ai eu une rentrée assez chargée, alors je me penche sur le programme un peu au dernier moment.

Un petit check sur les livres à apporter et sur les prévisions d’achat pour dédicaces. Et là ça commence dès les premiers invités.

Je craquerais bien pour :

  • Des milliards de tapis de cheveux de Andreas Eschbach
  • Dans la toile du temps de Adrian Tchaikovsky
  • Par la mer et les nuages de Laurent Whale
  • Techno Freaks de Morgane Caussarieu

A apporter:

  • Le viel homme et la guerre de  John Scalzi
  • Amatka de Karin Tidbeck
  • Un pont sur la brume de Kij Johnson

Il y a de quoi déjà bien remplir la valise avec tout ça, car on le sait bien il y a toujours des imprévus.

Concernant les conférences, je vais sans doute un peu improviser en fonction de la fréquentation. L’année dernière ça avait été la folie. Du coups cette année il y a plus de lieux, avec par exemples L’Université Éphémère des Utopiales au Lieu Unique mais aussi une troisième salle de conférence plus grande et un deuxième bar!

Mercredi il y a notamment :

10h00 : La leçon du président : la téléportation (à ne pas rater)

suivi par :

11h00 : Frankenstein versus Marx (alors là je m’interroge, mais je suis assez tentéepar les itnernvenants sur le sujet)

14h00 : Les manuscrits retrouvés de la science-fiction, qui me tentent bien.

Et peut-être une séance de cinéma l’après-midi.

Jeudi :

10h30Sexbot et autres poupées sexuelles

14h00 : Momies, fossiles et thanatopraxie

18h00 : Des fantômes au corps astral

Vendredi :

13h00 : Transformer son corps : déguisement, costumes et maquillage

15h00 : Rencontre avec John Scalzi

16h00 : La méthode scientifique par Nicolas Martin

20h30 : Remise du Prix Julia Verlanger (à laquelle j’ai l’immense honneur de participer)

Samedi:

10h00 : Le corps dans les univers cyberpunks et transhumanistes

J’ai volontairement laissé pas mal de trous, car je sais comment ça se passe chaque année. Les Utopiales sont un lieu de rencontre et de partage, alors il faut laisser du temps pour les dédicaces et le papotage.

Au niveau des expositions, je ne raterai pas celle sur Beb-deum, de même que Voyage au centre de la Galaxie. Je suis également curieuse de voir les dioramas playmobile sur l’univers de Jules Verne. il y aura aussi une sorte de cabinet de curiosité sur le thème du corps, c’est bien tentant.

J’aurai bien essayer Geekopolis Xperience Mutations, mais je n’ai pas d’équipe complète.

Toutes les infos sur le site : https://www.utopiales.org/

En tout cas ça s’annonce top et j’ai sacrément hâte d’y être après un mois d’octobre très dense au niveau professionnel.

Le cœur perdu des automates de Daniel H. Wilson

ID :

Auteur : Daniel H. Wilson –  Traduction : Patrick Imbert- Edition Fleuve, collection Outrefleuve-  Parution :  13/09/2018  – 416 pages – Prix : 21.90€– Genre : Science-Fiction, Steampunk

Quatrième de couverture :

Moscou, 1709. Un automate reprend vie dans un atelier, aux côtés d’une poupée à la mécanique tout aussi précise et complexe que la sienne, sa soeur. Doués de parole et d’une âme, ils ont pourtant tout oublié de leur passé. Et de la guerre qui déchire leurs semblables.
De nos jours. Fascinée par les automates, June parcourt le monde à leur recherche, brûlant de percer leur mystère. Elle possède un étrange legs de son grand-père : une sorte de coeur finement ouvragé, réceptacle, elle le sent, d’un secret intemporel et d’une histoire épique. En effet, si les automates existent depuis la nuit des temps, dissimulés parmi les hommes, le compte à rebours pour leur survie a débuté. Et c’est June qui en détient la clef.

Mon avis:

J’avais vu passer un précédent livre de l’auteur : Robopocalypse, mais sans franchir le pas de la lecture. J’avoue que cette fois-ci j’ai complètement craqué pour la couverture.

Nous allons suivre deux temporalités dans cette histoire, scindant le récit en deux parties quasiment égales. Une qui débute en 1709 et qui va progresser rapidement en sautant des années, présentant la vie de deux automates Pierre et Helena ; une autre qui commence de nos jours et qui va suivre le cours normal du temps, présentant les aventures de June, une humaine. Elles s’alternent rapidement dans le récit. Je pense que cette alternance était un peu rapide pour moi et j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Il m’a bien fallu la moitié du livre pour commencer à m’immerger complètement dans le récit et attendre avec impatience le dénouement de l’histoire.

Pourtant l’univers avait tout pour me plaire, une partie du récit se passe au temps de la grande Russie, puis de l’Angleterre pré-victorienne, il y a des automates, des combats, des technologies futuristes… Mais j’ai mis du temps à accrocher, pénalisant mon ressenti global.

Pourtant, j’ai apprécié cette histoire d’automates qui se font passer pour des humains et dont la technologie dépasse largement celles des humains. June se retrouve au milieu d’une guerre entre deux factions aux pouvoirs hors normes. On peut d’ailleurs se demander à quoi servent les humains dans cette histoire ? A ancrer l’histoire dans le présent peut-être. A permettre à l’histoire d’exister sans doute. Si June n’était pas détentrice de cette pièce d’automate, le cœur du récit n’existerait pas.

Pour conclure, j’ai apprécié ma lecture sur la fin, ayant envie de connaître le dénouement de cette histoire. Mais il m’a bien fallu la moitié du livre pour rentrer dans le récit, ce qui est bien dommage. Une bonne moitié de livre qui m’a plu, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Je découvre les limites de mon propre corps ; dans la résistance de ma chair, dans la puissance de ma poigne. Je fouille dans mon esprit, en quête d’une réponse à fournir à Favo. Là, je découvre un autre principe, irréfutable, encore plus fort que la présence tangible de mon existence. C’est ma raison d’être – un but singulier, taillé dans le marbre de mon esprit.

Il existe un mot qui forme l’ossature même de mon être.

Je reporte mon attention sur le vieil homme, le cuir de mes lèvres se craquelle quand je prononce la Parole pour la première fois.

— Pravda, dis-je. Je suis l’union de la vérité et de la justice.