Challenge « Un mot, des titres »

Voici plus en détail  (voir ci-dessous) le challenge proposé par Calypso sur livraddict.

Comme le concept me plaît bien, j’ai participé à la précédente session dont le mot était « fille » et je me suis inscrite pour la nouvelle avec le mot « enfant ». La chronique sera dévoilée le premier septembre.


« Un mot, des titres », qu’est-ce que c’est ?
C’est un challenge qui doit rester un plaisir et qui laisse aux participants une assez grande liberté, du moins sur le choix du genre.

Je vous explique : il y a des challenges sur des auteurs, sur des genres, sur des coups de cœur, sur des couleurs… et j’ai eu envie de lancer un challenge sur les titres.

Je vous propose que nous lisions, pour un jour fixé à l’avance, un roman, une pièce de théâtre, une BD, un album, peu importe, dont le titre contiendra un mot imposé. Evidemment, le mot choisi ne pourra pas être trop compliqué afin qu’il y ait un choix de titres assez intéressant.

Exemple : nous choisissons le mot « soleil » (c’est de saison), tous les participants lisent une œuvre dont le titre contient le mot « soleil ». On fixera certaines règles au fur et à mesure… Par exemple, si le mot est un verbe, il pourra bien sûr être conjugué, etc.

Pourquoi s’inscrire ?
– parce que vous m’aimez bien.
– parce que l’idée est séduisante : le titre a son importance, il suffit parfois à nous faire craquer.
– parce que c’est un challenge plutôt amusant.
– parce que c’est un challenge très ouvert aux différents genres, il peut s’adapter à tous les lecteurs.
– parce que c’est un challenge qui séduira ceux qui veulent vider leur PAL mais aussi ceux qui veulent l’augmenter.
– parce que c’est un challenge qui peut se cumuler avec les autres challenges de la blogosphère.
– parce qu’il n’y aucune raison de résister à un challenge.

Comment ça se passe ?
Je vais prendre vos inscriptions au cours des jours qui arrivent et proposer un premier mot imposé le mercredi 1er juin. Nous aurons alors 1 mois et demi (cela me semble être un délai raisonnable) pour choisir un titre et le lire. La publication des billets aura donc lieu le 15 juillet. Je me chargerai de regrouper l’ensemble des billets sur mon blog.

Attention, ce n’est aucunement un challenge personnel et je tiens à ce que chacun puisse y jouer un rôle. C’est pourquoi, je choisirai le 1er mot et uniquement celui-là. Le 2nd, annoncé vraisemblablement le 15 juillet, sera l’œuvre de l’un des participants. Vous me ferez vos propositions par mail jusqu’au 15 et je pense procéder par tirage au sort.

Tout est dit… Vous êtes partants ?
Toutes les sessions ici : http://www.aperto.libro.over-blog.com

* * *
– 1ère session : mot « bleu » > lecture pour le 15 juillet 2011. [65 participants]
– annonce du mot 2 le 14 juillet.
– 2ème session : mot « soleil » > lecture pour le 1er septembre. [48 participants]
– annonce du mot 3 le 31 août.
– 3ème session : mot « nuit » > lecture pour le 15 octobre. [52 participants]
– annonce du mot 4 le 14 octobre.
– 4ème session : mot « secret » > lecture pour le 1er décembre. [54 participants]
– annonce du mot 5 le 30 novembre.
– 5ème session : mot « monde » > lecture pour le 15 janvier 2012. [55 participants]
– annonce du mot 6 le 14 janvier.
– 6ème session : mot « bonheur » > lecture pour le 1er mars. [48 participants]
– annonce du mot 7 le 29 février.
– 7ème session : mot « jour » > lecture pour le 15 avril. [65 participants]
– annonce du mot 8 le 14 avril.
– 8ème session : mot « âme » > lecture pour le 1er juin. [55 participants]
– annonce du mot 9 le 31 mai.
– 9ème session : mot « fille » > lecture pour le 15 juillet.
– annonce du mot 10 le 14 juillet.
– 10ème session : mot « enfant » > lecture pour le 1er septembre.
– annonce du mot 11 le 31 août.

Coup de Cœur pour auteurs peu médiatisés : l’édition 2013 est lancée!

Décidémment Livraddict fourmille de projets et d’initiatives interessants. Ainsi Petitebelge66 a lancé en 2012 l’opération « Coup de Cœur pour auteurs peu médiatisés » et elle renouvelle l’opération en 2013. Voici immédiatement plus d’information, c’est le message d’accueil du blog consacré à l’opération. vous retrouverez toutes les informations ici.

Bienvenue!

Plus que jamais les blogueurs littéraires se multiplient et s’organisent pour mettre en avant leurs coups de cœurs.
Fortes d’une première expérience en 2012, Petitebelge66 accompagnée cette année de Yukarie, renouvellent cette année l’initiative « Coup de Cœur pour auteurs peu médiatisés » dans le but de donner un coup de pouce aux jeunes auteurs et de faire découvrir, à travers la toile, ces petites pépites littéraires peu connu du grand public.
Nous vous invitons à découvrir le règlement dans les onglets « Accès Jury » et « Accès Auteurs ».
Vous y trouverez les modalités de participation et les formulaires d’inscription.
Le concours sera suivi, en direct, sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter avec sa page dédiée. De même il sera présenté sur le site Livraddict et également sur les blogs des membres du jury et des organisateurs, soit plus de 20 blogueurs.

Les inscriptions « Jury » sont désormais ouvertes!
Les inscriptions « Auteurs » débuteront à partir du 15/07/2012 !


Je trouve cette intiitative formidable aussi je vais tenter ma chance cette année pour faire partie du jury.
N’hésitez pas à parler de ce projet autour de vous !

Le cimetière de Prague de Umberto Eco

Quatrième de couverture :

De Turin et Palerme à Paris,  nous croisons des hystériques, des satanistes, des escrocs, un abbé qui meurt deux fois, des cadavres dans un égout, des jésuites complotant contre des francs-maçons, des confraternités diaboliques et des carbonari étranglant des prêtres. Nous assistons à la naissance de l’affaire Dreyfus et à la fabrication des Protocoles des sages de Sion. Nous prenons part à des conspirations, aux massacres de la Commune à des messes noires…

Année de parution française : 2011

Année de parution originale : 2010

Titre VO : Il cimitero di Praga

 

Il y a des lectures que l’on prévoit et d’autres pas du tout. Pour quelques jours de vacances j’avais donc pris 3 livres dans ma valise, mais un petit tour dans une librairie en décidât autrement : « Tiens un nouveau livre d’Umberto  Eco, j’avais bien aimé au nom de la rose… ». La quatrième de couverture finis de me convaincre et hop ! Me voilà reparti avec le cimetière de Prague sous le bras.

Si cette quatrième de couverture peut paraitre légère, ce n’est pas le cas du roman. Nous allons suivre les aventures du capisto Simon Simonini, personnage fictif, mais dont les actions, comme le précise l’auteur ont bien existées (même si elles ont été réalisées éventuellement par plusieurs personnes).

A travers la vie de cet espion malgré lui, nous sommes plongés dans les évènements qui ont eu lieu pendants les années 1850 à 1900 : complots anti jésuite, complot anti-franc maçon, attentat, anarchisme, développement de l’antisémitisme… tout y passe. Le génie d’Umberto Eco est là : à travers les aventures rocambolesques de Simonini, on arrive à comprendre comment cela a pu exister, comment ces histoires machiavéliques se sont mises en place et comment a pu germer la graine de l’antisémitisme qui aboutira aux camps de la mort durant la seconde guerre mondiale.

L’auteur nous plonge immédiatement dans l’ambiance par ses descriptions et grâce à la richesse de son vocabulaire. J’ai trouvé les premières pages difficiles à lire, car c’est une immersion  sans ménagement dans l’antisémitisme et le vocabulaire afférent. Le flashback est utilisé avec subtilité, en présentant les évènements vus par deux personnes différentes, qui n’en sont en fait qu’une : Simonini et son double l’abbé Dalla Picolla.

Cette œuvre nous permet d’appréhender la base de la manipulation des masses et nous donne les clés pour mettre en place un complot universel (le plus efficace n’est pas que les fais soient exacts mais que le peuple y soit réceptif). Je vous rassure, je ne suis pas du tout tentée de le mettre en application.

En bref une lecture parfois dérangeante (elle nous renvoie à un passé pas très glorieux), mais très intéressante, très riche et très bien écrite.

La fille de papier de Guillaume Musso

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture

« Trempée jusqu’aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d’une nuit d’orage.

— D’où sortez-vous ?

— Je suis tombée.

— Tombée d’où ?

— Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! »

 

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d¹inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire. Impossible ? Et pourtant…

Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel…

 

J’ai acheté ce livre il n’y a pas longtemps. « Tout le monde lit du Musso je vais m’y  mettre pour voir ce que ça donne ». Le livre sommeillait dans ma PAL et le challenge proposé par Calypso sur Livraddict l’en a sorti : un livre un mot. La neuvième édition étant consacrée au mot fille. Me voilà donc lancée.

 

La quatrième de couverture nous plonge directement dans l’histoire : Tom Boyd est un écrivain à succès en pleine dépression post rupture avec Aurore, une séduisante pianiste. Ce n’est pas le Titanic qui coule mais un cargo plein de médicaments et de drogue diverses qui est en train de sombrer. Et voilà qu’arrive Billie, qui a l’aide d’éléments inconnus des lecteurs de Tom, lui prouve qu’elle est bien l’héroïne malmenée par la vie et par les hommes, de son roman. Elle est tombée d’un livre, mal imprimé. Une tripoté d’évènements s’enchaînent suite à cette rencontre improbable.

L’auteur est habile, car jamais cette histoire ne semble grotesque ou irréelle. La dépression et l’effondrement de Tom sont vraiment crédibles. Billie est émouvante, cette héroïne qui n’a jamais demandé à son auteur de lui faire rencontrer des ratés qui lui rendent la vie si difficile et qui, plongée dans le monde réelle décide de croquer la vie à pleines dents. On suit également avec attention le rapprochement des deux autres protagonistes du livre, Carole et Milo, les meilleurs amis de Tom. Les personnages sont attachants, leurs caractères bien trempés sont expliqués par petite touches, en se référant à leur passé commun dans le ghetto.

De petites histoires parallèles sont dévoilées, avec comme lien avec le fil principal de l’histoire, ce livre mal imprimé. Ce sont autant de petit plus qui s’ajoutent, de « bout de vie », de relations en être humains qui nous sont contés. Je trouvais que l’histoire principale s’essoufflait justement après un peu plus de la moitié du roman, ces petites histoires y ont rajouté de l’intérêt.

J’ai donc bien aimé ce livre, mais uniquement jusqu’à la page 445. Je ne donnerais pas de spoiler, mais pourquoi vouloir à tout pris reprendre pied dans la réalité alors que l’histoire se tenait bien ? Est-ce pour ajouter un bon happy end, qui ne laisse plus aucune part à l’imagination ? Cette fin m’a déçue et a donné un côté un peu lourdingue à cette histoire que je trouvais au départ : ni grotesque ni irréelle.

J’en resterais donc là.