Dust de Sonja Delzongle

ID :

Auteur : Sonja Delzongle   – Editions : Denoël, collection Sueurs Froides – Parution : 02/04/2015 –  509 pages – prix :  20,90€ – genre : Polar, thriller

 

Quatrième de couverture:

Quelque part en Afrique, la mort rôde… 

2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série.

2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans.

Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l’emmener très loin dans les profondeurs du mal.

 

Quelques mots :

La quatrième de couverture était plus qu’alléchante (oui c’est glauque, mais intriguant), aussi j’ai souhaité découvrir cette nouvelle auteur. J’ai eu le plaisir de partager ma lecture avec La chèvre grise. Mon ressenti ayant été mitigé, j’ai encore plus apprécié de pouvoir échanger au fur et à mesure de la lecture.

 

Mon avis :

Ici commence l’exercice difficile de la chronique littéraire. Il y avait tout dans ce roman pour qu’il me plaise, de très bonnes idées, une héroïne forte, un terrain qui m’attire, mais je ressors de ma lecture avec un avis peu enthousiaste. En effet, je trouve qu’avec tous les éléments présentés, ce livre aurait pu être mieux.

Il démarre de façon assez classique, par la présentation de l’héroïne, une profileuse française immigrée aux Etats-Unis. J’aime beaucoup les histoires de profilage dans les séries télévisées, ça partait donc plutôt bien. Malheureusement l’auteur nous colle tous les stéréotypes existant sur la seule personne de Hannah Baxter : fort caractère, passé difficile, elle tourne à la cocaïne, a aimé apprendre à tirer, lesbienne, immigrée dans un autre pays…. et rapidement nous aurons le droit en plus à radiesthésiste…. Rien que ça, pour la même personne… Ce best of ne sera malheureusement pas exploité. L’utilisation récurrente de cocaïne n’apporte rien au récit, c’est un élément du personnage, mais qui n’est pas exploité. Pourquoi ce départ pour les USA? Après tout ça n’apporte pas grand chose non plus au récit…

Et pour toute l’histoire ce défaut va revenir, des particularités qui ne seront pas développées et qui semble avoir été ajoutées là, sans aucune raison. C’est bien dommage car l’enquête va se dérouler au Kenya et j’ai trouvé que l’auteur dépeignait bien ce pays, elle ne présente pas la vision rêvée des safaris, mais une réalité crue, avec sa beauté et ses horreurs. Une seule intrigue avec un sérial killer n’aurait pas été suffisante, il y a donc également le commerce des organes d’albinos (argh). Les deux histoires sont très prenantes, donc ça passe. Mais peut-être aurait-il été possible d’éviter l’incursion chez les nazis… (oui oui, vous avez bien lu). 

En se perdant dans ces nombreuses histoires, quelques éléments sont un peu bâclés comme la fin de l’enquête sur le serial Killer. Elle retombe un peu comme un soufflé une fois le meurtrier découvert.

Pour conclure, il y avait du très bon dans ce livre : le cadre, les personnages, les deux intrigues principales, pas d’ennui. Malheureusement, je trouve qu’il y avait des éléments en trop et pas bien intégrés, qui ont nui à la qualité du récit. 

 « Un vieux réfrigérateur servait de chambre froide pour les organes frais et les viscères, qui attendaient d’être ensuite séchés et traités pour la fabrication des fétiches. La table de travail étaient jonchée de débris organiques divers, des morceaux de peau, animale ou humaine,des la nières de cuir, des fibres naturelles, des fragments d’os et même de météorites de Gao, ces pierres venues du ciel, aux vertus magiques. »

 

L’avis de ma binôme de lecture : La chèvre grise

5 réflexions sur « Dust de Sonja Delzongle »

  1. Un avis mitigé comme toi même si j’ai vraiment beaucoup apprécié le contexte et les descriptions du Kenya, ce qui me fait classer ce roman dans la catégorie Roman de plage, à lire sans se prendre la tête.
    J’ai moi aussi tique sur les nazis

  2. Dommage effectivement que cette brochette de particularités n’aient pas été mieux exploité car ça fait quand même beaucoup pour une seule personne ^^ Je ne me jetterai par sur ce roman, c’est certain Merci pour ce billet éclairé !

  3. 3ème avis sur ce thriller lu aujourd’hui. 2 avis mitigés et 1 enthousiaste.
    J’entends vos réticences et les qualités pointés et je me dis qu’il n’y a qu’en le lisant (je n’sais pas quand..) que je pourrai savoir de quel côté mon avis penchera…
    Affaire à suivre…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :