[BLOG TOUR] InCryptid, tome 3 : Souffle du Ragnarok de Seanan McGuire

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Autrice : Seanan McGuire- Traductrice : Julie Nicey – Editions : Alter Real – Parution : 29/01/2021  –  250 pages (ebook)– Prix : 5.99€  – Genre : Urban Fantasy

Quatrième de couverture :

« Quand Alex Price a accepté de se rendre dans l’Ohio pour mener un programme de recherche sur la reproduction des basilics et veiller sur Sarah, sa cousine télépathe souffrante, il ne s’attendait pas à ce que la route soit jonchée de cadavres. Les corps s’accumulent au zoo où il travaille, et ils ont tous été changés en pierre. Dee, son assistante gorgone, serait-elle impliquée ?
Pour couronner le tout, sa petite amie, Shelby Tanner, une zoologue passionnée de grands félins et qui ignore tout des cryptides, commence à se poser des questions.
Mais Alex n’est pas un Price pour rien, et pas seulement parce qu’il vit avec des souris qui parlent.
Quand un mystère surnaturel se dresse sur son chemin, il ne tourne pas les talons. Non. Il plonge tête la première. Et pour s’en sortir, il doit jongler
entre sa vie personnelle et son boulot, et surtout, éviter de finir en statue de pierre. »

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Célestopol 1922 de Emmanuel Chastellière

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Auteur : Emmanuel Chastellière-Editions : Editions de l’Homme Sans Nom – Parution : 18/03/2021  –  400 pages – Prix : 21.90€  – Genre :  SF, steampunk

Quatrième de couverture :

1922.
Une année à la découverte des mirages et des merveilles de la cité sélène, joyau de l’âme slave arraché à la Terre, entre les mains d’un duc au destin défiant le cours du temps. Une année où croiser dans ses rues Marie Curie, l’archiduc Francois- Ferdinand ou Howard Carter, mais aussi humbles ouvriers, voleur volubile ou automates au coeur de cuivre. Entre ruines lunaires à explorer, un championnat du monde d’échecs à préparer ou des complots à déjouer…
Les canaux ambrés de la ville n’ont pas fini de vous dévoiler ses secrets !

Mon avis:

La lecture du recueil de nouvelles Célestopol s’était terminée sur une sensation de trop peu. Je voulais en savoir plus sur cette magnifique cité, sur ses automates, sur le sélènium. Quel bonheur quand l’auteur a annoncé se replonger dans cet univers! Il nous propose un nouveau recueil de nouvelles avec pour cadre la ville lunaire de Célestopol, mais en 1922, avant les histoires du premier recueil.

Tout d’abord j’ai envie de vous parler de l’objet livre. L’illustration de couverture est réalisée par Marc Simonetti, mais ce n’est pas tout. La mise en page est très travaillée, pour donner une ambiance steampunk et c’est réussi. J’ai beaucoup apprécié la carte à la fin du livre et j’ai cherché les différents lieux évoqués dans les nouvelles (ce que je fais rarement). En ouvrant ce livre, on plonge directement dans l’ambiance sans même avoir lu une ligne.

Comme je suis un poisson rouge, j’ai tendance à oublier le détail de mes précédentes lectures. Pas de soucis, ce recueil peut tout à fait être lu sans avoir lu le précédent.  Que j’ai bien envie de relire, pour voir le lien avec les nouvelles nouvelles (oui je sais, c’est répétitifs, mais c’était trop tentant). Car mon cerveau endormi a quand même reconnu quelques personnages et éléments d’histoire.

A propos d’histoire… je pensais parler des nouvelles indépendamment les unes des autres. Me voilà bien embêtée (pas vraiment en fait). En effet, chaque texte se suffit à lui-même, l’histoire est complète, très bien menée. Mais également chaque récit présente un échos d’un ou plusieurs autres récits. On y croise les mêmes personnages, qui continuent leur bout de route. Si bien que toutes ces histoires forment un tout. Et j’ai trouvé ça très réussi.

Un peu comme dans Célestopol, on retrouve différents genres d’histoire, mais c’est moins évident. Une histoire de magie, une boucle temporelle, un brin de fantastique vampirique, un homme qui ne peut pas assumer son identité, la lutte féministe ou encore les légendes slaves avec La fille de l’hiver.

Autant de nouvelles, autant de personnages principaux auxquels on s’attache, qui ont du caractère et une véritable identité. J’ai retrouvé avec plaisir Wojtek le mercenaire au corps d’ours et son associé Arnrún qui manie les pistolets avec précisions. Ou encore Ajax l’automate, ou Kokorin le voleur qui part à la recherche d’un chat dans un souterrain… L’auteur y mêle des personnages historiques comme Marie Curie, dans Le revers de la médaille, quel plaisir de la côtoyer quelques instants.

La véritable héroïne reste Célestopol, cette Venise lunaire aux canaux remplis de gaze, aux histoires mystérieuses, que l’on découvre petit à petit à travers ses souterrains, en la survolant dans Katarzyna, où en en modifiant le climat ou la temporalité.

Je ne vous en dirais pas plus, afin que vous découvriez par vous-même Célestopol, car elle vaut vraiment le détour. J’ai adoré ce recueil, encore plus que le premier. Avec un coups de cœur pour les nouvelles Paint pastel princess et Katarzyna.

Et si vous n’êtes pas encore convaincu, vous pouvez télécharger une nouvelle sur le site de l’éditeur.

D’autres avis chez: Zina, Yuyine, Célinedanaé, Boudicca, Dup,…

Quelques instants de lecture n°48 juin 2021

Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, proposé sur mon blog, qui se tient le 1er jour de chaque mois.

Son objectif est de partager nos photos de livres, de moments de lecture, du mois passé, mis en scène (ou pas). Vous pouvez taguer les photos avec : #QQInstantsLecture.

Voici le billet de juin, le 1er!!! Oui j’étais « un peu » en retard dernièrement. Je n’ai pas vu passé le mois ,mais  j’ai enfin fini Kra, mais il m’aura pris un peu de temps. J’ai également commencé plusieurs audiolivres que l’on ne voit pas sur les photos. Comme quelques autres lecture d’ailleurs.

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Les petites fées de New York de Martin Millar

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Auteur : Martin Millar  – Traducteur : Marianne Groves  – Editions : FolioSF – Parution : 01/01/2016 (pour cette édition) –  354 pages – Prix : 8.60€  (poche)– Genre :  Fantastique

Quatrième de couverture :

Morag MacPherson et Heather MacKintosh, deux petites fées écossaises ayant quitté précipitamment leur terre natale, et fraîchement débarquées à New York, découvrent un monde qu’elles n’auraient jamais pu imaginer : un monde où les sans-abris meurent dans l’indifférence générale, un monde où les gens ont à peine de quoi payer leur logement, un monde qui n’a, tout de même, pas l’air de tourner bien rond. Mais plus elles vont vouloir changer les choses et aider Dinnie et Kerry, deux humains qu’elles ont rencontrés à leur arrivée, plus ce sera… pire!

Roman aussi drôle qu’érudit, Les petites fées de New York convoque le folklore féerique et celui de l’underground new-yorkais pour décrire, en filigrane, notre société.

Mon avis:

Encore un livre dont j’ai entendu le plus grand bien. Il a suivi la voie « wish List » et m’a été offert lors d’un swap. Et depuis il faisait dodo sur mes étagères. Mypianocanta, dans le cadre du LPDA me l’a proposé. Allez hop, sortons le de cette léthargie de près de quatre ans.

Je n’avais encore rien lu de l’auteur, donc à part la quatrième de couverture, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. La lecture commence par une préface très enjouée de Neil Gaiman… rassurant ou pas, tout dépend si on accroche aux livres de celui-ci.

Le début correspond tout à fait à la quatrième de couverture. Elle nous annonçait du délire, le voilà: des petites fées bourrées, qui vomissent partout, d’autres en plein trip hallucinogène. Ca change de la petite fée classique bien proprette. Certaines veulent populariser la musique grunge, pendant que d’autres installent une dictature et  font travailler leurs congénères comme des esclaves. La révolution est en marche, pendant que certaines se crêpent le chignon pour savoir qui est la meilleure violoniste. Au milieu de ça, ajoutez un ou deux humains en marge de la société…

Voilà un maxi combo complètement loufoque, génial dans sa constitution, délirant… mais auquel je n’ai pas du tout accroché. Peut-être ai-je un problème avec l’humour dans les récits fantastiques… je ne sais pas. Il y avait vraiment tout pour me plaire.

Ce n’est pas non plus, pour un manque de profondeur de l’histoire, que je n’ai pas accroché. Car via ces histoires complètement folles, l’auteur parle des sans abris qui meurt dans la rue dans l’indifférence générale, mais aussi de l’exploitation des travailleurs (dit comme ça, ça fait un peu slogan).

Mais voilà, je suis  complètement passée à côté de ce récit bien barré, qui bien que respectant ses promesses, m’a laissée de marbre.

 

– Alors laissez-moi mettre un truc au clair, dit Spiro, le chef des écureuils de Central Park qui, alerté par les rapports de ses subordonnés, rendait visite à ces nouvelles créatures plutôt étranges.
– Vous dites que vous êtes des fées. Vous êtes invisibles pour la plupart des humains. Vous venez d’un endroit qu’on appelle Cornouailles. Vous y avez vécu heureux jusqu’à ce qu’un lutin porté sur la technique appelé Magris invente la machine à vapeur et précipite la société des fées dans la révolution industrielle. Conséquemment Tala, votre roi, commença à transférer des fées, qui jusqu’à présent trouvaient leur bonheur dans les champs et les jardins, vers des ateliers, créant par là-même, en un rien de temps, un royaume des fées misérable et opprimé. Le tout aggravé par une sécurité policière et des permis de voyage. Vous êtes d’accord jusque là?

D’autres avis chez: Mana, Blackwolf,…

Une aventure de Maître Li et Boeuf Numéro Dix, tome 1 : La magnificence des oiseaux de Barry Hughart [LDPA]

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Auteur : Barry Hughart  – Traducteur : Patrick Marcel  – Editions : FolioSF – Parution : 26/09/2013 (pour cette édition) –  402 pages – Prix : 8.60€  (poche)– Genre :  Conte, Fantasy

Quatrième de couverture :

Pour lutter contre une épidémie pour le moins singulière – puisqu’elle sait compter et ne touche que les enfants de son village –, Bœuf Numéro Dix se rend à Pékin, le jour de son dix-neuvième anniversaire. Là, il rencontre un vieil alcoolique, un sage qui, bien des années auparavant, fut célèbre sous le nom de Maître Li. De retour au village de Kou-fou, tous deux découvrent sans mal que Fang le Prêteur sur gage et Ma le Grigou ont empoisonné les enfants par erreur. Les deux coupables ont pris la fuite, mais il reste à guérir les enfants…
Ainsi commence la première enquête de Bœuf Numéro Dix et Maître Li, dans une Chine qui ne fut jamais.

Narrée avec beaucoup d’humour, récompensée par le World Fantasy Award, cette aventure délirante et trépidante – où les personnages principaux échappent à la mort à chaque chapitre – ravira autant les amateurs des enquêtes du juge Ti que les lecteurs assidus de Terry Pratchett.

Mon avis:

Encore un livre qui dormait gentiment dans ma PAL et que ma partenaire de challenge Livra’ deux pour pal’Addict, m’a fait dépoussiérer, Mypianocanta. Dans la rubrique petite histoire d’acquisition, c’est un livre dont j’avais entendu beaucoup de bien et qui me faisait de l’œil à force d’en entendre parler, même si je ne savais pas du tout de quoi il traitait. Coup de chance, une amie blogueuse me l’avait offert pour mon anniversaire.

Petite lecture de la quatrième de couverture avant d’attaquer le récit, histoire d’avoir une idée du type d’histoire. Elle me vente un mélange des enquêtes du juge ti et de Pratchett, tiens donc, surprenant.  Je commence donc, assez curieuse, j’aime bien les histoires de fantômes chinois (mais je ne les connais qu’à travers les films…). Je n’ai jamais lu d’enquête du juge Ti, mais je connais de nom, Pratchett oui ça va je connais (même si la huitième couleur ne m’a pas trop plu).

Pourquoi est-ce que je raconte tout ça? Eh bien, parce qu’on a affaire à ce qui ressemble vraiment aux contes chinois, avec les effets de répétitions, les scènes cocasses. Certes le récit est bien mené, la plume de l’auteur sert le récit. Mais, je n’ai pas vraiment accroché. Je l’ai lu jusqu’au bout, la fin est poétique. Mais la magie n’a pas pris et j’arrêterai ici ma lecture des aventures de Maitre Li et Boeuf Numéro Dix. Je suis un peu déçue, mais on ne peut pas tout aimer, tant pis.

Prends un grand bol, lui ai-je dit. Remplis-le à mesures égales avec des faits, de l’invention, de l’Histoire, de la mythologie, de la science, de la superstition, de la logique et de la folie. Assombris le mélange avec des larmes amères, éclaircis-le par des hurlements de rire, rajoutes-y trois mille ans de civilisation, crie bien fort kan pei — ce qui signifie cul sec — et bois jusqu’à la lie. » Procope me regarda. « Et je serai sage ? » me demanda-t-il. « Bien mieux que cela, lui rétorquai-je. Tu seras chinois.

D’autres avis chez: Blog-o-livre, Zina, Livrement