Le jour où j’ai décidé de lire un livre de développement personnel : Le miracle morning de Hal Elrod

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Auteur : Hal Elrod- Traduction : Christophe Billon – Lecture : Bernard Gabay – Editions Audiolib –  Parution : 17/01/2018 pour cette édition   – durée 5h42 – Prix : 20.90€– Genre : Développement personnel

Quatrième de couverture :

Quel est le point commun entre Richard Branson, patron de Virgin, Anna Wintour, directrice du Vogue US, Tim Cook (Apple), Marissa Mayer (Yahoo !) ? Le succès ? Certainement. Un emploi du temps de ministre ? Aussi. Mais surtout un secret jusqu’ici bien gardé, et lumineux une fois révélé. Toutes ces personnalités ont l’habitude de se lever avant l’aube, et de démarrer leur journée par une à deux heures rien qu’à eux. Deux heures pour faire du sport, méditer, se cultiver, mettre en route leur journée… Devenir meilleur, en somme !
Se lever tôt, d’accord, mais comment et pour quoi faire ?
Avant 8 heures impérativement, et d’un bond, sans se laisser la possibilité de tergiverser.
En sachant très clairement comment remplir cette heure ou ces deux heures que l’on s’offre, comme un « supplément de vie’.
En profitant de ce moment calme, sans téléphone ni mails, pendant que la maisonnée dort, pour méditer, faire du sport, écrire, lire mais surtout, préparer les objectifs de sa journée, à chaque fois comme une nouvelle petite aventure à entamer.Un livre motivant, inspirant, à la portée de tous.

 

Mon avis :

J’entends déjà ceux qui me connaissent pousser de grands cris d’orfraie : « Pourquoi, mais pourquoi ? ». La réponse la plus simple serait parce que. Plus concrètement, lors d’une masse critique de Babelio, je me suis dit : « Tiens demandons un audiobook, pour la voiture ça serait pas mal. Voyons voir ce qu’il y a ? Un livre sur l’organisation ça serait pas mal vu que je me plains de ne pas faire tout ce que je veux ». Me voilà donc avec Miracle morning, offrez-vous un supplément de vie.

J’avais déjà vu passer quelque tweets avec le hashtag Miracle morning, j’étais donc plutôt curieuse. Merci de retenir monsieur le juge que je ne connaissais rien aux livres de développement personnel et encore moins auxdits livres  américains. Me voici donc, pleine de bonnes intentions, avec l’audiobook, dans ma voiture. Play. Cela commence par les malheurs de l’auteur. J’apprends qu’il a failli mourir dans un accident de voiture (s’ensuit les étapes de sa rééducation) et deuxième malheur de sa vie, quasiment ruiné il a connu la dépression. Okay, c’est pas la joie, ça me déprime un peu le matin cette histoire….

Ahhhhh !!! mais c’est pour nous vendre sa méthode!!! (suis-je bête). Commence donc le magnifique blabla qui me donne l’impression d’être à la foire, mon livre lave plus blanc que blanc, mais en plus il vous fait devenir millionnaire! Bon d’accord, faut bien qu’il le vende et puis qu’il motive ceux qui vont se décider à se lever à 5h du matin. En tout cas toutes les bonnes techniques de vente vont être appliquées, avec des rappels réguliers de : cette méthode est géniale, vous allez devenir riche, acheter le livre à vos amis ect.

Vous l’aurez compris, la crise d’urticaire n’était pas loin. Passons ce grand moment de vente à : « j’ai trouvé la solution, tout le monde peut l’appliquer, vous n’avez aucune excuse à être dans le caca ». Là, non je dis non et je pense à la difficulté qu’on peut avoir à s’extirper des sentiments de culpabilité que la société nous inculque depuis notre enfance. Ça me donnerait presque envie de devenir vulgaire tellement ça m’a énervé.

Continuons par  son mantra comme quoi 95%  des gens avaient une vie médiocre, bonjour le jugement de valeur. Alors on fait quoi ? On se regarde le nombril et on considère les autres comme des cafards ? (mais non je ne suis pas énervée 😉 ). Apparemment 95% des gens regretteraient leur vie, à la fin de celle-ci (c’est de là qu’il tire cette idée), chiffre issu d’une étude menée par la caisse d’assurance maladie américaine. Mouiiii, ça m’a l’air bien fiable cette histoire…

J’aurai pu arrêter là bien sûr, personne ne m’a forcé à écouter la suite, mais je suis curieuse et je pense que l’on peut apprendre de tout. Je me suis également dit que je n’étais pas le public cible (étant satisfaite de mon existence), mais qu’il devait bien y avoir des trucs intéressants à un moment.

Bien, j’en arrive à sa méthode qui dans l’absolu comporte de bonnes idées : s’accorder un moment à soi, faire des choses productives, un peu de sport, se motiver si l’on veut atteindre des objectifs…

Le problème c’est la solution, on dort trop, tient on a qu’à se retirer une heure de sommeil. Il conseille de se lever plus tôt d’une heure, mais pas de se coucher plus tôt.  Car on dort trop, il suffit de se dire, je serai en forme demain et le tour est joué.

Je ne sais pas si vous en avez lu, mais il y a pas mal d’articles qui sortent sur les problèmes liés au manque de sommeil comme celui de Science et avenir  sur la maladie d’Alzheimer ou le hors série de la recherche qui parle (entre autre) des troubles liés à la diminution du temps de sommeil.

Allez j’arrête là mes récriminations. Pour synthétiser, quelques bonnes idées pour s’organiser une routine, se motiver pour atteindre un challenge, mais beaucoup de concepts qui me font tout bonnement halluciner et pas dans le bon sens du terme. Sur ce, je vais vous souhaiter de bonnes lectures non productives et aller faire dodo 😀

PS :  J’oubliais, rien à reprocher au lecteur par contre.

Un palais d’épines et de roses, tome 1 de Sarah J. Maas

 

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Auteur : Sarah J. Maas  –  Editions La Martinière jeunesse – Parution : 09/02/2017 – 522 pages – Prix : 18.90 € – Genre : young adult, fantasy, romance

 

Quatrième de couverture :

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.

Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ?
A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

 

Mon avis :

Je connais l’auteure à travers sa série Keleana, dont j’ai lu les trois premiers tomes (seuls publiés en Français, malheureusement).  J’ai adoré cette série, où l’héroïne n’est pas une potiche et est une formidable combattante. La lecture du premier tome m’avait d’ailleurs très agréablement surprise. Quand Babelio a proposé Un palais d’épines et de roses dans le cadre d’une opération masse critique, je ne pouvais que me précipiter ! Et j’ai eu la chance d’être sélectionnée.

Une fois ouvert, ce premier tome fût rapidement dévoré , en une journée pour tout vous dire. L’histoire (qui n’est pas sans rappeler La belle et la bête) est entraînante. Notre héroïne Feyre se retrouve emportée de l’autre côté du mur, qui sépare humains et Fae. Elle découvre ce peuple qui la terrifiait et apprend à l’aimer (mon résumé est assez caricatural, mais représente bien le fond de l’histoire). Mais voilà, il y a forcément une autre histoire cachée derrière son enlèvement et tout n’est pas si beau en faërie. TADAAAAM, surpriseeee. Comme pas mal de roman young adult (et d’autres en fantasy d’ailleurs), on tombe dans une trame assez classique. En fait celle-ci ne m’a pas vraiment gênée, je tique un peu dessus car elle est assez voyante, mais surtout parce qu’elle est enrobée de guimauve sentimentale.

Le style de l’auteur est toujours aussi efficace, autrement je n’aurai pas lu ce livre en une journée. Elle gère bien les phases d’action et celles plus calmes. Mais cette fois-ci, les ficelles de l’intrigue était un peu grosse et il y avait trop de romance pour moi. Ce roman a sans doute souffert de la comparaison inévitable, que j’ai faite avec Keleana.

Ici notre héroïne est débrouillarde, mais apparaît un peu plus godiche que Keleana. C’est sans doute lié la différente entre le fait de grandir dans une masure à la campagne ou bien élevée par des assassins… Je devrais être un peu plus gentille avec Feyre 😉 . Elle est douée pour la chasse, une vraie survivante. Malheureusement, elle devient complètement mièvre concernant Tamlin. Donc, en gros, je ne lui pardonne pas son amour fou, j’aurai préféré qu’elle reste un peu plus sauvage (mais là je réécris le livre).

Pour conclure, j’ai passé un moment agréable avec cette lecture, qui se dévore facilement. Mais mon plaisir à un peu été gâché par des ficelles trop grosses au niveau de l’intrigue narrative et pas une présence trop importante de la romance.

 

 

« – J’ai eu bien des amantes, avoua-t-il soudain. Dames de la noblesse, guerrières, princesses…
Je fus saisie de rage, une rage viscérale, à l’idée de ces femmes… de leur rang, de leur beauté indéniable, de leur intimité avec lui.
– Mais elles n’ont jamais compris ce que cela signifie pour moi de veiller sur mon peuple et sur mes terres, poursuivit-il. Toutes les cicatrices que cela laisse et toutes les épreuves que l’on doit surmonter.
Ma jalousie furieuse se dissipa comme la rosée au soleil tandis qu’il souriait devant mon tableau.
– Ceci me le rappelle, dit-il.
– Quoi donc ?
Il abaissa le tableau et me regarda droit dans les yeux, comme pour me sonder jusqu’au fond de l’âme.
– Que je ne suis pas seul à ressentir tout cela, répondit-il.
Cette nuit-là, je ne verrouillai pas la porte de ma chambre. « 

D’autres avis chez : GilwenLea, Phooka

Transperceneige : Terminus de Jean-Marc Rochette et Olivier Bocquet

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Dessin: Jean-Marc Rochette – Scénario : Olivier Bocquet – Edition : Casterman – Parution : 14/10/2015  – 222 pages – Prix : 25€ – Genre : SF, post-apocalyptique

  

Quatrième de couverture :

Après des décennies d’un voyage sans but sur notre Terre gelée, le transperceneige est hors d’état de continuer son périple. Les passagers, toute l’humanité survivante, sont contraints de quitter le train à la recherche d’un nouvel abri. Malgré les risques, c’est pour chacun l’espoir d’une vie meilleure. Car rien ne pourrait être pire que l’existence à bord… Pensent-ils.

 

Mon avis : 

Je n’ai pas lu la bande dessinée Transperceneige, dont le premier tome est sorti il y a 30 ans.  Mais j’ai vu le film coréen Snowpiercer, qui l’a adaptée à l’écran. L’histoire m’avait bien plu, aussi quand Babelio a proposé en Masse critique Terminus, j’ai sauté sur l’occasion et je les en remercie.

L’histoire commence là où s’était arrêté Transperceneige : la révolution a eu lieu à bord du train, mais il n’y a plus de vivre. Les passagers sont affamés, ils comment à avoir froid et manque d’espace. Pour pouvoir survivre, ses habitants partent à la recherche d’un lieu pouvant les accueillir. Cette recherche est menée par un petit groupe, équipé pour résister aux températures extrêmes. J’ai vraiment aimé cette exploration en milieu hostile, la terre complètement glacée. La découverte d’un complexe sous-terrain s’avère prometteuse, tout en étant angoissante. Ont-ils enfin trouvé le salut, un éden pouvant les accueillir ? Elle laisse vite la place à la découverte d’une étrange société, dont les membres portent des masques de rat… La terre promise s’annoncera, sans grande surprise, pourrie et posera la question de la survie, à quel prix.

Le scénario est bien mené et l’histoire est captivante, bien que peu surprenante. Si le lecteur se penche sur les thèmes abordés (expérimentation, eugénisme, nucléaire), il pourra pousser très loin la réflexion. On peut aussi, bien entendu, se limiter au caractère récréatif de l’histoire.

Le dessin porte bien les émotions, notamment par les couleurs choisies, parfois très crues (comme par exemple une page de couleur rouge). Par contre je n’ai pas du tout accroché avec le graphisme. 

On retrouve les personnages présentés dans transperceneige, auxquels s’ajoute les savants fous du complexe sous-terrain. Il n’y a donc pas de renouvellement, mais une véritable continuité avec le précédent tome.

Pour conclure, la lecture de Terminus s’est avérée agréable avec un scénario assez classique, mais un dessin qui ne m’a pas convaincu. Le lecteur peut s’interroger sur la nécessité de vouloir proposer une fin optimiste à la BD transperceneige. Faut-il, à tout prix, laisser de la place à l’espoir dans un scénario post-apocalyptique?

Le détroit du Loup de Olivier Truc

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Auteur : Olivier Truc – Editions Points – Parution : 17/09/15 – 528 pages – Prix : 8,30€ – Genre : policier

 

Quatrième de couverture :

Le printemps dans le Grand Nord, une lumière qui obsède, une ombre qui ne vous lâche plus. À Hammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie, au bord de la mer de Barents, le futur Dubai de l’Arctique, tout serait parfait s’il n’y avait pas quelques éleveurs de rennes et la transhumance… Là, autour du détroit du Loup, des drames se nouent. Alors que des rennes traversent le détroit à la nage, un incident coûte la vie à un jeune éleveur. Peu après, le maire de Hammerfest est retrouvé mort près d’un rocher sacré. Et les morts étranges se succèdent. En ville les héros sont les plongeurs de l’industrie pétrolière, trompe-la-mort et flambeurs, en particulier le jeune Nils Sormi, d’origine sami. Klemet et Nina mènent l’enquête pour la police des rennes. Mais pour Nina une autre quête se joue, plus intime, plus dramatique. Elle l’entraîne à la recherche de ce père disparu dans son enfance. Une histoire sombre va émerger, dévoilant les contours d’une vengeance tissée au nom d’un code d’honneur implacable.

 

Mon avis :

Quand Babelio a proposé le dernier livre d’Olivier Truc en partenariat Masse critique, j’ai croisé les doigts pour être retenue. J’avais adoré son précédent livre : Le dernier Lapon.

Le livre démarre durant la transhumance des rennes et nous envoie directement en Norvège. Autant vous dire que j’ai plongé dans l’histoire immédiatement . Des meurtres, des morts suspectes, des rennes qui s’échappent et qui viennent brouter les tombes, se mêlent allègrement. La police des rennes se retrouve à travailler  sur des cas qui sont bien loin du vol de rennes. Une fois de plus, l’auteur nous dévoile de nombreuses histoires, toutes passionnantes. Au fur et à mesure de la lecture, elle se recoupent et finiront par faire sens à la fin du livre. Le lecteur n’est jamais vraiment perdu, juste parfois un peu égaré entre plongée profonde, pâturage et plateforme pétrolière.

Une fois de plus l’auteur nous fait découvrir de nouveaux horizons. Après la rencontre avec le peuple sami dans Le dernier Lapon, Olivier Truc nous fait marcher dans les pas des pionniers du travail en plongée profonde, ou encore appréhender l’impact de l’exploitation du pétrole et du gaz dans l’océan arctique. Une manne financière, mais à quel prix ? Les antagonismes sont nombreux : Samis et norvégiens, nature et industrialisation, tradition et modernité. C’est cette double dimension qui me plaît dans les romans d’Olivier Truc, le divertissement avec l’enquête policière, ainsi que la découverte de nouvelles cultures et l’apprentissage.

Son écriture est très descriptive, on a l’impression de sentir le soleil sur notre peau, de pouvoir toucher le lichen. La construction  du roman ressemble à celle du précédent avec des évènements du passé qui s’imposent au présent et cela fonctionne toujours aussi bien. Le ton est toujours juste, même pour parler d’injustes ou de drames.

Le travail sur les personnages est très important. Olivier Truc retranscrit habilement les pensées, les modes de fonctionnement des différents protagonistes. J’ai retrouvé avec plaisir, le duo formé par Klemet et Nina, de la police des rennes. Cette fois-ci, on va en apprendre plus sur Nina, son passé, ses parents, ce qui a ravi la grande curieuse que je suis.

Pour conclure, l’ambiance dans Le détroit du loup est différente de celle dans Le dernier Lapon, car l’on fréquente plus de personnages en dehors des éleveurs de rennes, des plongeurs, des industriels du pétrole. Par conséquent, cette lecture m’a beaucoup plu, mais d’une autre manière. J’ai aimé découvrir ces nouveaux univers. Je me suis également plus intéressée aux rapports humains, que l’auteur décrit avec brio, ainsi que les chocs des cultures qu’il nous présente (peuple sami vs non sami, nature vs industrialisation, tradition vs modernité). Le lecteur peut apprendre et découvrir beaucoup de choses, l’enquête policière apportant, en plus, une bonne touche de divertissement. J’espère que l’auteur va continuer encore longtemps  à nous étonner !

 

« Garder ses rennes à ski ou à cheval, à quoi ça menait tout ça, alors que le réchauffement climatique, les compagnies minières et les multinationales pétrolières étaient en train de tout réduire à néant. »

 

D’autres avis chez : Sia, Joyeux Drille

 

Et comme je suis très sympa et que j’ai vraiment apprécié ma lecture, je vous propose de la gagner !

Pour participer, il suffit de remplir le questionnaire accessible ci-dessous avant le 17 novembre à 23h59. Il y a 1 exemplaire en jeu.

Concours ouvert à la France métropolitaine. Un tirage au sort aura lieu pour départager les bonnes réponses. Les résultats seront publiés quelques jours après la fin du concours. J’enverrai son lot au gagnant. Une seule participation par personne et par foyer. Je ne pourrai être tenue responsable en cas de perte de la poste. 

 

The HAT a parlé et voici la gagnante :

Je t’envoie le livre très rapidement!

 

Dark Lord, tome 1 : Un démon au collège de Jamie Thomson

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Auteur : Jamie Thomson  – Editions Seuil Jeunesse – Parution : 02/10/2014  – Pages : 300 – Prix : 13,50 € – Genre : fantastique, jeunesse

 

Quatrième de couverture 

Après une chute vertigineuse et inexpliquée, Dark Lord, un prince du mal démoniaque venu d’un autre monde, se retrouve dans une rue de Londres, prisonnier dans le corps d’un garçon de 13 ans. Recueilli par les services sociaux, il est placé dans une famille d’accueil et inscrit dans le collège du quartier. Ayant perdu tous ses pouvoirs, il ne peut réagir, et, en attendant de trouver une solution, il est obligé de se plier aux règlements du collège et aux coutumes étranges et ridicules des adolescents. Mais attention, Dark Lord n’a pas dit son dernier mot, sa vengeance sera terrriiiible !

Il y a des présentations de livres qui vous font vraiment craquer. Grâce à Babelio et à son opération Masse critique j’ai pu découvrir ce livre, à la quatrième de couverture tentatrice! Mouah ouah ouah! (clin d’œil à la lecture).

Mon ressenti :

Pas de déception à la lecture le ce livre, le ton  colle parfaitement à la quatrième de couverture. J’ai donc découvert avec grand plaisir un texte plein d’humour. Le héros Dirk Loyd ,alias Dark Lord, est donc un maxi méchant, qui cherche à dominer le monde, mais qui se retrouve parachuté dans le corps d’un humain (adolescent) de 13 ans. Le temps qu’il réalise la situation, il est placé dans une famille d’accueil. Les premiers pas sur terre de ce seigneur de la mort, sont vraiment tordant, entre sa peur bleue dans les voitures et ses tentatives de magie avortées. Il y a vraiment de quoi se régaler. Ses premiers pas au collège sont aussi tordant, imaginez le maître du mal qui doit se plier à l’autorité des professeurs… J’avoue qu’au deux tiers du livre les mêmes blagues à répétition, les mêmes ficelles utilisées, ont commencé à me lasser. Je me demandais donc, ce que l’auteur allait bien pouvoir trouver pour finir le livre. Eh bien, un bon vieux cliffhanger de derrière les fagots, pas mal du tout.

L’écriture est tout à fait adaptée au public et à l’histoire. C’est bien écrit et avec un humour qui régale petits et grands, sans trop de gros mots. Les petits n’étant sans doute pas sensible, comme moi, à la répétition.

Ce Dark Lord est le grand méchant par excellence, mais je n’ai pas pu m’empêcher de le trouver sympathique, perdu parmi les humains. Et au contact de ses amis (il découvre ce que c’est que d’en avoir), son caractère évolue positivement. Il est un peu difficile, par contre, d’avoir une idée arrêtée sur son entourage, car leur point de vue n’est qu’effleuré.

Des illustrations égrènent le récit et rappellent agréablement celles des livres de Roald Dahl. Mention + pour la carte du début.

Au final, une lecture très amusante, une idée de départ très bien exploitée. Elle ravira les petits, un petit risque d’ennui vers la fin pour les plus grand.

« Je dédie ce livre à la personne la plus géniale que j’aie jamais rencontrée – à savoir, moi-même : Dark Lord. »

n°3 n°56