END, tome 1 : Elisabeth de Barbara Canepa & Anna Merli

En me promenant dans les rayons d’une librairie je suis tombée en arrêt devant cette couverture.

Aussitôt feuilletée, aussitôt achetée.

Les dessins sont magnifiques. Aucune économie n’est faite sur les détails. Les couleurs nous plongent tout de suite dans l’univers de cette bande-dessinée. L’histoire est pleine de mystère. La mort, le surnaturel, la beauté se lient, pour donner un résultat détonnant, unique, inhabituel. J’ai du mal à en parler, que dire ? Il faut lire, regarder les images, s’imprégner de l’ambiance.

C’est magnifique. Vivement la suite.

Vampire City, tome 01 de Rachel Caine

Synopsis

A seize ans, Claire Danvers est une étudiante de génie, promise à un avenir brillant. Ses parents l’envoient pourtant s’enterrer à Morganville, dans une université au fin fond du Texas. Très vite, elle devient le souffre-douleur de la mafia manucurée du campus.

Claire trouve alors refuge dans la maison de ses rêves. Elle se lie bientôt d’amitié avec ses trois colocataires, Eve la gothique, Shane le rebelle au cœur tendre et Michael, musicien prodige qui ne sort qu’après le coucher du soleil.

Mais Claire n’est pas encore tirée d’affaire. Car à Morganville, certaines personnes ont les dents longues et, la nuit, les ombres sont habitées…

Année de parution française : 2010

Année de parution originale : 2006

Titre VO : The Morganville Vampires, book 01: Glass Houses

 

Je cherchais, par un beau dimanche (hier), une lecture rapide et récréative. J’ai donc pioché dans ma PAL un bouquin inscrit dans le Baby challenge Bit-lit. Il a tout à fait rempli son office, mais sans plus.

Lecture rapide, textes faciles à lire. On y découvre l’histoire de Claire, parachutée à la fac dans une ville où règne les vampires (j’ai du mal à adhérer à la théorie des parents qui ne voulant pas que leur fille de 16 ans surdouée parte trop loin, refusent qu’elle aille à Yale ou au MIT…). Elle y trouve des colocataires dans une maison bien particulière, qui deviennent tout de suite ses amis. On se demande tout de même pourquoi Claire ne part pas en courant quand sa future colocataire Eve lui explique que la ville est dirigée par des vampires (d’ailleurs pourquoi se restreignent-ils à une ville ???). Le décor est très rapidement posé et les aventures s’enchainent. Le concept d’une ville entière dirigée par des vampires où les humains passent des pactes avec eux pour vivre est certes intéressant (anecdote sympathique : les étudiants servent de 4h aux vampires quand ils viennent d’ailleurs, mais ceux-ci doivent tout de même respecter un pourcentage maximum de casse-croute). Un brin d’amourette, très peu de bagarre. Mais rien de plus.

Conclusion, un en cas plaisant, mais pas rassasiant. 5/10

Une femme fuyant l’annonce de David Grossman

 

Synopsis

Ora, une femme séparée depuis peu de son mari Ilan, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle tant redoutée : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d’envergure » de 28 jours dans une ville palestinienne.

Comme pour conjurer le sort, elle décide de s’absenter durant cette période : tant que les messagers de la mort ne la trouveront pas, son fils sera sauf.

La randonnée en Galilée qu’elle avait prévue avec Ofer, elle l’entreprend avec Avram, son amour de jeunesse, pour lui raconter son fils. Elle espère protéger son enfant par la trame des mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier.

Année de parution française : 2011

Année de parution originale : 2010

Titre VO : Icha boharat mibsora

 

A l’automne dernier, de nombreuses émissions radio m’ont donné envie de lire ce livre. La lecture m’a pris 6 mois. Pourquoi autant de temps ? C’est un livre spécial, une aventure. Je ne l’ai lu qu’en ayant le temps (jamais entre deux tartines le matin). C’était à chaque fois un bout de voyage que je m’offrais.

La lecture peut s’avérer parfois difficile, pas à cause du style, mais parce que le récit suit vraiment le cours de la vie et des souvenirs : la randonnée se poursuit avec des aspects parfois monotone et un souvenir, une histoire surgit au milieu de la description d’un paysage.

L’histoire au premier abord semble très simple, quand on lit la quatrième de couverture. Elle se passe en Israël. Une mère, Ora, part en randonnée pour fuir l’annonce éventuelle de la mort de son fils, Ofer, qui s’est porté volontaire pour une nouvelle mission militaire. N’ayant personne avec qui partir, elle est séparée de son mari depuis peu, a des relations assez distante avec son autre fils, Adam, elle entraine de force son ami, ancien amant, Avram.

Très rapidement le lecteur comprend que le récit ne sera pas linéaire et empruntera les chemins tordus de la mémoire et des émotions d’une mère devant ses enfants, qui en grandissant lui échappe. Cette odyssée permet également à Ora de ramener peu à peu Avram à la vie, en lui racontant son fils, qui est Ofer. L’histoire d’Avram nous fait découvrir les horreurs de la guerre, le traumatisme de la séquestration et de la torture. Celle d’Ora nous fait appréhender la vie quotidienne en Israël et les tourments que peut rencontrer une mère et une épouse. Ce livre est d’une richesse infinie, c’est un millefeuille d’histoires : le récit à proprement parlé de l’histoire d’Ora, l’histoire du conflit israélo-palestinien, la vie quotidienne en Israël, la relation parent enfant (ou comment la mère doit faire face à l’individualité de son propre enfant qui peut être loin de son idéal).

Il est difficile de faire une synthèse rapide de ce livre et de se limiter à quelques mots pour en parler. Le mieux c’est de le lire et même si cela peut prendre du temps, jusqu’au bout. Laissez-vous emporter comme par un road movie.

En conclusion : à déguster lentement, ma note 9 sur 10

Fièvre noire (les chroniques de Mac Kayla Lane 1) de Karen Marie Moning

Synopsis

MacKayla Lane perd sa soeur Alina, victime à Dublin d’un assassinat aussi cruel qu’inexplicable. Devant la mollesse de la police locale, elle quitte le sud des Etats-Unis pour l’Irlande afin de mener sa propre enquête. Elle y découvre que sa soeur y menait une double vie pleine de mystère au milieu de créatures démoniaques.

Année de parution française : 2009
Année de parution originale : 2006
Titre VO : Fever, book 1 : Darkfever

Je n’étais pas motivée pour lire ce livre. En effet, je ne sais pas exactement pourquoi mais j’avais commandé le tome 4 (pourquoi pas le tome 1? Trop logique sans doute!). Et je n’aime pas beaucoup ne pas finir un livre mais ce fût le cas. 150 pages de je t’attrappe je te lèche tu me lèches je te bouscule…. Ca manquait un peu d’histoire pour moi.

Mais du fait de mon inscription au mini challenge bit-lit, le tome 1 s’est retrouvé sur ma liste de lecture. J’ai donc attaqué, espérant qu’en commençant par le début ce serait plus intéressant. Ce fût le cas. L’histoire ne m’a pas tenue en haleine, mais était sympathique. Une jeune américaine part à la recherche de l’assassin de sa soeur à Dublin et y découvrir des pouvoirs spéciaux et les faës. Par contre cela fait une belle introduction à une histoire mais manque sacrément de développement… Le personnage de Barrons (qui lui sert de mentor) est intéressant mais on voudrait en savoir plus. Concernant l’écriture, très facile à lire, rien de très spéciale en fait.

Du coup, je pense que je vais essayer de finir le tome 4, histoire de voir si cela apporte un peu plus à l’histoire.

Personnellement je conseillerais d’attendre la sortie en poche pour le lire, ça manque de garniture et il vaut mieux garder ses radis pour autre chose.

Ma note : 5 sur 10

Les Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë

Synopsis

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.

Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses sœurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l’orgueilleux qui l’a tuée.

Année de parution française : ?

Année de parution originale : 1847

Titre VO : Wuthering Heights

Genre : classique (littérature romantique anglaise)

 

Ayant pris part à une discussion sur ce livre dans Livraddict, je me suis motivée pour le sortir de ma PAL où il sommeillait depuis 3 ans. Il avait fait partie d’un achat de livres dit classiques, visant à changer de mes lectures « faciles » : bit-lit, polar. Il était souvent cité en référence, ce qui m’avait aiguillé dans son achat.

J’avoue avoir un peu peur de publier ma chronique sur un livre aussi réputé et ayant autant de fan. Personnellement, je n’ai pas été transportée par sa lecture. Bien entendu si on remet sa publication dans le contexte, cela change tout.

J’ai vraiment apprécié le style de l’auteur. Cette écriture, parfois un peu surannée, nous fait tout de suite changer d’époque et imaginer les scènes.

Ce qui m’a déplu, ce sont les caractères des personnages, voire l’histoire. Très rapidement j’avais envie de prendre Catherine pour taper sur Heathcliff, ou de les bâillonner C’est peut être là la réussite de l’auteur, de nous donner envie de se comporter comme ses personnages pour essayer de les ramener à la réalité. Catherine joue à je t’aime moi non plus avec Heathcliff, en épousant le pauvre Linton (mais il pourrait se bouger un peu aussi celui-là et comment fait-il pour ne rien voir ?). Heathcliff, plutôt qu’essayer de défendre ses intérêt, répond en mettant en place un plan diabolique visant à jeter dans la misère tous ses ennemis. Leurs enfants respectifs font de même… C’est à qui sera le plus sadique, le plus masochiste, le tout enrobé de mélodrame.

Ce que se sont demandés beaucoup de critiques, était d’où venait l’inspiration de l’auteur qui vivait plutôt recluse. L’ennui ? Pour inventer des comportements abracadabrants ? Son frère, alcoolique, est cité. En effet si c’était son seul modèle masculin avec son père, cela limite les exemples. A-t-elle passée des heures à regarder les araignées tisser leurs toiles pour attraper des mouches ?

Par moments ce livre m’a fait penser à des opéras, où l’héroïne finis toujours par mourir. Sans forcément de raisons apparentes, que celle d’arrêter de vivre. Nombreux sont les personnages de ce livre qui se meurt, pris d’une faiblesse qui les maintient alité. Les ravages de la tuberculose peut-être…

En conclusion, j’accepte les accès d’humeur des personnages, le livre ayant été écrit entre 1845 et 1846. Note : 7/10