Une aventure de Maître Li et Boeuf Numéro Dix, tome 1 : La magnificence des oiseaux de Barry Hughart [LDPA]

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Auteur : Barry Hughart  – Traducteur : Patrick Marcel  – Editions : FolioSF – Parution : 26/09/2013 (pour cette édition) –  402 pages – Prix : 8.60€  (poche)– Genre :  Conte, Fantasy

Quatrième de couverture :

Pour lutter contre une épidémie pour le moins singulière – puisqu’elle sait compter et ne touche que les enfants de son village –, Bœuf Numéro Dix se rend à Pékin, le jour de son dix-neuvième anniversaire. Là, il rencontre un vieil alcoolique, un sage qui, bien des années auparavant, fut célèbre sous le nom de Maître Li. De retour au village de Kou-fou, tous deux découvrent sans mal que Fang le Prêteur sur gage et Ma le Grigou ont empoisonné les enfants par erreur. Les deux coupables ont pris la fuite, mais il reste à guérir les enfants…
Ainsi commence la première enquête de Bœuf Numéro Dix et Maître Li, dans une Chine qui ne fut jamais.

Narrée avec beaucoup d’humour, récompensée par le World Fantasy Award, cette aventure délirante et trépidante – où les personnages principaux échappent à la mort à chaque chapitre – ravira autant les amateurs des enquêtes du juge Ti que les lecteurs assidus de Terry Pratchett.

Mon avis:

Encore un livre qui dormait gentiment dans ma PAL et que ma partenaire de challenge Livra’ deux pour pal’Addict, m’a fait dépoussiérer, Mypianocanta. Dans la rubrique petite histoire d’acquisition, c’est un livre dont j’avais entendu beaucoup de bien et qui me faisait de l’œil à force d’en entendre parler, même si je ne savais pas du tout de quoi il traitait. Coup de chance, une amie blogueuse me l’avait offert pour mon anniversaire.

Petite lecture de la quatrième de couverture avant d’attaquer le récit, histoire d’avoir une idée du type d’histoire. Elle me vente un mélange des enquêtes du juge ti et de Pratchett, tiens donc, surprenant.  Je commence donc, assez curieuse, j’aime bien les histoires de fantômes chinois (mais je ne les connais qu’à travers les films…). Je n’ai jamais lu d’enquête du juge Ti, mais je connais de nom, Pratchett oui ça va je connais (même si la huitième couleur ne m’a pas trop plu).

Pourquoi est-ce que je raconte tout ça? Eh bien, parce qu’on a affaire à ce qui ressemble vraiment aux contes chinois, avec les effets de répétitions, les scènes cocasses. Certes le récit est bien mené, la plume de l’auteur sert le récit. Mais, je n’ai pas vraiment accroché. Je l’ai lu jusqu’au bout, la fin est poétique. Mais la magie n’a pas pris et j’arrêterai ici ma lecture des aventures de Maitre Li et Boeuf Numéro Dix. Je suis un peu déçue, mais on ne peut pas tout aimer, tant pis.

Prends un grand bol, lui ai-je dit. Remplis-le à mesures égales avec des faits, de l’invention, de l’Histoire, de la mythologie, de la science, de la superstition, de la logique et de la folie. Assombris le mélange avec des larmes amères, éclaircis-le par des hurlements de rire, rajoutes-y trois mille ans de civilisation, crie bien fort kan pei — ce qui signifie cul sec — et bois jusqu’à la lie. » Procope me regarda. « Et je serai sage ? » me demanda-t-il. « Bien mieux que cela, lui rétorquai-je. Tu seras chinois.

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Le feu de Henri Barbusse

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Auteur : Henri Barbusse    – Editions : Le livre de poche  – Parution :  1916 (pour la première édition chez Flammarion)– 412 pages – Prix : 6.60€  – Genre :  historique, témoignage

Quatrième de couverture :

Les années 1915 et 1916 ont marqué, pour Henri Barbusse, des dates décisives. C’est en 1915 qu’il a vécu Le Feu dans les tranchées du Soissonnais, de l’Argonne et de l’Artois, comme soldat d’escouade, puis comme brancardier au 231e régiment d’infanterie où à s’était engagé. C’est en 1916, au cours de son évacuation dans les hôpitaux, qu’il a écrit son livre. Celui-ci, publié par les Editions Flammarion à la fin de novembre, remportera aussitôt après le prix Goncourt. Le Feu est considéré depuis près de trois quarts de siècle dans le monde entier comme un des chefs-d’œuvre de la littérature de guerre, un des témoignages les plus vrais et les plus pathétiques des combattants de première ligne. Témoignage impérissable aussi : Le Feu, traduit dans la plupart des langues, continue de susciter chez les jeunes un immense intérêt. Le Feu est suivi du Carnet de guerre qui permet de remonter aux sources mêmes de la création du roman épique d’Henri Barbusse.

Mon avis:

Sans doute l’un des livres les plus anciens de ma pile à lire, à tel point que la tranche en est complètement jaune et que la couverture à l’intérieur est jaunie également. Je pense que je l’ai choisi sur les conseils de mon grand-père, en librairie, il y a  près de 25 ans…  Mais les livres sur la guerre, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé et je ne l’avais jamais ouvert. Heureusement le challenge Livra’deux pour pal’Addict est passé par là et Mypianocanta m’a proposé de le lire. J’ai sauté sur l’occasion, histoire d’enfin le lire, de repenser à un bout de l’histoire familiale.  Ce ne fût pas une lecture facile, ni légère, mais je suis vraiment contente de l’avoir lu.

Le début dénote par rapport au reste du roman, il m’a d’ailleurs plutôt refroidis. En effet, il commence dans un sanatorium où se trouve des combattants en convalescence.  Leur discours est plein d’emphase, allégorique. Je pourrais continuer avec les adjectifs, mais j’ai clairement bloqué sur le style.

Heureusement pour ma lecture, ce ton s’est allégé, remplacé par la précision pour décrire les horreurs de la guerre des tranchées. Il y avait toujours quelques tirades enflammées, mais soit je me suis habituée au style, soit le ton s’est rapproché d’un discours plus simple, plus précis, plus cru. La boue, la crasse se sont imposées. L’irréalité de cette guerre, son absurdité.

L’auteur ne fait pas que décrire la vie dans les tranchées, rythmée par les montées au front, l’inaction, le repos. Il dénonce la guerre, son absurdité, mais aussi l’injustice entre poilus dans la gadoue et officiers planqués. Il donne vie à l’incompréhension, le décalage aberrant, qui existe entre ceux qui sont en première ligne et la France qui continue de vivre, ne voyant que les images de guerre  héroïque, relatées par la presse.

J’ai étudié tout cela en histoire, j’en ai un peu entendu parler mon grand-père car il était passionné par les récits de guerre, mais il y a longtemps. Cette lecture m’a rappelé ce pan d’histoire, pas si lointain. Elle m’a donné envie de me repencher sur une partie de mon histoire familiale, car si mon grand-père me parlait de la guerre, il ne me parlait pas de l’histoire de son père qui était artilleur.

Donc, merci Mypianocanta d’avoir déterré ce livre, dont la lecture a trouvé une résonnance particulière chez moi.

— Ils te diront, grogna un homme à genoux, penché, les deux mains dans la terre, en secouant les épaules comme un dogue : « Mon ami, t’as été un héros admirable ! » J’ veux pas qu’on m’ dise ça !
Des héros, des espèces de gens extraordinaires, des idoles ? Allons donc ! On a été des bourreaux. On a fait honnêtement le métier de bourreaux. On le r’fera encore, à tour de bras, parce qu’il est grand et important de faire ce métier-là pour punir la guerre et l’étouffer. Le geste de tuerie est toujours ignoble — quelquefois nécessaire, mais toujours ignoble. Oui, de durs et infatigables bourreaux, voilà ce qu’on a été. Mais qu’on ne me parle pas de la vertu militaire parce que j’ai tué des Allemands.

 

Livra’deux pour palAddict : 20ème participation

Après une dernière session non réussie de mon côté, j’ai lu Planetfall, mais n’ai pas publié ma chronique (quelques gros soucis ont mangé toute ma bande passante), je rempile pour Livra’deux pour palAddict  avec ma binôme Mypianocanta.

Un petit rappel sur le : Mais keskecé? 

En binôme, chacun choisi dans la PAL de l’autre, trois livres :
* Qu’il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l’avis d’un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé…
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.

Et : où on s’inscrit ?

Sur Livraddict

Et on a jusque quand pour publier son avis ?

Jusqu’au 31 janvier 2021.

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Livra’deux pour palAddict : 18ème participation

Après une dernière session remplie avec succès, je rempile pour Livra’deux pour palAddict sur Livraddict.

Un petit rappel sur le : Mais keskecé? 

En binôme, chacun choisi dans la PAL de l’autre, trois livres :
* Qu’il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l’avis d’un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé…
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.

Et : où on s’inscrit ?

Sur Livraddict, ici. (c’est trop tard pour s’inscrire ;-))

Et on a jusque quand pour publier son avis ?

Jusqu’au 30 avril 2020.

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Kushiel, tome 1 : La marque de Jacqueline Carey

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Auteur : Jacqueline Carey–  Editions Milady-   Parution :  24/01/14 – 959  pages – Prix : 12.90€ – Genre :  Fantasy,

Quatrième de couverture :

Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout…
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

Mon avis:

Arrivé il y a 5 ans dans ma bibliothèque, ce bon gros tome de plus de 900 pages attendait son heure. Déjà par sa taille (on ne se dit pas, « tiens je vais me lire près de 1000 pages » tous les jours) et parce qu’on m’en avait dit beaucoup de bien. Eh oui, trop d’éloge, parfois ça refroidit. Heureusement le challenge Livra’deux pour pal addict est passé par là et Mypianocanta m’a proposé de le lire. Il était écrit que je le lirai, car c’est le seul des livres choisis que j’ai retrouvé dans mes cartons, il y a deux semaines. Bref, trêve de blabla, alors cette lecture?

Les 50 première pages plantent le décors. Elles expliquent le contexte de ces surprenantes maisons de plaisir, où celles que nous appellerions prostituées dans notre société, sont ici des personnes de renoms qui ont de réelles carrières et peuvent gagner beaucoup d’argent. Il existe même une divinité pour ce travail et des variantes en fonction des aptitudes de chacun.

Passé cette petite mise en place, nous allons en apprendre rapidement plus sur notre héroïne, Phèdre, qui a grandi dans une de ces maisons. Elle a reçu la marque de Kushiel, en gros son truc c’est le masochisme. Ah oui, ça fait un peu bizarre , surtout les premières description de ses activités (mouiii en voilà un beau fouet). Là je dirais, ça passe ou ça casse. Et j’ai compris que certains en soit rester là dans leur lecture. Personnellement, j’ai été prise par l’intrigue (oui je vous rassure il y a autre chose que des scènes dans des pièces de plaisir).

Car si Phèdre est une courtisane, elle n’en est pas moins éduquée pour être une véritable espionne, qui parle plusieurs langues et qui a une grande culture. Elle va se retrouver mêlée à des intrigues politiques complexes et passionnantes (j’avoue été parfois un peu perdue au départ).

A cela s’ajoute le côté épique de l’histoire, avec batailles,  traversée de mer digne d’Homère, rencontre de peuples étranges…. On voyage beaucoup, les paysages, les personnages sont  détaillés et créent un univers très riche et bien structuré.

L’écriture est très fluide. L’auteur rythme son histoire à la perfection et en deux temps trois mouvements (une semaine), on s’aperçoit qu’on a tout lu.

La palette des personnages est très riche. Il y a bien entendu Phèdre, forte malgré son attrait pour la douleur, mais aussi Delauney qui l’a acheté pour la former et en faire son instrument. Un homme intriguant, dont on découvre de nombreux aspects de sa personnalité uniquement ver la fin de l’histoire. Les amis de Phèdre sont nombreux et étonnants: l’attachant Hyacinthe, un gitan à la mode de Terre d’Ange, va côtoyer un frère Cassilin (sorte d’ordre religieux guerrier) un brin psychorigide, au détour d’un couloir nous rencontrerons une poétesse et d’anciennes courtisanes…. Ils sont tellement nombreux que je ne les citerais pas tous.

Pour conclure, j’ai beaucoup apprécié cette lecture que j’ai dévorée. L’univers est complexe, les personnages sont passionnants, les intrigues sont compliquées à souhait et la narration porte tout cela à merveille. Seule ombre au tableau, je m’interroge toujours sur ce que je pense des activités des servantes de Kushiel, aurait-on pu faire sans, est-ce que cela apporte vraiment un plus à l’histoire?

 

Nous sommes dans l’erreur, nous qui nous querellons, nous qui avons fragmenté le désir de Naamah en treize morceaux – treize morceaux.
Les pans de la vérité sont nombreux, c’est sûr, mais tous peuvent être assemblés pour former un tout unique, comme un manteau de Mendacant.
Le réconfort et l’expiation, le chagrin et la gaieté – unis dans un même élan sur une verte colline d’Alba. La mort engendre une immense soif de vie; voilà autre chose que les poètes ne chantent pas. Moi qui savais comment recevoir la douleur, je pris celle de Hyacinthe. La douleur et le plaisir – je pris les deux chez lui, et je les lui rendis; jusqu’à ce que chacun d’entre nous comprît combien ils sont inextricablement mêlés, comment l’un ne peut venir sans l’autre.

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